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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 08:28

lu sur le site:enquête-debats:

 

L’affaire soulevée par Luc Ferry, après celle de Frédéric Mitterrand, de Roman Polanski et d’autres, met le projecteur sur un débat interdit parmi les plus interdits : la pédophilie. Ce débat mérite-t-il d’être interdit ? Ou bien cette (auto)-censure morale qui part, comme toujours, de bons sentiments, est-elle aussi délétère pour la liberté d’expression et la démocratie que les autres débats interdits ? Un article de Jean Robin, qui s’appuie en grande partie sur le chapitre “La pédophilie” de son Petit dictionnaire des débats interdits mais légaux paru aux éditions Tatamis en 2010.

Commençons par définir la pédophilie, avec ce que nous donne le Trésor Informatisé de la langue française : « Subst. fém. Attirance sexuelle pour les enfants »
En France, comme dans la plupart des sociétés modernes, ce type d’attirance est considéré comme une perversion sexuelle et les activités s’y rapportant sont condamnées par la loi. De ce fait, dans le langage courant, le terme pédophilie a une forte connotation péjorative et le terme pédophile est souvent utilisé par abus de langage pour désigner une personne condamnée par la justice pour des crimes ou délits en rapport avec l’abus sexuel sur mineur ou la pornographie infantile.
Suite aux déclarations de Luc Ferry sur le plateau du Grand journal, au sujet d’un ancien ministre qui serait pédophile, Frédéric Taddéï organisait une émission notamment consacrée à cette déclaration :

Me Lévy et Jean-Didier Vincent tiennent des propos qui en choqueront plus d’un,  et il est sûr que la forme employée par Me Lévy dessert totalement son message. Pour autant, la demande de liberté d’expression sur ce sujet est motivée, puisqu’elle est quasiment inexistante, à de rares exceptions près, comme lors de cette émission. D’où vient ce tabou ?

Sans remonter aux années 70, où la pédophilie était plutôt bien vue, en 2002, un livre de fiction sur la vie d’un pédophile, intitulé Rose Bonbon et sorti chez un grand éditeur, Gallimard, se voit retiré de la vente.

« Rose bonbon interdit de facto. Les pressions judiciaires d’une association de défense des droits de l’enfant obligent Gallimard à suspendre l’édition d’un ouvrage de fiction sur la vie d’un pédophile. Gallimard s’est incliné. Le célèbre éditeur parisien a cessé mercredi de servir les commandes des libraires pour le livre Rose bonbon de Nicolas Jones-Garlin, paru le 26 août et vendu avec un bandeau sans ambiguïté sur le livre : ” Amours mineures “. » L’Humanité, 30.08.2002

Quelques mois plus tard la même année, un autre livre de fiction, mettant en scène un pédophile et tueur en série, Il entrerait dans la légende, fit à son tour scandale, et fut poursuivi en justice : « Il entrerait dans la légende fit (un peu) moins de bruit que Rose bonbon mais son éditeur Léo Scheer demeure toutefois poursuivi en justice. Affaire à suivre, donc. » Lire, mars 2003, Les romanciers ont-ils tous les droits ?

Après l’affaire Outreau en 2004, qui avait jeté le doute sur toute existence de réseaux pédophiles, des affaires de pédophilie ont failli être définitivement enterrées. Puis, début 2008, deux d’entre elles sont ressorties brusquement dans l’espace public, sous forme de livre : Aux portes de l’Enfer, et L’oublié d’Outreau. Deux livres toutefois totalement occultés par les médias.

Autre exemple, ce témoignage du comique Elie Semoun, sur Paris Première le 18.01.2008, dans une émission consacrée aux petites annonces d’Elie Semoun : « Aujourd’hui je ne ferai plus de sketchs sur la pédophilie, je me fixe plus de limites qu’avant. »

En effet dans l’émission on voit un ancien sketch où il est déguisé en Père-Noël, avec des enfants autour de lui dont il tapote la tête vicieusement. Son commentaire dans l’émission du 18 janvier 2008 : « Ouh là, c’est chaud ! Maintenant il y a des associations qui attaquent, plus qu’avant. »

Enfin, entre juin et octobre 2009, les Français ont assisté à un déferlement de polémiques sur la pédophilie : mort de Michael Jackson (et rappel des soupçons de pédophilie qui ont longtemps pesé sur lui), succès de Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes (et rappel de ses écrits explicites sur les jeunes enfants lui tripotant la braguette et ce qu’il y avait dedans), nomination de Frédéric Mitterrand au Ministère de la Culture (et rappel de ses aveux de pratique de la prostitution et de tourisme sexuel en Thaïlande), arrestation de Roman Polanski pour des faits remontant à 32 ans (d’abus sur mineur qu’il avait droguée et violée).

Toutefois, contrairement aux polémiques passées, la pédophilie réelle ou supposée est clairement moins dangereuse pour ceux qui en sont soupçonnés. Au lieu de frapper Daniel Cohn-Bendit, l’opprobre frappera François Bayrou qui avait eu le malheur de rappeler les écrits qu’il juge « ignominieux » du premier. Frédéric Mitterrand ne démissionnera pas, sera soutenu par le Président de la République et aura accès au plateau de TF1 pour se justifier. Michael Jackson sera adulé après sa mort plus que pendant toute sa carrière. Et Roman Polanski sera défendu par toute la classe politique et médiatique, à quelques exceptions près.

Il semble bien que la pédophilie revienne en odeur de sainteté dans les élites françaises, tandis que sur Internet et dans les courriers des lecteurs, l’opinion semble clairement pencher de l’autre côté. Mais cela vient clairement du fait que les personnes soupçonnées de pédophilie sont des people, alors que des inconnus sur lesquels pèsent les mêmes soupçons continuent d’endurer les mêmes condamnations morales de la part et de l’élite et du peuple.

Pourquoi le débat est-il interdit ? Il s’agit d’une conjonction de la montée de l’enfant roi dans nos sociétés développées, et de l’apparition d’affaires pédophiles à grande échelle, affaire Dutroux, affaire d’Outreau, etc. Comme l’explique Renaud Camus :

« De même sont confondus sous la même appellation absurde et fausse de « pédophiles » les meurtriers d’enfants et les acheteurs de cassettes où l’on voit les ébats sexuels de préadolescents entre eux : sans doute y a-t-il des torts dans l’un et l’autre cas, car ces films ont été réalisés par des adultes, dans des conditions qu’on ignore ; il n’en reste pas moins qu’une myriade de degrés sépare les niveaux de gravité, ici et là. » Du Sens, 2002, p. 217

Quels sont les arguments interdits ? On peut aimer les enfants sans être pédophile. Ce qui est moralement condamnable ne devrait pas l’être pénalement. L’âge de la minorité sexuelle, 12 ans, est la seule qui compte pour désigner s’il s’agit de pédophilie ou pas. En dessous, c’en est, au-dessus, c’est un détournement de mineur mais pas de la pédophilie. D’ailleurs pourquoi fixer à 18 ans l’âge en dessous duquel des relations sexuelles avec mineur deviennent de la pédophilie ? Pourquoi pas 17, 19 ou 21 ans ? Au moins, la majorité sexuelle ne change pas. Dernier argument interdit, la lutte contre la pédophilie a aussi des effets pervers dont il convient d’être conscient. Voici par exemple la 4ème de couverture du livre L’école du soupçon : Les dérives de la lutte contre la pédophilie, de Marie-Monique Robin et David Charasse :

« Après avoir toujours nié l’existence d’abuseurs sexuels dans ses rangs, l’Education nationale a opéré une volte-face au milieu des années 1990 grâce aux militants de la protection de l’enfance, la pédophilie a enfin été dénoncée et poursuivie. Mais, sous l’effet de la pression médiatique, cette salutaire prise de conscience a conduit l’État à adopter un dispositif de con-trôle inadapté, qui mine en profondeur l’ensemble du corps enseignant. Et qui menace à terme l’équilibre de nos enfants. C’est ce que montre Marie-Monique Robin dans ce livre, fruit d’une investigation approfondie sur les dérives de la lutte indispensable contre les pervers.

En effet, depuis l’adoption en août 1997 de la circulaire Royal, qui impose le signalement au procureur du moindre ” fait ” suspect, les accusations de pédophilie en milieu scolaire se sont multipliées. D’authentiques coupables ont été démasqués, mais des centaines d’innocents ont également vu leur vie brisée. Or, depuis 1999, près de trois affaires sur quatre se sont conclues par un classement sans suite, un non-lieu ou une relaxe. Grâce à ses enquêtes et à l’expérience de la Fédération des autonomes de solidarité, la principale association d’enseignants, Marie-Monique Robin rapporte ici des témoignages bouleversants d’enseignants injustement mis en cause. Et elle explique comment la plupart de leurs collègues ont modifié en profondeur leurs comportements vis-à-vis des élèves, s’interdisant désormais le moindre contact physique.

Entre la protection des victimes et le respect de la présomption d’innocence, faut-il vraiment choisir ? L’alerte à l’enseignant pédophile nous interpelle sur l’école que nous souhaitons : celle du soupçon ou celle de la con-fiance ? Et sur la société de demain, où les enfants d’aujourd’hui auront été conditionnés à assimiler à la perversion tout contact physique avec l’adulte. »

Nous terminerons ce bref panorama du débat interdit sur la pédophilie par une citation d’Alain Finkielkraut, qui a été très attaqué pour avoir défendu Roman Polanski. Voici ce qu’il déclarait sur le plateau de Ripostes le 30 mai 2004, donc bien avant la polémique Polanski, et qui rejoint ce qu’il écrivait déjà dans le livre qu’il a co-écrit avec Pascal Bruckner en 1977, preuve de l’invariance et de la cohérence de son discours sur ce sujet :

« Je suis père de famille, je n’ai pas d’affection particulière pour ceux qui ont un désir envers les enfants. La civilisation, cependant, est là pour faire des distinctions. Précisément, elle n’est pas le tohu-bohu, elle n’est pas la confusion, elle ne devrait pas être l’indifférenciation. On a dit depuis des années et des années « le pédophile Dutroux ».

Les experts au procès Dutroux ont dit qu’il n’était pas un pédophile. C’est un psychopathe, c’est tout ce qu’on veut, ce n’est pas un pédophile. Mais en répétant le pédophile Dutroux, on a aligné toutes les formes de désir pour des enfants, pour des adolescents, sur Dutroux. Sur la pédophobie de Dutroux, une pédophobie meurtrière. Il ne faut pas agir ainsi. Lolita c’est autre chose. Alors je ne vais pas faire l’apologie du professeur qui succombe aux charmes de Lolita, jusqu’à en mourir d’ailleurs lui-même, mais en tout cas il y a toute une gamme de réalités, de sentiments, dont il faut respecter la diversité, sans pour autant montrer une quelconque indulgence.

L’alignement sur Dutroux de toutes formes de désir vis-à-vis même des adolescents, je trouve que c’est extraordinairement dangereux, c’est un engagement à l’erreur judiciaire. »

Après, libre à chacun de se faire son opinion, mais en gardant à l’esprit que le débat est le plus souvent préférable à la censure ou à l’auto-censure.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 07:52
Qu'est-ce que le gender ?

Marguerite Peeters, belgo-américaine, rédactrice en chef de l'Interactive Information Services, service d'information spécialisé dans l'étude de la mondialisation, de ses concepts-clefs et de ses mécanismes opérationnels, répond à Zénit :

"Gender se traduit diversement en français : entre autres, par égalité des sexes, égalité des genres, parité, sexospécificité, autonomisation de la femme ou diversité des genres ou des sexes. La multiplicité de ces expressions crée une confusion sémantique qui relève en fait d'une stratégie utilisée pour cacher le véritable sens du gender et éviter les définitions claires. Souvent le mot est utilisé dans sa langue originale, l'anglais. Le gender n'est pas à proprement parler une idéologie, mais un phénomène culturel, un processus subtil de déconstruction culturelle et anthropologique. Il est le fruit d'un long parcours révolutionnaire occidental qui, en particulier depuis la révolution française, a été mu par une conception faussée de l'égalité entre les sexes et une volonté perverse de « libérer » l'individu de tout cadre normatif donné par la nature, la tradition, la révélation et Dieu lui-même. L'objectif du gender est de permettre à chacun de choisir « librement » sa fonction sociale, son identité ou orientation sexuelle, sa « forme de famille ». Le gender considère la vocation de la femme en tant que mère et épouse comme une construction sociale contraire à l'égalité, comme un « stéréotype » à déconstruire. La déconstruction se fait  prioritairement par l'éducation des enfants [...]. La nouvelle culture favorise la promotion des divers droits des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transsexuels."

Michel Janva

 

 

Imposture du gender : un prof de Bio témoigne

       
Écrit par Abbé Amar   pour PADRE BLOG
 

Ce sera l'affaire de la rentrée scolaire 2011.

La théorie du gender figurera dans les manuels de SVT en classe de première. En exclusivité pour Padreblog, Anne J., professeur de SVT témoigne, argumente et présente les enjeux.

 

Une réflexion qui fait écho à la vidéo de l'abbé Grosjean dans "3 minutes pour convaincre".

 

 

Padreblog : « les petits garçons jouent aux voitures, les petites filles à la poupée » : est-ce pour remettre en cause cela que la théorie du gender a été élaborée ?

 

AJ : Il y a toujours eu un débat pour savoir pourquoi « les petits garçons jouent aux voitures, les petites filles à la poupée ». Attirance spontanée ou mimétisme des comportements ? Effets de l’identité sexuelle ou influence de l’éducation ? C’est le vieux débat entre l’inné et l’acquis, entre nature et culture.

 

Mais la théorie du gender va plus loin. Elle dissocie identité sexuelle et orientation sexuelle, afin de dire que notre orientation sexuelle elle-même est déterminée non par la nature, mais seulement par les comportements sociaux. On naîtrait certes garçon ou fille, mais on deviendrait seulement, par son éducation au sens large, hétérosexuel ou homosexuel. La dimension culturelle – le « genre » - l’emporterait sur la dimension naturelle – le « sexe » - dans la détermination de notre orientation sexuelle.

 

Alors qu’on l’aurait plutôt attendue dans les manuels de philosophie et de sociologie, cette théorie fait son apparition dans les manuels de sciences de la vie et de la terre, en utilisant d’ailleurs des formulations ambigües, renvoyant à des « normes associées au féminin et au masculin » ou à des « scénarios hétérosexuels 

Padreblog : mais alors, notre orientation sexuelle est-elle inscrite en nous ou n’est-elle que la résultante d’une culture ambiante ?

 

A part dans certains cas de perturbation génétique de l’identité sexuelle – qui sont souvent douloureux et méritent d’être traités avec beaucoup de délicatesse et de respect -, chacun de nous naît avec une identité sexuelle précise, garçon ou fille, masculin ou féminin, mâle ou femelle.

 

Qu’en est-il de notre orientation sexuelle ? Est-elle de l’ordre de la nature ou de la culture ? Si l’on considère que la reproduction est une fonction fondamentale de la sexualité – sans qu’elle soit pour autant sa fonction exclusive -, on est logiquement conduit à affirmer que l’hétérosexualité, en ce qu’elle est la seule orientation sexuelle naturellement susceptible d’assurer la reproduction de l’espèce humaine, est l’orientation sexuelle naturelle de l’homme.

 

Padreblog : voilà une affirmation qui pourrait être perçue comme homophobe !

 

Non pas du tout ! Parce qu’elle ne prétend pas imposer à tous d’avoir la même sexualité. Prenons une autre distinction essentielle : celle qui existe entre les nécessités de l’individu et les besoins de l’espèce. Se nourrir, par exemple, est un nécessité de l’individu : personne ne peut s’en passer, sous peine de mourir. Se reproduire, en revanche, est un besoin de l’espèce et non de l’individu. Il n’est pas nécessaire à la préservation de l’espèce que tous les individus prennent part à la fonction de reproduction. D’autres façons de vivre sa sexualité sont alors possibles, comme autant d’exceptions à cette « loi naturelle » ; le rôle du professeur de SVT n’est pas de se prononcer sur leur origine, ni sur leur valeur morale !

 

Cette distinction peut d’ailleurs amener à une réflexion sur d’autres dimensions de la sexualité (peut-être dans un cadre autre que celui d’un cours de SVT ?). Elle nous invite à ne pas vivre la sexualité comme un asservissement. Et, au-delà de la théorie du gender qui cristallise les réactions, se pose la question de la manière dont est abordée, de manière plus scientifique cette fois, la question du plaisir sexuel.

 

Padreblog : quels sont les enjeux ?

 

L’enjeu est très simple et tout à fait fondamental : il s’agit de contester l’existence d’une « loi naturelle » pouvant servir de fondement à une « morale naturelle ». Si tout est culturel, alors tout est relatif et tout se vaut.

 

Bien sûr, il ne s’agit pas de faire de l’homme un animal comme les autres. La sexualité humaine n’est pas limitée à la fonction de reproduction, mais revêt bien d’autres aspects. La question est alors de savoir si elle peut, sans danger, se détacher de ses fondements naturels. C’est une question qui va bien au-delà des compétences d’un professeur de sciences de la vie et de la terre !

 

Je me contenterais d’observer que le fait d’affirmer l’hétérosexualité comme l’orientation sexuelle naturelle de l’homme ne jette pas ipso facto le discrédit moral sur les comportements individuels qui y font exception, ni d’ailleurs ne garantit la valeur morale de tous les comportements hétérosexuels. La morale reprend alors toute sa place, puisque c’est à elle, et à elle seule, qu’il appartient de déterminer la valeur de ces comportements.

 

La théorie du gender, elle, élude radicalement cette question, en contestant l’existence même des fondements naturels de l’orientation sexuelle. Sans doute, en la poussant un peu dans ses retranchements, contesterait-elle la nécessité même d’une morale ?

 

 

Padreblog : beaucoup de bruit pour trois lignes dans un ouvrage, vous ne trouvez pas ? Comment réagir en tant qu’enseignante ?

 

Pour moi, enseignante de sciences de la vie et de la terre, c’est une vraie question.

Non seulement je ne suis pas en accord avec cette théorie – vous l’aurez compris ! -, mais avant tout je trouve qu’elle n’a pas sa place dans un manuel de sciences. C’est un vrai cheval de Troie.

 

Notre métier, c’est d’apprendre à nos élèves à s’appuyer sur des faits éprouvés, passés au crible de l’exigence scientifique. A les analyser pour progresser dans la connaissance et dans la compréhension. Or la théorie du gender, de ce point de vue, ne « passe pas le contrôle technique » : outre les formulations ambigües sous lesquelles elle se présente, elle s’appuie sur des données qui ne répondent pas aux critères de l’observation scientifique telle qu’on la pratique en SVT. Elle s’appuie sur des exemples tirés soit de l’anthropologie – comme l’existence d’un « troisième genre » en Polynésie- soit de la sociologie – comme des études de comportement menées à Hambourg dans les années 1970 et 1990 

Comme le dit le Père Pierre-Antoine Belley, directeur d’un lycée « une chose est de mettre les élèves et les étudiants au courant d’une théorie, ce que nous faisons déjà dans nos cours de philosophie car vos enfants y seront de toute manière confrontés, une autre est d’usurper l’autorité de la science pour imposer une vision anthropologique qui de toute évidence est une étape parmi les dernières vers une re-définition de l’homme explicitement anti-naturelle et anti-chrétienne. 

Alors, comment réagir ? Je n’aime pas m’associer aux grandes chaînes de mails. Le ton employé, et l’utilisation d’arguments d’autorité, les rendent sans doute utiles pour dénoncer, mais pas pour convaincre. D’ailleurs, ils ne sont souvent diffusés qu’à des gens déjà acquis à la cause… En tout cas, devant mes élèves, ils ne me sont d’aucune utilité.

 

Pour autant, je ne peux pas passer ces questions sous silence. Pour mes élèves, qui ne sont pas encore suffisamment outillés pour exercer une lecture critique de leurs manuels, tout ce qui y est écrit a la même valeur de vérité scientifique. C’est donc à nous de prendre appui sur les méthodes scientifiques que nous enseignons, sur les exigences méthodologiques que nous formulons, pour leur montrer qu’ils ne sont pas en face d’une vérité scientifique, mais simplement d’une théorie.

Je considère même que la présence dans les manuels de cette théorie du gender, présentée sans aucun avertissement, nous offre la possibilité légitime de la discuter en tant que théorie, éventuellement dans le cadre d’un dialogue inter-disciplinaire avec les professeurs de lettres ou de philosophie.

 

Il nous faut être vigilants : présente dans un court paragraphe des ouvrages de 1ère L et ES cette théorie fait ainsi partie d’un corpus de « connaissances » exigibles lors du baccalauréat. D'où un dilemme : si nous l'enseignons, nous contribuons à faire de cette théorie une « vérité officielle ». Si, au motif d'une "objection de conscience", nous ne l'enseignons pas, ce sont  nos élèves qui peuvent en subir les conséquences. Pour sortir de ce dilemme, il faut considérer que l’absence de données scientifiques associées à cette théorie donne à l’enseignant la latitude et la légitimité de la discuter.  Elle nous donne la possibilité de montrer en quoi le gender ne peut avoir que le statut de théorie, au titre de la sociologie, et non celui de connaissance, au titre des sciences de la vie et de la terre.

Et de faire un utile rappel sur ce que sont les exigences de la démarche scientifique : nous serons là en plein dans la cible de nos cours de SVT !

 

Le gender, à la source des revendications homosexualistes et bioéthiques

Dans Valeurs actuelles, Elisabeth Montfort dénonce la théorie du gender. Extraits :

E "Cette théorie est une véritable révolution anthropologique dont l’objectif est de repenser les rapports homme-femme à partir d’une déconstruction de leur identité. [...] Avec la théorie du gender, un nouveau courant idéologique apparaît. Une partie des féministes radicales, notamment dans leur composante lesbienne, ne sont pas satisfaites de l’égalité des sexes et de la parité. Pour elles, l’égalité et la parité sont un leurre car elles supposent une distinction entre les sexes, synonyme d’inégalité et de la domination de l’homme sur la femme. Leur féminisme s’inspire d’un mélange de néomarxisme, de structuralisme et d’existentialisme : d’une part, la dialectique dominants-dominés ; d’autre part, la déconstruction des stéréotypes imposés par la culture. Admettre la différence des sexes, c’est admettre la complémentarité des sexes, la domination patriarcale, donc l’oppression et l’aliénation de la femme.

[...] L’hétérosexualité sert la domination de l’homme. Il faut y mettre fin en supprimant les concepts d’homme et de femme et imposer un nouveau genre fondé sur les orientations sexuelles et non sur l’identité sexuelle : «Les femmes ne seraient pas opprimées s’il n’existait pas un concept de femme.» Le deuxième point d’appui de la théorie, c’est l’opposition entre nature et culture. La société de la personne capable de créer des relations avec son semblable est remplacée par la société de l’individu qui se choisit ses vérités, ses intérêts et ses plaisirs. L’individu postmoderne doit se créer lui-même. C’est son droit le plus fondamental : «le droit à être moi». Or la nature lui impose d’être homme ou femme. Accepter cette dictature, c’est refuser d’être libre. [...]

On entrevoit aisément les conséquences de cette idéologie pour notre vie sociale. Après avoir déconstruit la différence sexuelle, il est nécessaire de déconstruire le couple, la famille et la reproduction. Pour les gender feminists, le couple doit être choisi. La famille fondée sur le mariage monogamique, comme survivance de la domination de l’hétérosexualité, devient polymorphe (bi, pluri, homo, monoparentalité…). La filiation se décline : filiation biologique, intentionnelle, juridique, sociale. L’individu fait son choix dans ce grand marché libertaire. Et enfin, la reproduction doit évoluer. Les techniques permettent une reproduction asexuée (AMP, mères porteuses, utérus artificiel…) et les révisions des lois de bioéthique sont une opportunité pour obtenir satisfaction."

 

REACTION DE JEAN SEVILLA:

Écrivain et rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine, Jean Sévillia a bien voulu réagir à l’actualité pour Nouvelles de France. Il annonce la sortie pour octobre d’un nouvel essai contre l’historiquement correct.

Jean Sévillia, que vous inspire l’arrivée de la théorie du gender dans les programmes de classes de 1ère à partir de la rentrée 2011 ?

C’est une demi-surprise car c’est malheureusement dans la logique du Système et de l’évolution culturelle des élites de ce pays. La France, comme les autres sociétés occidentales, a vécu une succession de révolutions depuis les années 60-70, très souvent imposées à l’opinion par une minorité. C’est toujours le même processus : on le voit avec l’avortement, l’homosexualité, la destruction du mariage classique. La banalisation de la théorie du gender va dans le même sens. Il s’agit d’une manœuvre, pas au sens complotiste mais d’une manœuvre quand même, qui vise à bouleverser les normes anthropologiques dans notre société.

Et pourtant, la théorie du gender nous vient droit des Etats-Unis. Comment expliquer l’absence de méfiance de nos élites qui ne ratent pas une occasion de rappeler l’exception culturelle française ?

Vous savez, je crois que nos élites sont très américanisées. Il y a bien longtemps qu’on a changé de paradigmes. Aujourd’hui, tous les bobos vont en week-end à New York. Il y a une grande connivence entre les milieux culturels français et une certaine Amérique, car il y a plusieurs Amérique. La gauche française se reconnaît très bien dans le modèle libéral américain, ceux qu’on appelle les Liberals, en opposition aux conservateurs, c’est-à-dire la gauche des mœurs.  

Le combat est-il perdu d’avance ou cela vaut-il le coup de se battre ?

La situation est très difficile mais le combat doit être mené. On peut même s’attendre à des victoires de temps en temps. Je ne nie pas que le Système est très fort avec sa puissance médiatique, sa domination de l’opinion et le politiquement correct. Mais il y a aussi toutes ces personnes qui travaillent, qui montent des entreprises, qui fondent une famille, qui vivent contre et malgré cette chape de plomb qu’on leur impose. Oui, le Système tient, mais jusqu’à quand ? Il y a une nature humaine qui n’est aujourd’hui pas respectée : même Le Nouvel Obs se pose des questions sur le drame des enfants de divorcés. Arrive un moment où on ne peut pas masquer le réel ni mentir. Qu’ils se posent des questions sur les conséquences du modèle qu’ils ont mis en place montre qu’on assiste à un retour du réel. Un Système qui bouleverse toutes les normes n’est pas viable dans la durée. Mais vous verrez, nous finirons par revenir à des normes anthropologiques normales, à savoir qu’un homme est un homme, une femme une femme et que pour la perpétuation de l’espèce, il faut l’union d’un homme et d’une femme. On ne reviendra jamais durablement sur des données si fondamentales même si elles ont pu prendre des formes un peu différentes selon les époques et les sociétés.

Pour se maintenir, cette idéologie a besoin de gros moyens financiers. Est-ce que le Salut ne va pas venir du manque d’argent public ?

C’est un des moyens pour en venir à bout. Il ne faut pas le dire mais l’Etat est en faillite. Il n’y a plus d’argent public et bientôt, l’Etat ne pourra plus payer…

Est-ce qu’une alliance n’est pas possible entre libéraux (sur le plan économique) et conservateurs car sans argent public, les organisations de gauche perdront leur avantage sur celles de droite…

Si, car la situation va devenir financièrement intenable… jusqu’en terme de société. Consultez les dépêches des agences ou les blogs, il n’y a pas un jour où un gamin n’est pas poignardé par un camarade ou un professeur attaqué par un élève. C’est un problème de non-éducation lié au fait que la cellule familiale est brisée. Je sais que dire ça, c’est passer pour un vieux con « réac’ », mais que constater d’autre alors que la société se décompose devant nos yeux ?

Le Parlement votait mardi sur la question du « mariage » homosexuel. Il n’a pas été instauré cette fois-ci mais on sent que l’opinion s’acclimate à cette revendication du fait du matraquage médiatique en sa faveur. Pardonnez-moi la brutalité de ma question mais… est-ce que c’est plié ?

Plié, je ne sais pas… La chance en 2007, c’est d’avoir eu comme Président de la République Nicolas Sarkozy. Personne ne doute qu’il sera candidat en 2012 et je ne pense pas qu’il cédera là-dessus. S’il est élu, on gagne encore cinq ans. Dans l’hypothèse où la gauche passe en 2012, permettez-moi d’être pessimiste pour la suite…

Est-ce que le fait que le « mariage » homosexuel puisse ouvrir la porte à la polygamie n’est pas un argument que la gauche française peut entendre ?

Peut-être. Le féminisme de gauche est assez fort en France et ses représentantes sont très hostiles à la polygamie. Si ça peut aider à bloquer le « mariage » homosexuel, tant mieux ! Car je ne vois pas l’opinion prête à légaliser la polygamie…

Vous êtes l’auteur, entre autres, dHistoriquement correct : Pour en finir avec le passé unique, du Terrorisme intellectuel : De 1945 à nos jours et de Moralement correct. Avez-vous des nouveaux projets  de livres ?

Je mets la dernière main à un livre qui sortira au mois d’octobre et qui ira contre l’historiquement correct…

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 08:12

 

Monseigneur Bagnard sur la bioéthique : grandissime

L'intégralité d'un texte extraordinaire ("Que votre lumière brille aux yeux des hommes !) à lire et à relire, à faire lire et à transférer. Tout y est : foi, convictions, idées et contre-idéologie, etc.

Merci à monseigneur Bagnard et à PP qui m'a transmis ce lien :

Bgd1 "La révision des lois sur la bioéthique est en plein débat. Elle se déroule dans une surprenante discrétion, malgré les enjeux considérables qui lui sont liés. Tout se passe comme si, pour accomplir un nouveau pas en avant, il fallait l’envelopper d’un silence protecteur pour mieux le faire aboutir. L’actualité foisonnante lui a volé la vedette, avec le procès de New York, la guerre en Lybie, l’éruption volcanique d’Islande ou la montée en puissance des candidatures aux prochaines élections présidentielles. Après avoir été voté en première lecture à l’Assemblée Nationale, puis "revisité" par le Sénat, le Projet vient d’être déposé sur le Bureau des Députés qui doivent l’examiner en seconde lecture.

Parmi les nombreux problèmes que soulève l’évolution des techniques médicales avec leur puissance d’intervention sur le sources de la vie, il en est un qui reste étrangement irrésolu  : quelle est l’identité de l’embryon ? De la réponse que l’on donne à cette question centrale dépend toute la suite des choix et des décisions.

Si, en effet, l’embryon est le début de l’existence d’un être humain qui a déjà en lui-même tout sa carte génétique et donc son unicité inaliénable, il appartient alors forcément à la famille des humains ; on ne peut donc pas le traiter comme du vulgaire matériau. Si, au contraire, on le tient comme une simple "chose", un amas de cellules du genre ovni, alors on se donne toute autorité pour l’exploiter à la manière d’un banal minerai extrait d’une carrière. Parce qu’il n’est "rien" de précis, on peut le soumettre à tout ! L’éliminer comme un simple "déchet", après que l’on ait épuisé sur lui toutes les recherches qu’on avait programmées est le sort logique qu’on lui réserve. Ayons le courage de la vérité : on jette au rebut un être humain !

Répondre avec clarté à cette question met évidemment dans une position délicate. Car reconnaître que l’embryon est un être humain en ses commencements conduit à remettre en cause toute une législation, en vigueur depuis des décennies, en particulier celle concernant l’avortement. Car alors on est contraint d’admettre que l’avortement est un attentat porté contre un être humain, l’être le plus innocent de tous parce que le moins capable de se défendre. Le plus fort exécute le plus faible. La loi de la jungle remplace celle des droits de l’homme. Une civilisation s’enfonce silencieusement dans la barbarie.
Par contre, refuser à l’embryon le statut d’être humain c’est se placer dans une situation insoutenable, car il faut alors répondre à la question subsidiaire qui n’est pas la moindre : s’il n’y a pas trace d’humanité au point de départ, quand pourra-t-on la détecter par la suite ? La science, en effet, enregistre le parfait continuum vital propre au développement de tout vivant. A quelle phase de son développement pourra-t-on dire : avant, il n’y avait rien d’humain  ; après, il y a de l’humain ! S’il n’y a rien d’humain au point de départ, il n’y aura rien d’humain au point d’arrivée !

Les promoteurs de la législation en vigueur invoquent le simplisme d’un tel raisonnement et font valoir la multiplicité des éléments à prendre en compte : situations humaines, avancées des sciences, évolution des mentalités, nécessités de la recherche, exigence de ne pas prendre de retard, etc. L’étalement d’une telle complexité fait naître le sentiment d’une disqualification à se prononcer clairement ! C’est comme si on vous transportait dans la région des étangs de la Dombes. à la période des plus épais brouillards ; on ne parvient plus à distinguer l’eau des étangs de la terre ferme. Tout est enfermé dans l’indistinction. La complaisance dans la complexité sert d’écran derrière lequel on s’abrite pour parvenir - sans le dire - au but qu’on s’est fixé ! Jean-Paul II, regardant son époque, écrivait :

    "la conscience morale semble s’obscurcir terriblement et avoir de plus en plus de difficulté à établir la distinction claire et nette entre le bien et le mal pour ce qui touche à la valeur fondamentale de la vie humaine."

C’est dans ce contexte de flou entretenu que s’instaure à nouveau le débat sur l’expérimentation sur les cellules embryonnaires. Le débat se ramène à une alternative :
- soit refuser le principe de l’expérimentation, mais en permettant toute sorte de dérogations, ce que l’on appelle des exceptions ;
- soit accepter le principe, mais en limitant son champ d’application. C’est vers la première solution que l’on s’oriente ; elle a "l’avantage" de sauvegarder officiellement le Principe, tout en reprenant, dans ila pratique, ce qu’elle semble avoir accordé dans la théorie. On voit, par expérience, qu’à force de croître et de prospérer, les exceptions deviennent généralement la règle. On assiste à un jeu de cache-cache qui permet d’avancer dissimulé en endormant les consciences. A cet assoupissement savamment guidé, s’ajoutent évidemment les effets d’une guerre d’usure dont le principal moteur est le profit. Ce qui fait dire à l’archevêque de Paris : "Je m’adresse à des consciences humaines et non à des portefeuilles."

Rien d’étonnant, une fois engagé sur cette pente, de continuer à la dévaler. _ Ainsi, pourquoi ne pas faire adopter par les jeunes, les mêmes moyens que ceux mis en pratique chez les adultes. Une société qui a perdu le nord éthique entraîne fatalement dans son sillage toute sa jeunesse. Elle l’invite sans complexe à marcher, comme elle, sans boussole. C’est ainsi qu’après avoir enregistré une recrudescence des avortements chez les jeunes filles mineures, malgré le déploiement impressionnant des moyens mis en œuvre depuis des années : large diffusion d’informations, distribution intense de préservatifs - plus de 700.000 pour la seule Région de Poitou-Charente depuis 2004 - malgré tous ces moyens, les avortements chez les adolescentes ne cessent d’augmenter. L’émoi causé chez les Responsables politiques et civils par ce fléau ne les conduit pourtant pas à modifier les méthodes utilisées jusque là ; on les intensifie plutôt en en facilitant l’emploi.
C’est ainsi que les adolescents des deux sexes pourront entreprendre toutes sortes de démarches psychologiques ou thérapeutiques dans le plus grand secret : personne n’en saura rien pas même le médecin de famille, ni même les parents, les remboursements se faisant automatiquement, à l’abri des regards. L’anonymat des grandes villes s’infiltre jusqu’au coeur des familles.

Ev Le regard, purement sociologique, porté sur ces situations appelle comme seule réponse la mise en œuvre de simples moyens administratifs et techniques. Rien n’est dit sur l’éducation à la maîtrise de soi, sur le respect de son corps et du corps de l’autre, sur le sens de la responsabilité personnelle, sur le sens des liens dans l’amour partagé, sur l’engagement et la prise en compte des actes que l’on pose, sur leur gravité avec les séquelles médicales et psychologiques qui découlent de l’élimination de l’enfant, l’avortement devenant quasi officiellement la plus sûre des méthodes contraceptives.

C’est ainsi que s’ouvre sous nos yeux une impressionnante déstructuration des relations entre filles et garçons, avec ses inévitables retentissements sur le milieu familial et social. En même temps, apparaît de plus en plus manifeste, l’emprise de l’Etat sur les corps et sur les consciences, les familles étant mises hors jeu, les éducateurs hors-circuit.
Ainsi assiste-t-on sans bruit, à une régression sans précédent d’une civilisation qui a mis plusieurs millénaires à se construire. Comment ne pas alerter les esprits sur la gravité de cette logique destructrice mise en marche déjà depuis plusieurs décennies, et qui va s’intensifiant  !

Un penseur de talent, André Glucksmann, a publié, il y a déjà vingt ans, un essai d’une grande hauteur de vue. Réfléchissant sur les deux idéologies athées qui ont traversé le vingtième siècle, il suggérait l’ajout d’un "onzième commandement" au Décalogue biblique ; il en formulait ainsi le contenu : "Que rien de ce qui est inhumain ne te soit étranger." Il expliquait que ce onzième commandement n’exige pas d’abord de se jeter dans l’action, mais avant tout d’ouvrir les yeux sur le mal. Evoquant la grande figure de Soljenitsyne, il expliquait que c’est sa détermination à maintenir sous son regard le mystère du mal - le mal le plus inhumain des goulags - qui "rendit la dissidence inflexible et le mur de Berlin friable".
Et parlant d’Hitler, ce qu’il voulut avant tout supprimer, dit-il, ce sont "les yeux ouverts sur l’inhumain." Choisir de se rendre étranger à l’inhumain est la grande tentation d’aujourd’hui. On y parvient facilement en se voilant la face. Une admirable pensée de Pascal indique le mécanisme par lequel nous succombons : "Nous courons sans souci dans le précipice après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir." Si nous voulons éviter de sombrer, il nous faut suivre la règle des règles que Soljenitsyne s’était donné à luimême comme ligne de conduite absolue, et qui résume tous les préceptes de la dissidence :
"NE PAS MENTIR" !

† Père Guy-Marie Bagnard
Evêque de Belley-Ars"

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 08:01


La citation de Frédéric Mitterrand sert de titre à l’article du Journal du Dimanche du 5 juin : « La taxation à l’ISF des œuvres d’art serait une aberration ».

Le ministre de la culture dit avoir été surpris par le vote, par la commission des Finances de l’Assemblée nationale, d’un amendement soumettant les œuvres d’art à l’impôt sur la fortune, même si, ajoute-t-il, « l’intégration des œuvres d’art à l’assiette de l’ISF est un serpent de mer. Il revient tous les cinq à dix ans depuis que leur exonération a été décidée en 1982, lors de la création de cet impôt. »

Heureusement, ajoute le ministre, « Chaque fois le bon sens l’emporte face à une mesure qui est tellement irrationnelle qu’elle n’est pas adoptée. Le raisonnement est toujours le même : faire payer les riches. »

On se pince ! C’est le neveu de Tonton, le socialo-bobo de la Sarkozie, qui s’indigne que l’on veuille faire payer les riches ! Jaurès, revient, tout est pardonné… Le ministre poursuit, sans rire : « On oublie qu’il y a aussi des gens plus modestes qui font circuler leurs tableaux, ne cherchent pas à les vendre, et les prêtent pour les grandes expositions », dit-il.

(La seule fois où des « gens modestes », en l’occurrence un couple d’électriciens, se sont pointés avec des Picasso sous le bras, en novembre dernier, ils ont été accusés de les avoir volés : comment de pareils bouseux pouvaient-ils détenir honnêtement des Picasso, je vous le demande un peu ?)

« La taxation à l’ISF des œuvres d’art entraînerait mécaniquement l’effondrement du marché de l’art », proteste Frédéric Mitterrand qui affirme que cette mesure « entraînerait une perte fiscale très importante. Les collectionneurs ne viendraient plus en France. Ils cacheraient leurs biens ou les sortiraient du pays. En outre, pour que la mesure soit efficace, il faudrait mobiliser énormément de moyens pour faire des contrôles auprès des particuliers. La collecte est tellement incertaine qu’elle n’est même pas chiffrée par le ministère des Finances ! »

Ces prédictions de cataclysme appellent cependant quelques remarques.

  • En premier lieu, il n’est pas tout à fait inutile de rappeler que l’exonération des œuvres d’art, qui date de 1982, comme le souligne Frédéric Mitterrand, fut défendue par le ministre du budget de l’époque, un certain Laurent Fabius, qui n’était en l’espèce pas tout à fait désintéressé puisque son père exerçait l’honorable et profitable profession d’antiquaire. Sa galerie, sise boulevard Haussmann à Paris, a depuis été reprise par le frère de Laurent, François, décédé en 2006. La collection de la galerie Fabius Frères sera dispersée en octobre prochain, la vente ayant été confiée aux maisons Sotheby’s et Piasa…

Laurent Fabius n’est pas le seul socialiste bon teint à avoir de la famille dans ce secteur d’activité. On sait que la fortune considérable d’Anne Sinclair, l’épouse de DSK, lui vient de son grand-père, le marchand d’art international Paul Rosenberg.

  • Sans être un partisan de l’impôt, on peut s’étonner de ce que les créateurs d’entreprise soit taxés, mais pas les marchands et collectionneurs d’art, qui spéculent allègrement – au point d’ailleurs de dénaturer l’art, la valeur artistique d’une œuvre se mesurant aujourd’hui à sa valeur vénale. L’entrepreneur serait-il moins utile à la société que le marchand d’art ? Les inconvénients qui pourraient frapper le marché de l’art, décrits par le ministre de la culture, ressemblent d’ailleurs beaucoup à ceux qui ont frappé le monde de l’entreprise : les capitaux ne sont plus venus en France et certains entrepreneurs ont délocalisé…

  • J’aimerais aussi que l’on nous explique par quelle sorte de justice de petites gens ont pu être assujettis à l’ISF, tandis que les fortunes des Fabius, DSK-Sinclair et autres caciques socialistes y échappaient par cet artifice. Je me souviens d’une vieille dame dont la maison d’habitation, sur l’île de Ré, avait pris une telle valeur en raison de l’augmentation des prix de l’immobilier qu’elle devait payer l’impôt sur la fortune, ce que sa maigre retraite ne lui permettait pas. Pendant ce temps, les marchands d’art étaient exonérés…

  • De même, comme le rappelle Jean-Louis Borloo dans Les Echos du 6 juin, la taxation des plus-values sur les œuvres d’art est forfaitisée à 5 % du prix de vente, soit quatre fois moins que celles réalisées sur les valeurs mobilières.

Il ne faut pas sortir de l’école nationale des impôts pour comprendre que, les caisses de l’Etat étant vides et ses besoins croissant, les Français vont être de plus en plus dépouillés par le fisc – surtout si, comme on peut le redouter, la crise redouble. Il vaudrait certes mieux que l’Etat commence par restreindre ses dépenses, mais s’il fait une fois de plus appel à l’impôt – ce qui n’est hélas pas douteux – il ne serait pas absurde de commencer par faire contribuer ceux qui sont le moins frappés, avant de racketter encore davantage ceux qui le sont déjà.

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 07:40

La carte de la radio activité en France après Fukushima

 

carte_radioactivt_france

 

http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/irsn/iode_particulaire.pdf

 

Effets pour la santé : une question de dose(s)


La radioprotection est basée sur 2 grandeurs majeures :
- l’activité émise (nombre de désintégrations par seconde ou Becquerels (Bq)
- la dose (énergie absorbée par kg de matière exprimée en Joules/kg ou Gray (Gy)
Afin de différencier la dose reçue selon la nature des particules émises, l’organe cible et la surface touchée, on parle pour les effets chez l’homme d’équivalent de dose ou dose efficace, exprimé en Sievert (Sv).
Quelques ordres de grandeur utiles :
Radioactivité naturelle : 1-20 mSv par an (des pics à 40 mSv ont été reportés en Iran)
Une radiographie du bras : 0,1 à 1 mSv en quelques minutes
Une mammographie : 1 à 4 mSv en quelques minutes
Un scanner du thorax : 10-20 mSv en quelques minutes
Une session de radiothérapie : 2 Sv en quelques minutes à la tumeur (une radiothérapie est faite de plusieurs sessions espacées de 24 h)
En dehors de la radioactivité naturelle et de toute irradiation d’origine médicale, la limite individuelle pour le grand public (hors travail) est de 1 mSv/an (corps entier), 15 mSv/an pour le cristallin et 50 mSv/an pour chaque cm2 de peau.

 

http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-societe/radioactivite-faibles-doses-fortes-doses-sommes-nous-tous-egaux 

L'entretien d'un réacteur coute 500 Millions, alors qu'un neuf coute 5 milliards; alors on prolonge la durée de vie... et tant pis si les soucis commencent, c'est ca la logique de la rentabilité aux actionnaires !

LEAD 1 La durée de vie d'un réacteur de Tricastin prolongée

 (Reuters) - L'Autorité de sûreté nucléaire a autorisé début novembre l'exploitation pour dix années supplémentaires du réacteur nucléaire numéro un de la centrale du Tricastin dans la Drôme, en fonctionnement depuis 1980, a fait savoir vendredi l'ASN dans un communiqué.

Il s'agit de la première prolongation de la durée de vie d'un réacteur nucléaire au delà de 30 ans en France.

La centrale du Tricastin exploitée par EDF (EDF.PA: Cotation) possède quatre réacteurs de 900 mégawatts chacun.

La décision de prolongation a été prise à l'issue de la troisième visite décennale du réacteur, obligatoire pour la poursuite de l'activité, la réglementation française ne prévoyant pas d'imposer une durée limite d'exploitation.

"L'ASN considère que le réacteur n°1 de la centrale nucléaire du Tricastin est apte à être exploité pour une durée de dix années supplémentaires", peut-on lire dans le communiqué.

La visite décennale qui s'est déroulée entre mai et août 2009 a permis, selon l'ASN, de vérifier la conformité des installations aux exigences de sûreté nucléaire et d'intégrer de nouvelles considérations concernant la maîtrise du vieillissement et le renouvellement des compétences.

En juillet 2009, l'organisme de contrôle des activités nucléaires civiles avait annoncé qu'il n'avait pas d'objection de principe à une prolongation jusqu'à 40 ans de la durée de vie des centrales mais qu'il se prononcerait réacteur par réacteur.

EDF estime que les réacteurs français ont été initialement conçus pour fonctionner au moins 40 ans et espère étendre leur durée de vie à 60 ans à l'instar de certains réacteurs aux Etats-Unis.

Les visites décennales des réacteurs français ont débuté en 2009 et ces inspections s'échelonneront jusqu'en 2019.

EDF dispose actuellement d'un parc de production électronucléaire de 58 réacteurs d'une capacité totale de 63,1 gigawatts, dont 34 ont une capacité de 900 MW.

(Mathilde Cru, édité par Yves Clarisse)

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:23
Tourisme sexuel : quand Frédéric Mitterrand évoquait la «solution Maghreb»

Mauvaise passe pour le ministre de la Culture. L’affaire Strauss-Kahn braque le projecteur sur les mœurs des dirigeants et l’omerta qui recouvre leurs éventuels délits sexuels. Depuis six ans, une confession méconnue de Frédéric Mitterrand à propos de ses relations tarifées en Tunisie est passée sous silence. Flashback.

Frédéric Mitterrand y raconte, en une scène déchirante, comment il emmène vivre avec lui à Paris un garçonnet tunisien

« L’échange paraît facile… mais la transgression est absente. On sert de femme de remplacement et de livret de caisse d’épargne ; les beaux gosses arrivent comme au sport et pour financer l’électroménager de leur futur mariage avec la cousine choisie par leur mère… ce sont les familles qui mènent le jeu et gagnent à tous les coups… de vieilles folles compulsives y trouvent leur avantage… puis les garçons disparaissent d’un seul coup… la fatigue ne vous donne plus très envie de continuer » : en ces termes, Frédéric Mitterrand dévoilait la face obscure de son amour pour la Tunisie. C’était en 2005, à l’occasion de la parution de son ouvrage intitulé « La mauvaise vie ».

Ce récit crû et mélancolique relatait alors les expériences transgressives et autres égarements d’un esthète voyageur en mal de sensations fortes. Ainsi, à défaut de pouvoir s’aventurer dans les bordels d’Asie du Sud-Est, le narrateur admettait recourir à une alternative plus commode : la « solution Maghreb ». Fin 2009, lors de la révélation médiatisée de passages faisant état de relations avec des « garçons » en Thaïlande, le journaliste de L’Express Jérôme Dupuis s’était livré à une analyse détaillée du récit. A propos du passage concernant la Tunisie, son commentaire fut explicite : « Ce qu’il appelle crûment la « solution Maghreb » (comprendre le tourisme sexuel en Afrique du Nord) serait une impasse, car les compagnons d’une nuit ne souhaitent pas le suivre en France. « Le minet n’immigre pas », conclut-il avec regret… ».

Plus loin, le critique littéraire renchérissait : « C’est pourtant un chapitre consacré à la Tunisie qui, peut-être, suscite chez le lecteur la plus grande gêne. Frédéric Mitterrand y raconte, en une scène déchirante, comment il emmène vivre avec lui à Paris un garçonnet tunisien, l’arrachant à une mère évidemment consentante mais éplorée. Pour l’éducation de ce « fils adoptif », le ministre se démène sans compter et se prive de vie mondaine. L’enfant, turbulent, lui mène la vie dure, arrachant à Frédéric Mitterrand cette réflexion – où comme toujours la franchise ouvre directement sur l’inconscient : « Je me demandais parfois si je serais capable de me donner tant de mal pour une petite fille. Les garçons touchaient évidemment à quelque chose de plus intime et de plus ambigu – quoique… » ». [...]

 

 

 

 

 

Ministres pédophiles gentils et enfants méchants


Réseau Coral et Snuff Films: une dure réalité by JaneBurgermeister

Très très méchante vidéo qui dénonce des crimes gentils en racontant n'importe quoi. Des ministres gentils qui violent des enfants méchants, l'ogre Roger Holeindre qui grogne après le gentil Jacques Lang, des politiciens gentils accusés de choses méchantes, de la musique raciste en plus, etc. Vraiment n'importe quoi. Heureusement, tout est faux.

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 09:12

Madame, Monsieur,

Si vous pensez que la Justice française essaie de vous défendre, et de lutter contre les délinquants, cliquez d'urgence sur ce lien.

Vous accéderez à un communiqué très important de la Secrétaire nationale de l'Institut pour la Justice, Laurence Havel.
 
En fait, les autorités publiques préféreraient de beaucoup que vous ne cliquiez pas sur le lien, que vous n'entendiez pas ce message.
 
Il contient des révélations fracassantes sur la politique de sécurité qui est menée dans notre pays. N'hésitez pas à le transférer à tous vos contacts. 
 
Âmes sensibles, s'abstenir.
 
L'équipe de l'Institut pour la Justice
 
MERCI DE CLIQUER ICI
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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 09:00
Moins de pharmaciens en France en 2010

L’AFP rapporte qu’en France « le nombre des pharmaciens a reculé pour la première fois en 2010, selon le recensement annuel de l'Ordre national des pharmaciens », publié le 31 mai 2011.

Les effectifs de pharmaciens inscrits à l'Ordre ont atteint l’effectif de 73 259 professionnels en 2010, soit 73 de moins que l'année précédente. Bien que cette baisse de 0,1% ne soit « guère significative », il reste qu’« un symbole est atteint : la croissance globale des effectifs de pharmaciens marque un point d’arrêt pour la première fois », écrit l’Ordre. Le repli est « plus marqué chez les pharmaciens libéraux titulaires d’officine (-0,77%)  ou de laboratoires de biologie médicale (-1,3%). » Et même l’« augmentation du numerus clausus annuel de 2004 (de 2250 en 2003, il est passé à 2400 en 2004, soit 150 places supplémentaires dont les diplômes devaient être effectifs en 2010) ne parvient pas à compenser les sorties du tableau de l’Ordre », dues à des départs de pharmaciens pour la retraite, mais aussi à des reconversions professionnelles.

« Plus grave encore », écrit le rapport, « on constate en 2010 une évaporation des jeunes diplômés : 20 % d’entre eux ne s’inscrivent pas à l’Ordre à l’issue de l’obtention de leur diplôme en choisissant probablement d’autres professions connexes ou d’autres voies (environnement, cosmétologie, agro-alimentaire…). » Ce constat tend à souligner que la jeune génération « remet en cause l’attractivité de la profession », ce qui conduit Isabelle Adenot, Président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, à alerter ses condisciples : « face au défi démographique qui attend la profession, il faut plus que jamais raisonner avec d’autres paradigmes pour accueillir les jeunes. La profession a besoin de sa jeunesse. »

Sans préjuger d’une étude plus précise sur la question, permettons-nous d’évoquer comme cause vraisemblable à ce défaut de motivation de la jeunesse le soupçon diffus présent dans l’opinion à l’encontre de l’industrie pharmaceutique, soupçonnée d’être bien plus engagée dans des logiques de profit massif, non dénuées de manœuvres occultes, qu’à la recherche du service de la santé et du bien commun. S’il ne fallait qu’un exemple, la récente affaire des protections dont a bénéficié le médicament Médiator l’a illustré.

Il n’est pas inutile de rappeler enfin que la profession de pharmacien en officine est aujourd’hui privée de son droit à l’exercice de l’objection de conscience, notamment dans la collaboration formelle avec la mise en vente de produits objectivement contraceptifs ou abortifs, comme le rappelait un dossier spécial de L’Homme Nouveau du 27 février 2010.

Le Pape Benoît XVI a plusieurs fois rappelé l’impératif de ne « pas renoncer aux exigences de sa conscience au nom des lois du marché, ni au nom de certaines législations complaisantes. » La jurisprudence, pour sa part, a considéré que le monopole local d’un service public n’autorisait pas son détenteur à faire prévaloir des convictions personnelles : en assimilant les pharmaciens à des fonctionnaires distributeurs de substances médicinales autorisées, elle n’a pas forcément aidé elle non plus à valoriser la profession. Et si beaucoup de jeunes n’écoutent pas nécessairement le pape, beaucoup sont en revanche sensibles à un engagement professionnel qui ait du sens, et ne soit pas uniquement conditionné par le matérialisme ou la quête pure et simple de la rentabilité. Si des éléments de motivation sont à chercher quelque part, c’est peut-être là qu’il faut creuser.

Moralité de l'histoire,comme pour tous les "petits commerces "dits de proximité,la disparition va continuer,sous la pression de Bruxelles et la conséquence sera que nous retrouverons ces produits en grande surface!Concentrations,hausses des prix,monopoles c'est drôle que les pro-diversités et les multiculturalistes n'appliquent pas au domaine financier ce qu'ils prônent pour le reste de la société!Bizarre non!Pas touche à l'argent,là on ne partage pas,y a pas de diversité qui tienne!

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 08:41

L’appel du muezzin amplifié au Puy-en-Velay

puy.jpg

Interrogé dans le cadre d’une émission de Public Sénat du 30 mai sur la ville UMP de Laurent Wauquiez, l’imâm du Puy-en-Velay (un Lybien …) est content de la tolérance du maire  :« on a des hauts-parleurs qui donnent à l’extérieur pour l’appel à la prière, les voisins ne se sont pas plaints de ce côté là »

mosquée puy-en-velay mosquée puy-en-velay

Laurent Wauquiez, très fier de l’islamisation tranquille de sa ville, a dans l'émission excellé dans l’exercice de relativisme et de langue de bois, oubliant sciemment que la charia est source de loi en Egypte :

« j’ai vécu en Egypte (…) l’Islam n’est pas une religion qui est intégriste. Comme dans tout groupe vous avez des gens qui sont extrémistes et qui cherchent à détourner les choses. Mais l’islam est parfaitement conciliable avec la république française » (minute 13)

Apparemment, Wauquiez n’a aucune idée de ce qui est enseigné à l’Université islamique d’Al-Azhar, la référence en Egypte quant à l’enseignement de l’islam (préconisant djihad, meutre des apostats et des homosexuels,voir mon livre  révélant les textes enseignés). Il ne doit pas être au courant non plus du rapprochement amical entre les frères musulmans et al-azhar.

Les électeurs UMP connaissent donc déjà une partie du programme de la « majorité » : Grandes mosquées, appels du muezzin dans les zones colonisées… et bientôt l’application « républicaine » de la charia ?

Observatoire de l’islamisation- mai 2011

 

 

 

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 08:27
Augmentation des prix alimentaires : vers une grande famine planétaire ? 

PARIS (NOVOpress) – L’augmentation des prix de la nourriture, qui pourrait s’élever à 90% au cours des 20 prochaines années, a un impact direct sur la famine dans le monde alors que 925 millions de personnes souffrent déjà de la faim.

« Le système alimentaire est dans une situation d’échec au niveau mondial » a ainsi déclaré la Directrice Exécutive de l’ONG Oxfam, Barbara Stocking

D’après un rapport de cette organisation, la famine est en augmentation dans le monde du fait de l’inflation des prix de la nourriture et des pics du prix du pétrole alimentés par les spéculateurs, de la lutte pour les sols et l’eau, et du changement climatique

Selon les estimations des experts, les prix de la nourriture devraient augmenter de 70 à 90% en termes réels d’ici 2030, et ceci sans même prendre en compte l’éventuel effet du changement climatique, qui pourrait à nouveau doubler les prix.

Les prix du maïs ont d’ailleurs plus que doublé au cours des 12 derniers mois, la production mondiale étant incapable de suivre le rythme de la demande record liée notamment à la croissance de l’industrie de l’éthanol aux Etats-Unis.

Face à cette situation, l’ONG Oxfam appelle à limiter la spéculation dans les marchés agricoles et s’oppose fermement à l’utilisation de la nourriture comme matière première pour la production de biocarburants.

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