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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 10:43

LE M.A.S.D.U.

Le pape Paul VI devant l’assemblée générale de l’ONU, le 4 octobre 1965.

AU début de l’année 1965, l’abbé de Nantes exposa dans une série de Lettres à mes Amis intitulées “ l’Église et le Masdu ”, la pensée personnelle de Paul VI, dont tout le dessein se trouve expliqué, analysé, dénoncé : c’est une utopie politico-religieuse, une nouvelle théorie de la religion comme “ MOUVEMENT D’ANIMATION SPIRITUELLE DE LA DÉMOCRATIE UNIVERSELLE ”, en abrégé : MASDU…

Ce nom même, l’abbé de Nantes le trouva dans un discours du Saint-Père du 30 janvier 1965 : « L’Église… ne peut se désintéresser de l’animation idéologique, morale et spirituelle de la vie publique et, en ce domaine, elle invite à travailler avec confiance ; oui, avec confiance dans les institutions qui forment la norme et l’histoire de notre société, et qui sont aujourd’hui les institutions démocratiques ». Autrement dit, l’Église se fait la servante humble et discrète de la nouvelle société humaine, elle aspire généreusement à rivaliser d’ardeur sociale avec tous les autres générateurs d’héroïsme humain.

C’est le Messianisme révolutionnaire de Lamennais, c’est la Démocratie chrétienne de Sangnier, tout cela repris et mis en système par Jacques Maritain, ami personnel de Paul VI dans son HUMANISME INTÉGRAL.

On peut décomposer ce système en trois parties et un important corollaire :

1° – L’HUMANITÉ, au lieu de l’ÉGLISE et de sa Chrétienté, est la société de salut universelle.

2° – La Charte des DROITS DE L’HOMME en est l’ÉVANGILE nouveau, avec sa trilogie de Liberté, Égalité, Fraternité.

3° – La Construction de la DÉMOCRATIE MONDIALE est la forme terrestre du ROYAUME DE DIEU. Elle se fera par l’avènement de la Justice et de la Paix, dans la Vérité et dans l’Amour…

Corollaire : La RELIGION, toutes confessions réunies, sera l’inspiratrice et l’ANIMATRICE SPIRITUELLE de l’Humanité ainsi régénérée.

AU LIEU DE L’ÉGLISE, L’HUMANITÉ

La vision du monde de Paul VI abolit la différence et l’opposition irréconciliable qu’affirmaient avec autorité ses Prédécesseurs, tel Léon XIII dans Humanum Genus : « Le Genre humain est partagé en deux camps ennemis, lesquels ne cessent de combattre l’un pour la vérité et la vertu, l’autre pour tout ce qui leur est contraire. L’un est la véritable Église de Jésus-Christ… l’autre est le royaume de Satan ». (…)

Paul VI ne veut connaître qu’un Monde profane, défini comme un corps social universel, légitimement autonome, extérieur à l’Église, pleinement humain, ni chrétien ni satanique. Il ignore délibérément les forces adverses avec lesquelles il ne pourrait décemment prêcher la réconciliation. Il suppose donc le problème résolu, Satan définitivement réconcilié, exclu ou inexistant !

Tous les hommes sont bons, tous désirent la paix, la justice, le progrès. (…)

Toutes les vertus surnaturelles que la société chrétienne puise dans les mérites du Christ, la grâce des sacrements et l’obéissance aux Commandements de Dieu, le Pape les attribue comme naturellement aux hommes, globalement aux masses, d’où résulte cette DÉMOCRATIE UNIVERSELLE dont il attend un bond en avant de l’humanité. Comme si le démon n’y régnait pas ! Ni le péché originel ! ni tant de désordres et de crimes ! Comme si la bonté était dans la nature et dans le cœur de tous les hommes d’aujourd’hui !

Selon Paul VI, les peuples aspirent à une société internationale, sans classes, pluri-raciale et multireligieuse où pourraient enfin entrer en composition, en accord pai sible, tous ces totalitarismes sans exception. Les instances de l’ONU et de l’UNESCO en avancent la réalisation. L’Église, “ le MASDU ”, y peut jouer un rôle incomparable et ainsi être appelée, par Dieu, à en devenir l’âme. C’est l’objectif des efforts du Pape et le but du Concile Vatican II.

Dès lors, l’espoir de l’humanité n’est plus l’Église, mais l’ONU, sa réplique politique : « C’est ce qu’il y a de plus beau dans l’Organisation des Nations-Unies, c’est son visage humain le plus authentique. C’est l’idéal dont rêve l’humanité dans son pèlerinage à travers le temps ; c’est le plus grand espoir du monde. Nous osons dire : c’est le reflet du dessein de Dieu— dessein transcendant et plein d’amour — pour le progrès de la société humaine sur la terre, reflet où Nous voyons le Message évangélique, de céleste, se faire terrestre ». (Discours de Paul VI à l’ONU)

S’adressant encore à l’ONU, le Pape affirme : « Pour assurer le bien public qui intéresse tout le genre humain, il ne peut y avoir d’autre organisation que la vôtre qui est fondée sur le respect du droit, de la juste liberté, de la dignité de la personne, le rejet de la funeste folie de la guerre et de la fureur néfaste de la tyrannie ».

Ainsi, dans le rêve du Saint-Père, l’ONU, cette Tour de Babel jacassante, inefficace pour le bien, efficace pour le mal, se substitue à l’Église, la dépasse, la déborde de toutes parts.

Cette utopie de Paul VI est une hérésie, une impiété et un mensonge qui déshonore l’Église et le Christ. S’il y a une réalisation temporelle de l’Évangile, c’est la civilisation chrétienne des peuples catholiques, toute fondée sur Jésus-Christ, prolongement social de l’Église, œuvre de grâce et de foi. Ce ne sera jamais la maçonnique ONU.

« Nous n’avons pas à démontrer, écrivait saint Pie X, dans sa Lettre sur le Sillon, que l’avènement de la démocratie universelle n’importe pas à l’action de l’Église dans le monde… La réforme de la civilisation est une œuvre religieuse, au premier chef, car pas de vraie civilisation sans civilisation morale et pas de vraie civilisation morale sans la vraie religion : c’est une vérité démontrée, c’est un fait d’histoire ».

AU LIEU DE L’ÉVANGILE, LA CHARTE DES DROITS DE L’HOMME

L’Église et la Chrétienté, depuis deux mille ans, vivent de la grâce de Dieu et des vertus théologales, dont les vertus morales ne sont que les effets dérivés. Selon notre Évangile, point de charité fraternelle sans amour de Dieu et point d’amour de Dieu sans la grâce du Christ que donne seule l’Église.

Mais Paul VI, en bon disciple de Maritain, fonde cette humanité régénérée, cette Démocratie Universelle sur la “ Conscience ” et régie par la Loi de la civilisation moderne, la “ Charte des Droits de l’Homme ”. Avec Maritain, le Pape pense que les Droits de l’Homme sont tout simplement la transposition en langage moderne et profane… du Message évangélique ! Il condond la conscience morale avec la force morale que donne seule la grâce divine, et la solidarité humaine avec la charité chrétienne

Dans l’Allocution du mercredi 2 août 1972, le Pape exposait cette théorie de la conscience considérée comme une force morale souveraine sur laquelle se greffe le “ sentiment religieux ”, en des termes stupéfiants :

« C’est en exprimant sa conscience morale que l’homme s’affranchit des tentations qui l’assaillent, parce que son organisme complexe est déréglé par une tare héréditaire : le péché originel. Il retrouve alors, du moins, la notion et le désir de sa perfection. C’est cette conscience morale qui lui fait surmonter les tentations avilissantes pour sa dignité, écarter les craintes qui le rendent lâche et sot, entretenir les sentiments qui font de lui un homme honnête et fort. »

« Qu’exprime donc cette conscience avec une telle énergie ? Les Droits de l’Homme ! » (Message à l’ONU)

La religion n’a aucune part à cet élan. C’est le culte de l’homme qui doit engendrer l’amour de l’homme…

AU LIEU DU ROYAUME DE DIEU, UNE DÉMOCRATIE UNIVERSELLE

Paul VI dépouille le Royaume du Christ de tous ses attributs lumineux : la paix, le repos, la douceur, la joie, la Gloire, le Bonheur total pour tous les élus, pour en revêtir sa chimère du Monde Nouveau, comme d’un paradis terrestre reconstruit par la seule invention et la seule force des hommes ! (…)

Le Pape annonce une Bonne Nouvelle, pour tout de suite, ici-bas, et comme une œuvre purement humaine à laquelle préside seulement, de haut, impotent mais favorable, un Dieu Inconnu.

Pourtant il n’y a d’avancement pour l’ordre temporel que dans la mesure où les chrétiens « cherchent d’abord le Royaume de Dieu et sa Justice », c’est-à-dire la vie de la grâce et sa sainteté qui doivent les introduire à la Béatitude de Gloire du ciel !

Là encore, saint Pie X est clair dans sa Lettre sur le Sillon : « On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Église n’en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la civilisation n’est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et de la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété : omnia instaurare in Christo ».

Paul VI annonce la PAIX comme un fruit mûr de la civilisation et de l’ONU, mais en subordonne l’avènement à l’instauration première de la JUSTICE. De conservatrice, la pensée du Pape se fait bientôt subversive. Elle excite les convoitises de tous les peuples du Tiers-Monde en leur proposant “ le développement ” comme le but essentiel et premier de tous leurs efforts. (…)

Son programme ? « Réduire les inégalités, combattre les discriminations, libérer l’homme de ses servitudes, le rendre capable d’être lui-même l’agent responsable de son mieux-être matériel, de son progrès moral et de son épanouissement spirituel ».

C’est l’effort le plus cohérent qui ait jamais été entrepris pour détourner les hommes du Ciel et pour les rendre esclaves du Maître de la Terre, celui qu’annonce l’Apocalypse. Et d’autant plus que, dans cette construction d’un monde pleinement humain, une place est faite aux religions, un rôle est reconnu aux Églises, toutes mortellement confondues.

COROLLAIRE
LA RELIGION, ANIMATION SPIRITUELLE DE LA CITÉ IDÉA
LE

Quelle place a la religion dans cette construction ? L’humanisme partout le proclame : l’Homme se suffit à lui-même. La Tour de Babel n’a rien d’une Cathédrale ; elle est un prodige d’énergie, de solidarité, de fraternité humaines, tout humaines.

Un appel explicite à Dieu, à la transcendance, un recours à une Révélation céleste, à une Rédemption surnaturelle, la reconnaissance d’un culte, d’un dogme, d’une Église particulière, tout cela est exclu ou tout au plus toléré comme activité culturelle. Et c’est précisément à cause de cette exclusion de Dieu, du Christ, de l’Église, que les Prédécesseurs de Paul VI avaient jeté l’anathème sur cette folle entreprise de l’orgueil humain. Or Paul VI non seulement l’accepte mais s’en fait le propagandiste : « Il n’y a plus d’isolement permis : l’heure est venue de la grande solidarité des hommes entre eux pour l’établissement d’une communauté mondiale unie et fraternelle ». (…)

Étant entendu que cette société mondiale ne reconnaît aucune religion, elle n’est la servante d’aucun dieu. Mais Paul VI espère cependant que la religion pourra se faire accepter comme la servante de ce Monde qui prétend l’ignorer, car elle se sent apte à lui apporter un secours non-négligeable. (…)

Depuis toujours, l’Église se sert des biens divins qui lui sont donnés par son Seigneur et pour son Seigneur. Paul VI veut maintenant qu’elle s’en serve pour faire réussir le projet de l’Homme qui se fait Dieu ! « La religion du Dieu qui s’est fait homme » est engagée par le Pape au service de « la religion (car c’en est une) de l’homme qui se fait dieu ».

Il faudra évidemment une sérieuse “ remise à jour ”, une véritable “ reconversion ” pour rendre la religion catholique apte à ce nouveau “ service ”. (…)

« Nous devons assurer à la vie de l’Église une nouvelle façon de sentir, de vouloir et de se comporter », affirmait le Pape à Bethléem, dès le 6 janvier 1964. Personne ne pouvait deviner où irait cette si totale mutation…

Toutes les religions sont appelées à fraterniser dans l’œuvre temporelle qui leur est une nouvelle et commune raison d’être. Les querelles dogmatiques sont désuètes, « les guerres de religion sont finies pour toujours », le fanatisme est mort, le prosélytisme éteint. Il ne s’agit plus de s’arracher les âmes et de les passionner pour « les choses suprêmes », mais de les mettre au service de l’humanité. Voici les dieux réconciliés de force par leurs prêtres, attelés ensemble à l’œuvre de la réussite du monde moderne. C’est l’Œcuménisme !

Voici la réponse de saint Pie X : « Étranges, effrayantes et attristantes à la fois, sont l’audace et la légèreté d’esprit d’hommes qui se disent catholiques, qui rêvent de refondre la société dans de pareilles conditions et d’établir sur terre, par-dessus l’Église catholique, “ le règne de la justice et de l’amour ”, avec des ouvriers venus de toutes parts, de toutes religions ou sans religion, avec ou sans croyances, pourvu qu’ils oublient ce qui les divise : leurs convictions religieuses et philosophiques, et qu’ils mettent en commun ce qui les unit : un généreux idéalisme et des forces morales prises “ où ils peuvent ”. On est effrayé… C’est l’apostasie organisée. »

L’exclusif et chimérique intérêt que Paul VI porta à la Construction du Monde, ce primat de la politique la plus indéfinie, la plus irresponsable, la plus déracinée qui soit, opéra dans l’Église entière une affreuse, une effroyable destruction. Les dogmes deviennent tous, dans leurs arêtes vives, des obstacles à la compréhension universelle, des gênes pour la fraternité. Les sacrements, d’abord considérés comme des prises de force, des sources d’énergie spirituelle pour l’engagement temporel, ont bientôt cessé d’avoir aucune utilité puisque les autres hommes nous valent sur le chantier du monde sans y recourir vraiment. Les Commandements de Dieu sont infléchis autant que faire se peut dans le sens souhaité par les architectes du Monde à construire et puis, finalement, rejetés comme des freins insupportables.

Enfin, toute l’Institution de l’Église s’effondre. (…)

À cause de cette utopie hérétique du MASDU, condamnée d’avance par saint Pie X, Paul VI sera un jour déclaré Anathème. Il est le Grand Corrupteur de l’Église au XXe siècle.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 08:28
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 06:28
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 06:26

Acteurs impliqués dans la conception. Expression utilisée à la place du mot « parent », car « Aujourd’hui, la filiation biologique n’est plus la seule filiation possible ; il y a une multiplication des acteurs impliqués dans la conception et l’éducation des enfants » (Dominique Bertinotti, commission des lois, réunion du 18 décembre 2012).

Américain. Mot fascinateur et accroche publicitaire, tout ce qui est américain étant réputé posséder toutes les qualités possibles.

Antifascistes. Agitateurs d’extrême gauche habituellement encensés par les médias et peu poursuivis par la justice malgré les déprédations et les violences qu’ils provoquent (ex. : « Des antifascistes protestent contre la venue du candidat FN à Sciences–po », leMonde.fr du 13 février 2014).

Austérité. Mot trompeur destiné à faire croire que l’on réduit effectivement les dépenses publiques en France, alors que l’on se borne, au mieux, à augmenter les dépenses un peu moins qu’anticipé et que l’on augmente surtout les prélèvements sur les salariés ; synonyme tout aussi trompeur : « rigueur ». Voir« économies budgétaires ».

Bain de sang. Expression utilisée pour dramatiser des manifestations dans un pays ou un régime faisant l’objet d’une opération de déstabilisation occidentale (ex. : « Ukraine : après le bain de sang, la quête d’une situation politique », Le Monde du 24 février 2014).

Bashing. Anglicisme destiné à suggérer que les critiques à l’encontre des responsables du Système seraient excessives et outrancières (ex. : « Hollande bashing »). Mais curieusement les mêmes ne déplorent jamais le « Poutine bashing », le « Hassad bashing » ou « l’Iran bashing » incessants de nos médias.

Bleus. Equipe de France de football. Sur le terrain les Bleus sont facilement reconnaissables à leur couleur et au fait qu’ils ne connaissent pas les paroles de l’hymne national.

Camp de voyageurs. Camp de Roms pour Ouest France (« Un jeune policier roué de coups dans un camp de voyageurs »,Ouest France du 16 mars 2014).

Care (éthique du care). Concept abscons d’origine américaine (de to care : se soucier de) introduit par Martine Aubry, alors première secrétaire du PS, qui prétend qu’il faudrait fonder désormais la société sur les « valeurs » féminines réputées bien plus bénéfiques que celles des hommes. Moralité : les femmes sont des hommes comme les autres mais elles leur sont quand même supérieures en tout !

Cathos. Diminutif méprisant et vaguement moqueur pour Catholiques (ex. : « Le film qui fâche les cathos » [à propos du film Au nom du fils], Metro du 7 mai 2014). On ne dit jamais musuls pour musulmans ni jujus pour juifs, bien évidemment.

Cœur (au cœur). Expression stéréotypée destinée à faire croire que l’oligarchie politique prendrait en compte un sujet qui préoccupe la population : elle répète alors à l’envi que ce sujet serait « au cœur » de l’action du gouvernement. Mais il y a tellement de choses qui sont censées être « au cœur » de l’action gouvernementale qu’en réalité cela ne traduit aucune priorité particulière autre que verbale.

Cohésion sociale. Prétexte utilisé par le Système pour maintenir les dépenses de transfert à un haut niveau car il faut « maintenir la cohésion sociale » : en fait, acheter des clientèles électorales.

Commando. Expression employée pour fustiger « l’extrême droite » ou les catholiques « intégristes » qui agresseraient leurs pacifiques opposants politiques ; désigne en réalité bien souvent des militants identitaires qui tentent de se défendre face à une agression gauchiste. Les gens d’extrême gauche n’organisent jamais de « commandos », ce ne sont que des militantscourageux qui s’opposent au fascisme… plus de 60 ans après sa disparition en Europe.

Communauté internationale. Expression trompeuse désignant les gouvernements et organisations internationales inféodés aux Etats-Unis et soumis à l’idéologie occidentale, donc en réalité minoritaires à l’échelle de la population mondiale (ex. : « La communauté internationale choquée par le triomphe de Marine Le Pen en France », leFigaro.fr du 26 mai 2014).

Complot. Terme en général employé sur un mode humoristique pour déconsidérer tous ceux qui dénoncent l’existence du projet politique secret de l’oligarchie et qui seraient, bien sûr, tous des toqués d’extrême droite atteints de « complotisme ». Voir aussi « rumeur ».

Contrôle fiscal. Grand classique de la communication gouvernementale qui accompagne une augmentation des prélèvements pour tous les salariés ; dans ce cas on explique toujours que le contrôle fiscal a rapporté beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat.

Crise. Mot fétiche de l’oligarchie politique destiné à justifier qu’elle ne tient jamais ses promesses électorales, notamment en matière d’emploi. L’expression est trompeuse car justement c’est bien l’oligarchie qui provoque ou accentue les « crises ».

Culte. Dans l’expression « film culte ». Film que tout individu d’une génération donnée doit avoir vu sous peine de passer pour un ringard. Trad.: parfois, regardable, le plus souvent chiant, insipide, partisan, conformiste (ex. : Haneke, Besson, Scorcese, Almodovar… réalisent souvent des films « culte »). On dit aussi livre culte, BD culte, chanteur culte, festival culte…

Cyberpatrouilles. Surveillance accrue d’Internet et des réseaux sociaux par les services de police, au motif de dépister les « cyber-djihadistes » ; l’usage du mot patrouille est destiné à rassurer les braves gens qui pourraient s’inquiéter du renforcement de l’espionnage de leurs communications.

Déclarant. Mari et femme, selon le fisc, depuis le vote de la loi sur le « mariage » homosexuel.

Déconstruire les stéréotypes de genre. Expression pédante signifiant que l’on veut rééduquer les enfants pour leur faire oublier leur identité et leur sexe (« La création du programmeABCD de l’égalité, qui s’adresse à l’ensemble des élèves de la grande section de maternelle au CM2 et à leurs enseignants, vise à déconstruire des stéréotypes de genre », site du ministère de la Santé, décembre 2012).

Défense européenne. Oxymore trompeur destiné à faire croire que l’Union européenne assurerait la défense militaire de l’Europe, alors qu’elle se borne à confier ce rôle à l’OTAN, donc aux Etats-Unis.

Délinquant routier. Expression trompeuse ; tout automobiliste est un délinquant en puissance et un malade pour le Système (ex. : « 70% des délinquants routiers rechutent dans les 8 ans »,Le Monde du 2 mai 2014). Voir aussi « Violence routière ».

Difficultés de circulation. Euphémisme utilisé par la SNCF pour cacher aux usagers que des grèves sporadiques ou des actes de malveillance perturbent la circulation des trains. Voir aussi « panne électrique », « événements défavorables ».

Djihadiste français (s’écrit aussi sous la forme jihadiste français). Oxymore désignant des musulmans résidant habituellement en France et combattant en principe à l’étranger contre des gouvernements laïcs pour instaurer la charia ou contre les armées occidentales. Ces combattants de la guerre sainte n’ont rien de français, sinon une pièce d’identité. On dit aussi dans le même registre « terroriste français » (ex. : « Encore un terroriste français », Le Parisien du 2 juin 2014 à propos de Mehdi Nemmouche suspecté d’être l’auteur de l’attentat du musée juif de Bruxelles) ; l’emploi du mot djihadiste permet aussi d’éviter d’utiliser le terme musulman, puisque chacun sait que l’islam est une religion de paix et de tolérance ; on dit aussi « djihadisme européen » dans le même registre.

Drame. Mot sidérant permettant de ne pas qualifier un fait qui irait à l’encontre de l’idéologie dominante. Ainsi quand une personne d’origine immigrée commet un crime on utilise le mot drame à la place ; de même pour ne pas écrire que la pression de l’immigration irrégulière sur les frontières de l’Europe s’accentue on utilise le mot drame, qui a l’avantage de transformer en victimes ceux qui veulent pénétrer irrégulièrement en Europe (ex. : « Immigration : l’Europe face au drame », Le Monde du 7 mai 2014).

Economies budgétaires. Expression trompeuse en France car en réalité on ne diminue pas les dépenses publiques mais on se borne, au mieux, à diminuer leur augmentation tendancielle supposée. Voir « austérité ».

Egalité de genre. Promotion systématique de la part des femmes dans tous les emplois.

Embuscade (en). Expression sidérante destinée à donner une image négative de la progression électorale du Front national (ex. : « Dans cette commune, le FN se tient en embuscade »). Cette expression est destinée à suggérer la malfaisance du FN, toujours à l’affût d’innocentes victimes. Traduction : le FN a des chances de gagner. Voir « rafler ».

En-commun. « De la conception à la gestion des espaces publics, comment construire un “en-commun” » (« Refonder la politique d’intégration », 2013). Charabia destiné à faire croire que la société n’a pas implosé.

Europhobe. Expression trompeuse visant une personne qui conteste l’orientation actuelle de l’Union européenne. Or on peut être « européen » tout en contestant l’Europe de Bruxelles ; l’expression suggère aussi que le fait d’exprimer une opinion contraire relèverait de la maladie (phobie) dont il faudrait guérir.

Eurosceptique, euroscepticisme. Euphémisme trompeur employé pour désigner tous ceux qui n’ont pas voté pour les partis institutionnels lors des élections européennes de mai 2014 et qui seraient donc « sceptiques ». En réalité, il ne s’agit pas de scepticisme mais bien de révolte contre les conséquences de la politique conduite par l’Europe de Bruxelles.

Evénements défavorables. Euphémisme utilisé par la RATP quand des supporters de l’équipe d’Algérie de football bloquent la circulation des bus.

Extrême droite musulmane. Islamistes, selon Charlie Hebdo, puisque le mal ne saurait venir que de la droite.

Fait religieux. Expression contournée pour tenter de noyer la montée en puissance de l’islam dans la société dans un phénomène religieux indéfini (ex. : « Près d’un salarié sur deux confronté à la montée du fait religieux en entreprise », Les Echosdu 15 mai 2014). Voir aussi « intégrismes ».

Fantasme(s). Mot trompeur : quand une information est susceptible d’aller à l’encontre de ce que veut faire croire l’oligarchie on la qualifie de fantasme (ex. : « Le traité transatlantique : réalités et fantasmes », leFigaro.fr du 19 mai 2014). Voir aussi « rumeur », « complot ».

Femme active. Expression trompeuse utilisée par la presse « féminine », destinée à dévaloriser la mère de famille au profit de la femme salariée.

Festif (soirée festive). Euphémisme médiatique pour décrire les nombreux incidents provoqués en France par les supporters de l’équipe de football d’Algérie.

Fête des mères. Fête de plus en plus politiquement incorrecte, surtout à l’Education nationale où, comme l’on sait, on n’enseigne pas du tout la théorie du genre ; certaines écoles ont ainsi décidé que les enfants ne prépareraient plus de cadeaux pour la fête des mères « pour éviter des situations délicates pour de nombreux élèves ».

Fêtes religieuses. Expression trompeuse ; l’oligarchie ne respecte que les fêtes qui ne sont pas chrétiennes. Elle invite en outre systématiquement à travailler lors des fêtes chrétiennes, pour « lutter contre le chômage », bien sûr. Voir aussi « fait religieux ».

Film psychologique. Film, souvent français, barbant et destiné à ébahir les bobos. Voir « culte ».

Français (les). Expression marqueur de l’oligarchie qui a pris l’habitude de parler des Français à la troisième personne, pour bien marquer sa distance critique à leur égard.

France rance. Personnes assistant aux spectacles de Dieudonné, selon Roger Pol-Droit, et donc évidemment d’extrême droite (Les Echos du 9 janvier 2014) ; on peut dire aussi « patriotisme rance » pour viser le Front national (Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, Les Echos du 3 juin 2014).

Franco-israélien. Expression employée quand un escroc d’origine juive se réfugie en Israël pour échapper à la justice.

Groupes académiques climat scolaire. Expression alambiquée pour cacher la triste réalité de l’insécurité et de l’indiscipline dans les établissements scolaires publics (« Afin de rendre effective cette lutte contre les violences, des “groupes académiques climat scolaire” sont par ailleurs déjà constitués pour aider localement chaque école et établissement », site du ministère de l’Education nationale).

Guerre froide. Expression trompeuse employée quand la Russie entend résister aux menées occidentales (ex. : les événements en Ukraine et en Crimée ont été assimilés à une « nouvelle guerre froide » par les médias occidentaux). Les Etats-Unis et leurs satellites ne sont, bien entendu, jamais suspects de vouloir raviver la guerre froide.

Humoriste. Histrion qui accède aux médias à la condition de tenir des propos politiquement corrects et notamment de se moquer des hommes, des catholiques et des électeurs du Front national et, bien sûr, de ne parler que de sexe. Dieudonné pour cette raison n’est plus un humoriste mais un « polémiste ».

Idée idiote. Quand un « jeune » jette une pierre sur un policier, ce n’est pas une agression violente mais seulement une « idée idiote », selon La Provence du 22 novembre 2013.

Idéologie. Mot trompeur utilisé à l’encontre de ceux qui critiquent le Système : on les accuse alors de faire de l’idéologie (ex. : « Point de posture, point d’idéologie », lance le premier ministre à l’intention de l’opposition lors du débat au Parlement sur la réforme pénale le 3 juin 2014). Le Système veut faire croire qu’il refuse l’idéologie alors qu’en réalité il repose tout entier sur des présupposés idéologiques comme le libre-échangisme ou l’antiracisme, par exemple. On utilise aussi le mot « polémique »* dans le même sens (pas de « vaines polémiques », bien sûr).

Immobilier (marché de l’). Dans les médias l’immobilier fait toujours l’objet de commentaires euphoriques selon la méthode Coué : le marché de l’immobilier « repart » et ses prix « baissent ». Mais curieusement ce n’est jamais ce que l’on constate à titre personnel.

Inégalité. Mot sidérant, sorte de figure moderne de Satan et prétexte à l’ingénierie sociale et à l’intervention croissante de l’Etat pour rétablir une prétendue égalité naturelle des situations. Mais curieusement les pourfendeurs de l’inégalité, ralliés au néo-libéralisme, ne s’intéressent plus aux inégalités sociales. Voir aussi « égalité réelle ».

Infertilité sociale. Mal dont seraient victimes les « couples » homosexuels, effectivement dans l’impossibilité de procréer (« La présente proposition de loi a pour objet d’ouvrir l’assistance médicale à la procréation à tous les couples infertiles, qu’il s’agisse d’une infertilité médicale ou “sociale”. » (Proposition de loi déposée au Sénat par cinq sénateurs socialistes le 19 juillet 2013).

Intégrisme(s). Concept fourre-tout utilisé pour essayer de placer sur le même plan l’islamisme et le traditionalisme catholique, afin de relativiser le premier ; pour les juifs on ne parle pas d’intégristes mais d’orthodoxes ou à la rigueur d’ultra-orthodoxes. Voir aussi « fait religieux ».

Jupe. Attribut vestimentaire féminin ringard et réac sauf s’il est porté par un garçon à l’instigation du conseil académique de la vie lycéenne de Nantes le 16 mai pour « lutter contre le sexisme ».

Lieu de culte. Périphrase utilisée dans les bulletins municipaux pour indiquer que la commune a favorisé l’implantation d’une mosquée pour ne pas avoir à employer ce mot. Voir aussi « centre culturel et religieux ».

Livre blanc. Quand l’oligarchie ne sait pas comment trancher une question ni définir une stratégie, elle produit un livre blanc, qui en général permet de différer la réponse sans établir de priorités claires. Voir aussi « observatoire ».

Mariage homosexuel. Mensonge sémantique. Le mot « pariage » serait plus approprié car il traduit une association entre pairs. En tout cas il est préférable d’écrire « mariage » homosexuel (mariage écrit entre guillemets) ou pseudo-mariage homosexuel.

Médaille d’or. Mensonge publicitaire consistant à faire croire qu’une horrible piquette serait un très bon vin, plusieurs fois primé par des œnologues.

Migrant. Mot trompeur désignant un étranger, en général d’origine africaine, tentant d’entrer illégalement sur le territoire de l’Union européenne. Voir « drame ».

Milicien (pro-russe). Expression destinée à jeter le discrédit sur les russophones fédéralistes d’Ukraine en suggérant qu’il s’agit d’individus violents et armés ; milicien est un jeu de mot avec police qui se dit militzia en russe. Voir « rebelle », « séparatiste ».

Milliers. Chiffre sidérant employé quand des manifestants défilent pour une cause politiquement correcte et destiné à faire croire qu’ils sont représentatifs (ex. : « Des milliers de jeunes ont manifesté hier contre le Front national », Les Echos du 30 mai 2014). Quand il s’agit des opposants à la loi Taubira sur le mariage des homosexuels, par contre, les médias comme les services de la préfecture de police ont beaucoup plus de mal à compter les milliers ou les millions.

Modeste (ex. : « les plus modestes »). Mot trompeur qui désigne non pas les vrais pauvres, mais ceux qui bénéficient de la redistribution initiée par les collectivités publiques et qui constituent une clientèle électorale précieuse, notamment pour les partis de gauche ; beaucoup de ces foyers modestes sont en réalité composés de personnes issues de l’immigration. Voir « petit ».

Nationaux-populistes. Expression sidérante utilisée dans les médias pour suggérer insidieusement que les mouvements souverainistes, identitaires, patriotiques ou populistes, et d’une façon générale ceux qui sont en désaccord avec la politique de l’Union européenne, seraient les héritiers des nationaux-socialistes des années 1930 (ex. : « Les élections européennes sous la pression des nationaux-populistes », leFigaro.fr du 23 mai 2014).

Niveau (le niveau scolaire monte). Désinformation très en vogue à l’Education nationale qui prétendait toujours que le niveau scolaire « montait »… jusqu’à ce que les enquêtes internationales soient publiées confirmant ce que chacun pouvait ressentir : à savoir une baisse continue des performances scolaires dans les disciplines fondamentales, malgré les sommes colossales dépensées chaque année à l’Education nationale.

Normal. Qualificatif tombé en ridicule depuis que François Hollande s’est vanté d’être un président normal lors de la campagne présidentielle de 2012 ; synonyme : lamentable.

Ouverture d’esprit. Expression trompeuse : se conformer au diktat politiquement correct des médias serait faire preuve « d’ouverture d’esprit » (ex. : « Conchita Wurst. Le triomphe de la différence : la victoire de ce travesti autrichien au concours de l’Eurovision atteste de l’ouverture d’esprit des millions de téléspectateurs européens », Le Monde du 13 mai 2014).

Panne électrique. Euphémisme employé dans les transports ferroviaires pour signifier aux usagers que des vols de métaux ont eu lieu. Voir « perturbations », « difficultés de circulation ».

Patriote venu d’ailleurs. Seul type de patriote convenable pour le Système (l’expression a été employée, pour désigner Romain Gary à l’occasion du centenaire de sa naissance, par Kader Arif, secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire le 13 mai 2014).

Patriotisme*. Maladie inquiétante pour l’oligarchie cosmopolite (ex. : « La crise ukrainienne a déclenché en Russie uneinquiétante vague de patriotisme », Les Echos du 30 avril 2014).

Pays de Poutine. Expression synonyme de Russie pour le journal Le Monde (« Le pays de Poutine a réussi ses jeux »,leMonde.fr du 24 février 2014).

Pédagogie*. Synonyme de rééducation des enfants dans le sens du politiquement correct à l’Education nationale.

Personnes éloignées de la culture. Périphrase pour personnes issues de l’immigration et ne parlant pas la langue du pays d’accueil (expression utilisée en Allemagne notamment pour désigner les familles turques).

Perturbation(s). Euphémisme utilisé pour « expliquer » aux usagers qu’un service public ne fonctionne pas (ex. : à la SNCF le trafic est souvent « perturbé »).

Petit. Mot fétiche de l’oligarchie politique qui prétend se préoccuper des « petits », alors qu’elle s’est mise en réalité au service des puissances d’argent. Voir « modeste ».

Philanthrope. Milliardaire défendant des positions politiquement correctes, notamment en matière d’immigration, de mœurs, de libre-échangisme et de mondialisme : pour le Système c’est donc forcément quelqu’un de bien (ex. : G. Soros est un philanthrope, selon La Tribune).

Polémiste(s). Commentateurs politiques qui sur les ondes ou à la télévision ont pour fonction de faire croire que différentes opinions auraient droit de cité dans les médias de propagande. En réalité, ils se bornent à décliner différentes variantes du politiquement correct et se gardent bien de « polémiquer » sur les sujets qui fâchent. Polémiste s’emploie aussi pour les « humoristes » qui ne sont plus politiquement corrects.

Précarité. En général elle est grande et réputée intéresser l’oligarchie qui aime étaler sa fibre « sociale » alors qu’il joue en la matière les pompiers incendiaires puisque c’est le Système qui étend la précarité. Voir « modeste ».

Première école. « Changer le nom en “petite école” ou “première école”, c’est neutraliser d’une certaine manière la charge affective maternante du mot “maternelle” » (Sandrine Mazetier, députée PS, le 1er février 2013).

Préoccupation. Dans le langage diplomatique, signifie embarras ou impuissance à faire cesser ce que l’on fait mine de dénoncer. Synonyme de résignation. Voir aussi « émotion ».

Promotion(s). Expression publicitaire trompeuse destinée à faire croire aux clients qu’ils vont faire une bonne affaire en achetant tel ou tel produit.

Rafler. Terme péjoratif employé en lieu et place de gagner, lorsqu’il s’agit d’une élection susceptible d’être remportée par un candidat du Front national, comme pour suggérer qu’il s’agirait d’un escroc raflant la mise (ex. : « Ces villes que le FN pourraitrafler », Direct Matin du 26 février 2014). Voir « embuscade ».

Rebondir. Mot trompeur généralement employé pour positiver le fait qu’un gouvernant tente d’empêcher la poursuite de la dégradation de sa popularité (ex. : « La stratégie de Hollande pour rebondir », Le Monde du 6 mai 2014) ; on emploie aussi « second souffle » dans le même sens.

Rebelle. Personne défendant son identité et réclamant son indépendance, mais qualifiée de rebelle quand sa cause va à l’encontre des intérêts de l’oligarchie (ex : les russophones d’Ukraine sont des rebelles quand ils se prononcent par référendum pour le fédéralisme). Voir « séparatiste ».

Réponse pénale. Expression trompeuse d’autosatisfaction du monde judiciaire destinée à faire croire que les délinquants et les criminels seraient effectivement sanctionnés par la justice en France ; car le taux de réponses pénales est toujours très élevé, selon les magistrats. Les victimes ou les services de police et de gendarmerie n’ont par contre pas du tout ce sentiment.

Répression. Mot sidérant, relevant de la sémantique de l’extrême gauche et toujours appliqué aux gouvernements désignés comme adversaires des Occidentaux. Ainsi l’Ukraine ne réprime pas les pro-russes, elle conduit seulement des opérations de police. Le Système ne réprime jamais personne, c’est bien connu.

Retardé. Qualificatif trompeur utilisé dans les compagnies de transport à la place du mot retard : le train n’est pas en retard, il est seulement retardé, comme pour suggérer que ce retard serait en quelque sorte étranger à la compagnie.

Risque. Euphémisme utilisé pour éviter d’affirmer un fait qui contredirait le politiquement correct ou qui serait désagréable pour l’oligarchie politicienne (ex. : « Hollande face au risque de cassure avec l’opinion », Le Monde du 7 mai 2014).

Rumeur. Quand un fait que veut cacher le Système est révélé, on parle de rumeur pour essayer de suggérer que sa réalité ne serait pas vraiment établie (ex. : l’enseignement de la théorie du genre serait une « rumeur »). Voir aussi « fantasme », « complot ».

Sanctions. Aboutissement lâche de toute diplomatie occidentale et notamment de celle de l’Union européenne ; les Occidentaux ne préconisent des sanctions que contre ceux que le Système désigne comme ses ennemis (ex. : sanctions contre la Russie accusée d’aider les « séparatistes » russophones en Crimée). Ces sanctions sont avant tout économiques car les Occidentaux pensent que l’économie dirige tout. Elles traduisent leur conception moraliste des relations internationales.

Sauver des vies. Mission de la marine italienne quand elle recueille en mer des immigrés irréguliers tentant d’entrer à Lampedusa, lesquels immigrés finiront par ne pas être refoulés. Mais heureusement pour les droits de l’homme, ils seront saufs.

Séisme. Quand l’oligarchie politique perd les élections et donc son monopole au profit des mouvements identitaires ou populistes on dit que c’est un « séisme » (séisme politique) ; le mot séisme cherche à suggérer que la victoire du Front national serait assimilable à une sorte de catastrophe géologique. Voir « vingt et un avril ».

Séparatiste. Terme destiné à dévaluer le droit à l’autodétermination des peuples lorsqu’ils ne vont pas dans le sens souhaité par le Système et par l’OTAN. Ex. : les russophones de Crimée sont des séparatistes (« séparatistes pro-russes »), mais les Kossavars étaient des combattants de la liberté ; dans le cas de l’Ukraine on dit aussi « militants pro-russes ». Voir « rebelle ».

Sexisme. Mot trompeur car, au lieu de lutter contre le sexisme, on promeut en réalité la domination d’un certain féminisme.

Situation préoccupante. Euphémisme pour dire illettrisme (cf.Les Echos du 29 novembre 2013).

Soft power. Expression d’origine américaine et reprise par l’Union européenne qui se vante d’exercer une puissance d’influence dans le monde, pour cacher le fait que l’Europe sort de l’histoire ; on utilise aussi dans le même sens « smart power ».

Tabou (sans). Expression trompeuse car en général les entretiens « sans tabou » des personnalités du Système se caractérisent par leur nombrilisme affligeant et leur totale correction politique.

Tenue islamique. Euphémisme désignant le port de signes vestimentaires d’appartenance religieuse à l’islam tolérés par l’Education nationale qui se prétend « laïque ».

Terrorisme. Mot sidérant justifiant un contrôle croissant de la population et notamment via les nouvelles technologies de communication et Internet.

Torchon (d’extrême-droite). Publication opposée au politiquement correct. Pour un journal de gauche équivalent, on utilise les termes positifs de « revue satirique ».

Transphobie. Nouvelle phobie inventée par le Système : sans doute la phobie des transsexuels (ex. : 17 mai 2014 « Journée nationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie »).

Veuve noire. Terroriste islamique de sexe féminin, quand elle frappe une cible en Russie. Puisqu’elle tue des Russes elle est donc victime et non coupable. La veuve noire désigne aussi une araignée du genre latrodectus, réputée dévorer les mâles. Mais l’usage du mot veuve au cas d’espèce suggère l’idée que la terroriste a dû perdre son mari du fait de la répression injuste de ces méchants russes. Voir aussi « kamikaze ».

Vingt et un avril. Expression sidérante destinée à mobiliser périodiquement les forces qui s’opposent au Front national ; le « 21 avril » fait référence au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, où Jean-Marie Le Pen était arrivé second, devançant le candidat socialiste. Pour l’oligarchie il faut tout faire pour éviter le retour d’un 21 avril, ce qui signifie en réalité tout faire pour conserver son pouvoir. Voir aussi « séisme ».

Violences interconfessionnelles. Euphémisme utilisé pour rendre compte des violences mettant en cause des islamistes en Afrique. Cette expression permet aussi d’éviter de relever le caractère également souvent racial de ces violences, car par construction les Africains ne peuvent être racistes (ex. : « Regain de violences interconfessionnelles à Bangui », Le Monde du 30 mai 2014).

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 11:27

Introduction par A.A.Upinsky, professeur d’épistémologie.

La stratigraphie, base de datation géologique, a été fondée au XVII siècle sur les trois fameux principes posés par Sténon : superposition, continuité, horizontalité originelle. Ces trois principes étant eux-même tirés d’un postulat de sédimentologie : « les couches du sous-sol sont des strates d’anciens sédiments successifs« .

La stratigraphie est donc, par construction, tributaire des acquis de la sédimentologie. Autrement dit une remise en question des fondements de la sédimentologie constitue nécessairement une remise en question de la stratigraphie et par voie de conséquence, la datation géologique. Aujourd’hui, c’est ce processus de remise en question qu’on enclenché les observations et les travaux de sédimentologie réalisés en laboratoire par le sédimentologue et polytechnicien Guy Berthault.

D’observations en observations, d’expériences en expériences, Guy Berthault a constaté puis vérifié que le modèle stratigraphique de Stenon ne répondait pas aux données de l’expérience car il avait « oublié » la variable majeure de la sédimentologie : le courant avec ses effets chronologiques. Le processus sédimentologique se décompose, en effet, en trois phases – l’érosion, le transport et dépôt de sédiments – le courant liquide étant le vecteur du transport. La stratigraphie de Sténon ne prend en compte que la troisième phase de sédimentologie – le dépôt – en supposant implicitement la vitesse de courant nulle. Guy Berthault, réétudiant analytiquement, en laboratoire, les observations macroscopiques faites sur la Baie de Naples par J. Walther à la fin du XIX siècle, a repris la genèse des sédiments à zéro. Il a procédé en environnement liquide dynamique et non-statique. Il a simulé la constitution de couches de sédiments générés à vitesses variables à partir de différentes granulométries différenciées. Le modèle dynamique auquel il est parvenu, a généralisé le constat établit par J. Walther sur la Baie de Naples. Il réduit la stratigraphie de Sténon au cas particulier de la vitesse de transport nulle dans un milieu dans lequel il n’y a ni courant ni provenance de sédiments explicable, puisqu’il faut bien un courant minimum pour justifier le transport des particules du lieu d’érosion au lieu de sédimentation. Guy Berthault réintègre la chronologie des courants dans le champ des investigations scientifiques indispensables pour modéliser l’ensemble des enchaînements solidaires de la sédimentologie, de la stratigraphie et de la datation géologique. Intégrant les deux termes de la chaine il fonde ainsi la paléohydraulique comme nouvelle approche de la datation géologique.

En complément, constatant que la datation ne saurait faire l’économie d’une approche globale interdisciplinaire, l’auteur fait référence, d’une part, à des mesures de datation radiométriques la datation des mesures de roches éruptives reconnues aberrantes par rapport aux dates d’éruption. Il en donne la raison. D’autre part, à une récente publication dans le Bulletin du Muséum d’histoire naturelle de Paris sous le titre « Une cause probable dees grands déplacements des pôles terrestres » engendré par la surrection de l’Himalaya. Si cette hypothèse est vérifiée, elle conduira à un modèle explicatif de grandes transgressions et régressions des océans.

Après les publications et notes de Guy Berthault aux comptes-rendus de l’Académie des sciences, le débat est ouvert. Il encore difficile de savoir jusqu’où nous conduiront les répercussions, en stratigraphie et en datation géologique, de ses nouvelles découvertes et celles des chercheurs qu’il convie à s’engager dans cette voie prometteuse. Mais un point est acquis, au regard des nouvelles découvertes de la sédimentologie expérimentale de Guy Berthault, le postulat et les principes postulés par Sténon au XIIème siècle n’apparaissent déjà plus que comme des interprétations, à repasser systématiquement au crible des données de l’observation et des résultats de laboratoire.

À l’invitation de Jean Piveteau, président de l’Académie des sciences et Georges Millot, président de la Société géologique de France, c’est à une véritable refondation scientifique de la sédimentologie, de la stratigraphie et de la datation géologique que Guy Berthault convie aujourd’hui la communauté scientifique.

Lire la suite de l’article sur : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/31/89/29/Fusion-81/F81.5.pdf

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 08:40
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 07:06

Néo-esclavage : "Money Masters", les maîtres de la monnaie (1/2)

Avec la création de la Banque privée d'Angleterre en 1694, le joug de l'esclavage économique à une banque privée dite "centrale" a été imposé à toute une nation, et a été prograssivement étendu à l'ensemble des nations du monde. Ce joug n'a pas été aboli, il a été alourdi par le développement de trois siècles jusqu'à nos jours. Les nations les unes après les autres sont tombées dans cette cabale des banquiers centraux internationaux.

« Money masters » est un documentaire historique en anglais, écrit par Bill Still & Patrick S.J Carmack, narré par Rick James, réalisé en 1996, d'une durée 3h30 sur la gigantesque fraude des banques centrales, et leur bataille pour émettre la monnaie à travers les âges. Présenté ici dans une version sous-titrée en français, ce documentaire sur la monnaie, la dette publique et l’étalon or, retrace les origines de la structure du pouvoir qui régit aujourd'hui les nations du monde. Nous présenterons ce documentaire en deux parties, en citant les extraits les plus importants et après avoir parfois pris quelques distances avec la traduction en français proposée dans la video.

La structure du pouvoir politique moderne trouve ses racines dans la manipulation cachée et l'accumulation de l'or et d'autres formes d'argent. Le développement des pratiques bancaires des réserves fractionnaires au 17ème siècle a conduit à une sophistication rusée de techniques secrètes utilisées initialement par des orfèvres frauduleux, pour accumuler des richesses entre les mains de quelques-uns.


Sans doute tout n'est pas abordé s'agissant des origines maçonniques des Etats-Unis, les liens entre les francs-maçons "Pères fondateurs" et les trafiquants de monnaie comme les Rothschild, mais le documentaire apporte d'autres éclairages importants sur les inconvénients occasionnés par l'apparition dans l'histoire des banques privées dites "centrales". Désormais, "les dépressions pourraient être scientifiquement créées" !

L'alternance de périodes de contraction économique (crises, cracks, chute de la bourse, etc.) et de croissance économique vient directement des manipulations monétaires des banquiers centraux.

« Que se passe-t-il aux Etats-Unis aujourd'hui (1996) ? Pourquoi sommes-nous si endettés ?

Pourquoi les politiciens ne contrôlent-ils pas cette dette ?

Pourquoi y a-t-il tant de gens, des hommes et des femmes, travaillant pour des salaires aussi mal payés et qui peuvent acheter de moins en moins de choses ?

[...] Pourquoi le gouvernement nous dit-il que l'inflation est faible quand le pouvoir d'achat de nos salaires diminue de façon alarmante ? Il y a encore une génération, le pain valait quatre fois moins cher, et on pouvait acheter une voiture pour 1995 $.

Le problème est que depuis 1864, nous avons un système bancaire basé sur la dette. Toute notre monnaie fonctionne sur la dette gouvernementale. On ne peut pas diminuer la dette de l'Etat sans diminuer l'émission de monnaie. C'est la raison pour laquelle la diminution de la dette nationale sans réforme du système bancaire est impossible.


[...] Ce que nous allons vous montrer c'est qu'il n'y a rien de "fédéral" dans la FED (Federal Reserve Bank, Banque centrale américaine, Ndlr.), et que ce n'est pas non plus une réserve. Ce nom est un subterfuge créé avant que l'acte de la Réserve fédérale ne soit promulgué, en 1913, pour faire croire aux Américains que la Banque centrale des Etats-Unis prendrait soin de l'intérêt public. La vérité est que la FED est une banque privée appartenant à des actionnaires privés (voilà pourquoi nous sommes esclaves et ignorants... Ndlr.) et profitant uniquement à leurs intérêts privés. [...] La FED a été créée par le moyen d'une tromperie, un acte du Congrès datant de 1913.

[...] Un des plus grands critique de la FED fut l'ancien directeur de la "House Banking and Currency Comitte" (Commission bancaire et monétaire), durant les années de la Grande Dépression, Louis T. McFadden, républicain, de la Pennsylvanie, qui dira en 1932 :

"Nous avons dans ce paysune institution parmi les plus corrompues que le monde n'ait jamais connue. Je veux parler des dirigeants de la FED. Cette institution maléfique a appauvri le peuple des Etats-Unis, et a pratiquement ruiné notre gouvernement. Tout cela grâce aux pratiques corruptrices des vautours monétaires qui la contrôlent."

Le sénateur Barry Goldwater fut aussi très véhément contre la FED :

"La plupart des Américains ne comprennent pas vraiment la stratégie des prêteurs d'argent internationaux. Les comptes de la Réserve fédérale n'ont jamais été vérifiés. Ils opèrent en dehors du contrôle du Congrès et manipulent le crédit des Etats-Unis."

En réalité la FED ne fait pas partie du gouvernement des Etats-Unis mais est encore plus puissante que lui. Elle est plus puissante que le Président, le Congrès ou les Cours de justice. Elle détermine quel sera le crédit qu'une personne devra pour l'achat d'une voiture, d'un bien immobilier. ... Et comme dit le proverbe de l'Ancien Testament : "Le débiteur est l'esclave du créditeur."

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que depuis le jour où la Constitution fut établie,... les personnes à l'origine des banques centrales privées, ceux que Madison appelaient les "trafiquants de monnaie", se sont toujours battues pour le contrôle de l'impression de la monnaie américaine.

Pourquoi est-ce si important d'imprimer la monnaie ? Imaginez que la monnaie n'est qu'un bien échangeable. Si vous avez le monopole de ce bien, dont tout le monde a besoin, que tout le monde veut, et dont personne ne trouve qu'il en a trop, vous avez la possibilité de faire un important profit et d'exercer une réelle influence sur la politique. C'est ce en quoi consiste cette bataille. Durant toute l'histoire des Etats-Unis, le pouvoir monétaire a fluctué entre le Congrès et les dirigeants d'une banque centrale privée.

Les Pères fondateurs (des Etats-Unis, Ndlr.) connaissaient le dangerosité d'une banque centrale privée. Ils se sont battus d'abord contre la Banque centrale britannique, la "Banque d'Angleterre" qui a augmenté l'endettement national britannique à un tel niveau que le Parlement britannique a été obligé de voter de nouvelles taxes dans les colonies américaines... Benjamin Franklin dira que ce fut la cause réelle de la révolution américaine. ... Thomas Jefferson affirma :

"Je crois sincèrement que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières. Ce nouveau pouvoir doit être retiré aux banques et rester aux mains du peuple à qui il appartient."

Cette déclaration de Jefferson est effectivement la solution à tous nos problèmes économiques actuels. ... James Madison, le rédacteur principal de la Constitution..., appelait les propriétaires des banques centrales (il n'existait à cette époque que la "banque d'Angleterre" Ndlr.) les "trafiquants de monnaie". Il critiqua durement leurs actions :

"L'histoire nous a appris que les trafiquants de monnaie ont pratiqué toutes les formes d'abus, d'ingrigues, de duperie, et de violences possibles afin de maintenir leur contrôle sur les gouvernements, en contrôlant la monnaie et son émission."

La bataille pour savoir qui émet la monnaie est un thème majeur dans l'histoire des Etats-Unis. Des guerres se sont déclarées, des dépressions ont été causées, et depuis la 1ère Guerre mondiale cette lutte d'intérêt n'a presque jamais été mentionnée dans la presse ou les livres d'histoire. Pourquoi ?

Avec la 1ère Guerre mondiale, ces "marchands du temple", grâce à leur puissance financière, contrôlaient la majorité de la presse US. Durant toute l'histoire des Etats-Unis, cette bataille pour savoir qui allait s'emparer de l'émission monétaire s'est intensifiée. En fait, cela a changé de mains au total à huit reprises depuis 1764 bien que le public n'ait pas eu connaissance de cela durant trois générations à cause de l'écran de fumée laché par les dirigeants de la FED dans les media.

[...] Peu importe si on fait passer une nouvelle loi constitutionnelle permettant d'équilibrer notre nouveau budget[Ndlr. en France par exemple, l'engagement du gouvernement le 27 octobre d'économiser 3,6 milliards pour le budget 2015, a pu donner l'impression d'une maîtrise du déficit alors que la cause du déficit budgétaire depuis 1973 - loi Rothschild Pompidou - n'est jamais dénoncée et que la dette ne cesse d'augmenter], notre situation ne va faire qu'empirer si l'on ne traite pas le problème à sa source.

Quelle est la solution à ce problème national ?

Premièrement, informer. C'est l'objectif de cette video.

Deuxièmement, nous devons absolument reprendre le contrôle de notre propre monnaie.

[...] C'est cette même solution qui a été envisagée à différents moments de l'histoire des Etats-Unis, par Benjamin Franklin, Thomas Jefferson, Andrew Jackson, Martin Van Buren et Abraham Lincoln.

En 1913, le Congrès a créé une Banque centrale indépendante mensongèrement dénommée ""Federal Reserve" (Réservé fédérale), un monopole permettant d'émettre la monnaie américaine. La dette générée par cette firme quasi privée tue l'économie américaine.

Qui sont des "trafiquants de monnaie" dont parlait James Madison ?

[...] 1000 ans après la mort de Jésus-Christ, les trafiquants de monnaie ont été actifs dans l'Angleterre médiévale. Ils manipulaient toute l'économie anglaise. Ils étaient les fondeurs d'or ou artisans appelés "goldsmiths". Ils ont été les premiers banquiers dans le sens où ils ont commencé à stocker l'or des autres dans leurs propres coffres.

Le premier papier monnaie était un simple reçu équivalent à l'or entreprosé par les goldsmiths. Le papier monnaie était utilisé car il évait de transporter avec soi d'importantes quantités de pièces d'or et d'argent.

Les goldmsiths se sont ensuite aperçus qu'une fraction seulement des déposants venait retirer leur or en même temps. Ils commençèrent à abuser du système. Ils s'aperçurent qu'ils pouvaient imprimer plus de billets qu'ils n'avaient d'or en leur possession et que personne ne s'en apercevrait. Ils purent ainsi utiliser ce surplus d'argent et recevoir les intérêts correspondants. C'est le début du système bancaire des "réserves fractionnaires".

Ils purent ainsi prêter beaucoup plus d'argent qu'ils n'en avaient en réalité dans leurs réserves.

Ainsi, si vous déposiez 1000 dollars en or dans leurs coffres, ils pouvaient faire crédit à d'autres personnes pour 10 000 $ en papier monnaie, et gagnaient encore des intérêts dessus. Et personne ne s'apercevaient de la supercherie.

Par ce procédé, les goldsmiths sont devenus de plus en plus riches et en ont profité pour acheter toujours plus d'or.

Aujourd'hui, ... toutes les banques des Etats-Unis ont le droit de proposer 10 fois plus d'argent qu'elles ne possèdent d'argent en réserve.

Sans compter les taux d'intérêt à 8% annuel, en réalité il ne s'agit donc pas de 8% de revenus par an mais bien de 80%.

Voilà pourquoi les immeubles bancaires sont toujours les plus grands des villes...

Au "Moyen Âge", le droit canonique de l'Eglise catholique interdisait formellement de prêter de l'argent avec intérêt.

Ce concept avait déjà été édicté par Aristote et saint Thomas d'Aquin.

L'intérêt était contraire à la raison et à la justice.

En accord avec les règles de l'Eglise au "Moyen Âge", l'Europe a interdit les intérêts sur prêts de monnaie et qualifait ce délit d'"usure".

Pour tous les penseurs, quelque soit la religion, la fraude, l'oppression des pauvres, et l'injustice étaient clairement immoraux.

Comme nous allons le voir, le prêt des réserves fractionnaires correspond à une fraude, induit une augmentation de la pauvreté, et réduit la valeur de l'argent pour tous les utilisateurs de cette monnaie.

Dans les années 1500, le roi Henri VIII assouplit les règles contraignantes contre l'usure. Les trafiquants de monnaie sautèrent sur l'occasion. Ils mirent en ciculation de façon importante et durant des décennies des pièces d'or et d'argent. Mais quand la reine Marie I accéda au trône d'Angleterre, elle réactiva les anciennes lois contre l'usure. Les trafiquants de monnaie accumulèrent tout l'argent métallique en circulation, plongeant l'économie dans le chaos. Quand la soeur de Marie I, Elisabeth I fut couronnée, elle fut déterminée à reprendre le contrôle de la monnaie anglaise. Sa solution fut de mettre en circulation les pièces d'or et d'argent du trésor public et de contrôler l'approvisionnement, à l'abri des trafiquants de monnaie.

[...] La "révolution anglaise" de 1642.

Financé par les trafiquants de monnaie, Olivier Cromwell a détrôné le roi Charles Ier, purgé le parlement et fait exécuter le roi. Immédiatement cela a permis aux trafiquants de monnaie de consolider leur pouvoir financier. Le résultat fut que dans les 50 années suivantes, les trafiquants de monnaie plongèrent la Grande-Bretagne dans une série de guerres coûteuses. Ils s'approprièrent un terrain de 1000 miles carrés dans le centre de Londres, plus connu aujourd'hui sous le nom de City of London. Cette zone est encore considérée comme l'un des trois centres financiers majeurs du monde.

Le conflit avec la branche des Stuart permit aux trafiquants de monnaie de s'allier avec les Pays-Bas pour financer l'invasion de Guillaume d'Orange en 1688 dans le but de se débarrasser des Stuart du trône d'Angleterre.

La Banque d'Angleterre.

A la fin du XVIIe siècle, l'Angleterre était ruinée financièrement. 50 années de guerre continue contre la France et les Pays-Bas l'avait considérablement affaiblie. Désespérés, les membres du gouvernement se tournèrent vers les trafiquants de monnaie afin d'avoir des crédits leur permettant d'atteindre leurs objectifs politiques.

Le prix fut élevé: le gouvernement fonda une banque centrale privée pouvant émettre de la monnaie, créée à partir de rien.

C'est ainsi que naquit la première banque centrale possédés par des intérêts privés et sournoisement appelée la "Banque d'Angleterre" afin de faire croire à la population qu'elle faisait partie du gouvernement, alors que cela n'était pas le cas.

Les investisseurs dont les noms n'avaient jamais été révélés, étaient supposés apporter comme capital 1,25 millions de livres anglaises en pièces d'or, afin d'acheter leurs actions bancaires. Mais seulement 750 000 livres furent comptabilisées.

Malgré cela, la banque fut établie en 1694 et commença à proposer plusieurs fois la quantité d'argent, qu'elle ne possédait en réalité pas en réserve, le tout avec des intérêts bancaires. En échange, la Banque prêta aux politiciens britanniques tout l'argent dont ils avaient besoin aussi longtemps que la dette pourrait être remboursée par les impôts payés par le peuple britannique.

La légalisation de la Banque d'Angleterre équivaut en quelque sorte à une fraude permettant aux intérêts privés de la banque de s'emparer de la circulation monétaire nationale.

Malheureusement à présent, quasiment toutes les nations du monde ont une banque centrale aux mains d'intérêts privés, se servant de la "banque d'Angleterre comme modèle".

Le pouvoir de cette première banque centrale fut tel qu'il prit bientôt le contrôle total de l'économie nationale. Cela équivaut ni plus ni moins à une ploutocratie ou à une prise du pouvoir par les riches. C'est comme donner le pouvoir à l'armée ou à la mafia. Le danger de la tyrannie est extrême.

L'escroquerie d'une banque centrale privée est en fait un impôt déguisé.

La nation vend des obligations à la banque centrale, et les hommes politiques, alors qu'ils ne sont pas habilités à le faire, décident des hausses d'impôt pour rembourser la dette. Mais ces obligations sont achetées avec de l'argent que la banque centrale crée à partir de rien.

Plus d'argent en circulation signifie une diminution de la valeur de l'argent.

Le gouvernement obtient tout ce qu'il veut mais le peuple le paye par de l'inflation.

La nation britannique fut inondée de monnaie, les prix doublèrent dans tout le pays.

Inflation au Royaume-Uni entre 1750 et 1998

Source:

History of UK inflation (ONS & House of Commons Research Paper 02/44, July 11, 2002)

http://monevator.com/a-history-of-uk-inflation/

En 1698, la dette du gouvernement avait augmenté de 1,25 initialement à 16 millions de livres. Les impôts ont augmenté sans cesse afin de payer tout cela.

Avec la monnaie britannique assujettie, l'économie anglaise connut une succession de croissances et de dépressions. Exactement le genre d'inconvénients que la banque centrale était censée empêcher...

L'ascension des Rothschild.

Mayer Amschel Bauer Rothschild (1744-1812)

Son ascension s'accéléra lorsqu'il obtint les faveurs du prince Guillaume IX de Hesse, ami de la dynastie maçonnique de Hanovre et dont la mère était Marie de Hanovre, princesse de Grande-Bretagne

Il prit part, en sa présence, à des rencontres de francs-maçons en Allemagne.

50 ans après que la Banque d'Angleterre ait ouvert des portes un goldmsith juif du nom de Mayer Amschel Bauer (1744-1812) ouvrit en 1743 à Francfort en Allemagne un commerce de négoce dont il était le comptable. Au-dessus de la porte d'entrée il plaça un blason représentant un aigle romain sur un bouclier rouge. Le commerce fut connu sous le nom de "bouclier rouge", en allemand "roten-schild". Quand son fils Amschel mayer Bauer (1773-1855) hérita du négoce il décida de changer le nom en "Rothschild".

Amschel se rendit compte que prêter de l'argent aux gouvernements et aux rois était plus rentable que de prêter à des individus privés. Les prêts sont non seulement plus importants mais ils sont garantis par les impôts nationaux.

Mayer eut 5 fils. Il les intia à toutes les possibilités permettant de faire de l'argent et les envoya dans les grandes capitales européennes dans le but d'ouvrir des succursales de l'entreprise familiale.

Son premier fils Amschel Mayer (1773-1855) resta dans l'établissement financier familial à Francfort.

Le second fils, Salomon, partit à Vienne en Autrice.

Le troisième fils, Nathan (1777-1836), le plus doué, fut envoyé à Londres à l'âge de 21 ans, en 1798, soit 100 ans après la fondation de la Banque d'Angleterre.

Karl, le quatrième fils, partir à Naples en Italie.

Le cinquième fils, Jacob, s'établit à Paris. [il participera avec sa famille au financement de l'effort de guerre de la coalition menée par la Grande-Bretagne contre Napoléon Ier. Ndlr.]

Avec Napoléon en action (et la Révolution "en marche" en Europe... Ndlr.), les opportunités d'investissement dans la guerre étaient illimitées. [Ndlr.Selon le livre de Jüri Lina, "Sous le signe du scorpion" (Stockholm 1998), c’est Mayer Amschel, fondateur de la dynastie des Rothschild, qui depuis Francfort, finança les Illuminés de Bavière d'Adam Weishaupt. Le contrôle des maçonneries fut solennellement scellé au château de Wilhelmsbad (relire le Balsamo d’A. Dumas), château propriété de... Mayer Amschel Rothschild, le 16 juillet 1782. C’est à l'occasion de ce "convent" de Wilhelmsbad que la Révolution dite "française" décida la mort de Louis XVI et de Gustave de Suède (cette information recoupe celle de l'abbé Barruel et de Mgr Delassus...) La tête de l’empereur Léopold d’Autriche fut également mise à prix. Ces trois assassinats furent exécutés. Un comité secret de la Révolution fut constitué. On y retrouve un certain nombre des futurs "vedettes" politiques de cette période, notamment Talleyrand, Mirabeau (qui voyant Louis XVI arriver aux Etats-Généraux déclara "voici la victime"...) côtoyant des magiciens ou philosophes tels que Mesmer, Cagliostro, Lavater, L.C. de St Martin, etc.. Aux Etats-Unis, les illuminati oeuvreront pour que les U.S.A. s’inspirent du système bancaire des pays européens (Angleterre, France) et confient l’émission et la circulation de leur monnaie à des organismes privés (FED) afin d’endetter l’État à des taux d’intérêt non maîtrisables. Jüri Lina est l'auteur du documentaire "Dans l'Ombre d'Hermès, les secrets du communisme"]

Nathan Rothschild déclara qu'en 17 ans de présence en Angleterre il avait multiplié son capital de 20 000 livres donné par son père par plus de 2500 fois.

S'entraidant familialement, la richesse des Rothschild augmenta encore considérablement.

Vers le milieu du 19e siècle, ils contrôlaient complètement les banques européennes.

Ils ont financé Cecil Rhodes, permettant à son établissement de posséder le monopole des mines d'or et de diamant en Afrique du Sud.

Aux Amériques ils ont financé les lignes des chemins de fer des Harriman, les lignes de chemin de fer et la presse des Vanderbilt et la sidérurgie des Carnegie, et beaucoup d'autres encore.

Durant la 1ère Guerre mondiale, on pensait que J.P. Morgan était l'homme le plus riche des Etats-Unis, mais à sa mort on se rendit compte qu'il n'était qu'un homme de main des Rothschild. Quand le testament de Morgan a été rendu public, on s'est aperçu qu'il ne possédait que 19% des compagnies J.P. Morgan.

Vers 1850, (en France) James Rothschild était en possession de 600 millions de francs, soit 150 millions de plus que toutes les autres banques françaises réunies.

A présent, observons les résultats engendrés par la Banque d'Angleterre sur l'économie britannique et comment ils furent une des raisons de la "Révolution" américaine.

La Révolution américaine.

Les Anglais ont dû endurer 4 guerres coûteuses en Europe depuis la création de leur Banque centrale privée, la Banque d'Angleterre.

Pour financer ces guerres, le gouvernement britannique s'est lourdement endetté auprès des banques. Il lança alors un programme afin de réformer les taxes en provenance des colonies américaines, tout cela dans le but de rembourser les intérêts aux banques... Mais aux Amériques, le fouet d'une banque centrale privée n'avait pas encore claqué.

Le parlement britannique vota l'Acte monétaire de 1764 (Currency Act) qui interdisait aux coloniaux d'imprimer leur propre monnaie et les obligeait à payer leurs impôts en pièces d'or et d'argent. Ce qui forçait les colonies à adopter le standard or ou argent.

Pour ceux qui pensent que le retour au standard or serait la solution au problème monétaire actuel, regardez ce qui s'est passé aux Etats-Unis par la suite :

La Banque de l'Amérique du Nord.

Après la fin de la Révolution, le Congrès continental se réunit à l'Independence Hall (Philadelphie) avec comme objectif de trouver de l'argent.

En 1781, les "révolutionnaires" désignèrent Robert Morrissuperintendant financier afin de créer une banque privée centrale. Cet homme était devenu très riche en faisant le commerce de matériel de guerre pendant la révolution.

Appelée "Banque de l'Amérique du Nord", la nouvelle Banque prit pour modèle la "Banque d'Angleterre". Ce qui permit d'appliquer le système des réserves fractionnaires et proposer de l'argent que la banque n'avait pas en réserve, engrangeant ainsi des intérêts considérables. ... Et tout comme la "Banque d'Angleterre", il acquit bientôt un monopole sur la monnaie nationale. Rapidement la menace apparut. La valeur de la monnaie américaine baissa constamment. 4 ans après, en 1785, le bail de la banque ne fut pas renouvelé. Le leader dans cette lutte à mort contre la banque, William Findley, de Pennsylvanie, expliqua ainsi ses griefs :

"Cette institution n'ayant pas d'autres principes que celui de l'avarice, n'a jamais varié d'objectifs : celui d'engranger toute la richesse, le pouvoir et l'influence de l'Etat."

Son modèle était la banque dite "d'Angleterre" (première banque centrale dans l'histoire, fondée en 1694).

Les hommes derrière la Banque de l'Amérique du Nord, Alexander Hamilton, Robert Morris, ainsi que le président de la Banque, Thomas Willing, ne baissèrent pas les bras.

Seulement six ans après, Alexander Hamilton, alors Secrétaire au Trésor, et son mentor Robert Morris soutinrent le projet au nouveau Congrès d'une nouvelle banque centrale privée.

Inventant le nom de la première banque des Etats-Unis, Thomas Willing fut le président de la nouvelle banque centrale. Les individus étaient les mêmes, seul le nom de la banque changeait.

La Convention constitutionnelle.

En 1787, les leaders coloniaux se réunirent à Philadelphie (Pennsylvanie) afin de remplacer les articles posant problème de la Confédération. Comme nous l'avons vu, Thomas Jefferson (futur 3e président de 1801 à 1809, Ndlr.) et James Madison se sont toujours opposés à une banque centrale privée. Ils avaient bien compris les problèmes occasionnés par la "banque d'Angleterre". Ils ne voulaient rien savoir, et comme le disait Jefferson :

"Si le peuple américain permet aux banques privées de contrôler l'émission de leur monnaie, d'abord à cause de l'inflation, puis à cause de la déflation, les banques et les organismes gravitant autour d'elles priveront le peuple de toute ses acquisitions jusqu'à ce que les fils se retrouvent un jour sans toit sur le continent que leurs pères ont conquis."

Alexander Hamilton, Robert Morris, Thomas Willing et les autres banquiers européens n'abandonnèrent pas. Ils convainquirent de nombreux délégués de la Convention constitutionnelle de ne pas accorder au Congrès la capacité d'émettre du papier monnaie. Les délégués se souvenaient du choc inflationniste du papier monnaie durant la révolution. Ils avaient cependant oublié comment le "Colonial Scrip" avait parfaitement bien fonctionné avant la guerre. Mais la banque d'Angleterre ne l'avait pas oublié. Les trafiquants de monnaie ne pouvaient pas laisser les Etats-Unis imprimer de nouveau leur propre monnaie. Ainsi, la Constitution ne trancha pas sur cette question... Cet oubli (volontaire ? Ndlr.) majeur laissa la possibilité aux trafiquants de monnaie de s'engouffrer dans la brèche, exactement comme ils l'avaient prévu...

La première banque des Etats-Unis.

En 1790, moins de trois ans après la signature de la Constitution, les trafiquants passèrent à nouveau à l'action. Le nouveau secrétaire du Trésor fut désigné : Alexander Hamilton proposa au Congrès une loi permettant d'avoir une banque centrale privée. Coïncidence, ce fut la même année que Amschel Rothschild déclara depuis son établissement bancaire de Francfort :

"Laissez moi émettre et contrôler la monnaie d'une nation, et je me moque bien de savoir qui écrit les lois."

Alexander Hamilton fut un agent des banquiers internationaux. Il voulait créer la "Banque des Etats-Unis" et il y réussit.

Quand Alexander Hamilton fut diplômé avocat en 1782, son premier poste fut d'être nommé conseiller de Robert Morris, le responsable de la Banque d'Amérique du Nord.

Quelques années plus tôt, Alexander Hamilton écrivit une lettre à Robert Morris dans laquelle il affirma :

"Une dette nationale, si elle n'est pas excessive, serait pour nous une bénédiction".

Une bénédiction pour qui ?

Après un an d'intenses débats, le Congrès approuva en 1791 le projet d'Hamilton et accorda un bail de 20 ans à l'établissement. La nouvelle banque centrale fut appelée la "première banque des Etats-Unis" ou BOS, à Philadelphie. Elle acquit le monopole total de l'émission de la monnaie américaine. Sachant que 80% des investisseurs du capital étaient aux mains de propriétaires privés, les 20% restant furent détenus par l'Etat fédéral US. Tout comme les précédents Banque d'Amérique du Nord et Banque d'Angleterre, les actionnaires privés n'ont jamais apporté le montant total du capital initial. Le gouvernement US apporta 2 millions de dollars en cash. Ensuite, la Banque utilisa le bon vieux tour de magie du système des réserves fractionnaires.

Tout comme la Banque d'Angleterre, les noms des investisseurs de la nouvelle banque ne furent jamais révélés.

Quelques années plus tard, tout le monde disait que les juifs Rothschild étaient la puissance derrière la vieille banque des Etats-Unis.

Le Congrès "acheta" à la banque afin d'éliminer soit-disant l'inflation. Qu'arriva-t-il ?

Durant les 5 premières années, le gouvernement des Etats-Unis acheta 8,2 millions de dollars à la banque des Etats-Unis. Durant cette même période de 5 ans, les prix augmentèrent de 72%. Thomas Jefferson en tant que nouveau Secrétaire d'Etat, observant l'endettement, fit la déclaration suivante :

"Je souhaite que cela soit possible d'obtenir un seul amendement de notre Constitution afin de préserver le gouvernement fédéral de leur pouvoir d'endettement."

L'ascension vers le pouvoir de Napoléon.

C'est à Paris que fut créée en 1800 la Banque "de France" (sur ordre des banquiers, ndlr.), à l'image de la Banque "d'Angleterre". Mais Napoléon décida que la France devait se délester de toute dette... et il ne fit jamais confiance à la Banque "de France". Il déclara :

"La main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. L'argent n'a pas de patrie; les banquiers sont dépourvus de patriotisme et de décence : leur seul objectif est le gain."

Mort de la première Banque des Etats-Unis.

En 1811, un projet au Congrès devait renouveler le contrat de la Banque des Etats-Unis. Les représentants de la Pennsylvanie et de Virginie demandèrent au Congrès de faire voter voter une résolution afin de tuer la banque. La presse indépendante attaquait la banque l'appelant "le grand escroc", le "vautour", "le serpent" ou encore "le cobra". Si nous pouvions à nouveau avoir une telle presse aux Etats-Unis ! (pareil en France !). Le congressman P. B. Porter attaqua la banque et déclara dans l'enceinte même du Congrès :

"Si la concession est renouvelée, le Congrès insérera un serpent dans la Constitution qui un jour empoisonnera jusqu'au coeur les libertés de cette nation."

Benjamin Franklin. “Join or Die”. Pennsylvania Gazette (Philadelphia), May 9, 1754. Newspaper.

Source: Serial and Government Publications Division, Library of Congres

http://www.loc.gov/exhibits/uscapitol/s1.html

[Ndlr. Rappelons toutefois que le serpent était précisément premier symbole américain pré-révolutionnaire du franc-maçonBenjamin Franklin, qui avait pour slogan "Join or die" ("Rejoins-nous ou meurs") et que les Treize colonies de l'Empire britannique en Amérique du Nord qui donnèrent naissance aux États-Unis d'Amérique ont été forcées de former une union, symbolisée par le serpent de Benjamin Franklin. Ceci peut être vu à la Bibliothèque du Congrès (Library of Congres) Washington D.C. / USA.]

Le serpent "américain" fut même l'emblème utilisé par les Américains comme symbole sur leur drapeau avant l'adoption des étoiles et des rayures, avec deux de trois bobines autour des unités des soldats britanniques, commandé par Burgoyne et Cornwallis au moment de leur reddition, et formant trois 6... (Image ci-dessous) Source: http://www.loc.gov/pictures/item/96510312/


Auteur : James Gillray, "The American Rattle Snake." Date Created/Published: [London] : Pubd. by W. Humphrey, No. 227 Strand, 1782 April 12th.

Certains auteurs avancent que Nathan Rothschild mit en garde les Etats-Unis et qu'une guerre désastreuse menaçait si le contrat de la banque n'était pas prolongé.

Le projet de renouvellement fut rejeté par un seul vote de la Chambre, et éliminé par le Sénat. C'est le 4ème président, James Madison, qui était à la Maison Blanche, et était un opposant fervent à la Banque. Son vice président George Clinton rejeta le projet au Sénat et demanda la disparition (temporaire ?... ndlr.) de la Banque. 5 mois plus tard, l'Angleterre attaqua les Etats-Unis et engagea la guerre de 1812. Mais les Britanniques étaient toujours en lutte contre Napoléon et la guerre de 1812 se termina par un accord en 1814. Il suffirait seulement de 2 ans aux trafiquants de monnaie pour réinstaller avec succès une banque privée, cette fois plus forte que jamais. . .. .

Waterloo.

Certains chercheurs affirment que Napoléon a reçu 5 millions de livres de la Banque "d'Angleterre" afin de se réarmer. Mais il semble que ces fonds provenaient de la banque Uebard de Paris. Cependant, dorénavant, il sera devenu habituel que les banques centrales privées financent en même temps les deux camps opposés d'une guerre. Parce que la dette est le meilleur moyen de s'endetter. Une nation s'endette, quelque soit le montant, pour l'emporter. Le vaincu se voit accorder des crédits pour encore espérer, quand le vainqueur a juste assez d'argent pour l'emporter.

A Londres, Nathan Rothschil cherchait le moyen de prendre le contrôle de la bourse anglaise et même si possible de la banque "d'Angleterre". Il plaça un agent de confiance appelé Rothsworth au nord du champ de bataille, pas si loin de la Manche. Une fois la bataille terminée celui-ci traversa la Manche et il annonça la nouvelle à Nathan Rothschild 24 heures avant le courrier de Wellington. Rothschild se rendit à la bourse de Londres. Il fit sa mine des mauvais jours, parut atteint, les yeux baissés et donna à ses courtiers des ordres à la vente. Les investisseurs attentifs traduisirent Napoléon a gagné et Wellington a perdu. La bourse se mit à chuter immédiatement. Tout le monde vendit ses titres ainsi que les obligations du gouvernement anglais. Les prix se mirent aussitôt à fondre. Nathan Rothschild commença alors à acheter discrètement les titres dévalués grâce à ses agents tenus au courant quelques heures auparavant de la manoeuvre à effectuer. Mythe, légende, Chutzpah ? 100 ans plus tard, le New York Times écrivit que le petit-fils de Nathan Rothschild réclama qu'une décision de justice empêcha la parution d'un livre sur cette histoire financière. La famille Rothschild déclara que cette histoire était mensongère et diffamatoire. Mais la Cour de justice débouta les Rothschild et ordonna à la famille de payer tous les frais de justice adverses. Quoiqu'il en soit, au lendemain de Waterloo, Nathan Rothschild contrôlait non seulement la bourse de Londres mais également la Banque "d'Angleterre". Vers le milieur du 19ème siècle, la famille Rothschild était la plus riche du monde. Une xpert estima qu'elle contrôlait la moitié de la richesse du monde (C'est ce que l'on appelle la "liberté & l'égalité" !ndlr.)

La deuxième banque "des Etats-Unis".

A Washington, en 1816, le Congrès fit passer une loi créant une nouvelle Banque centrale privée, appelée la deuxième Banque des Etats-Unis. Le gouvernement US contrôlait 20% des actions. La somme payée par le Trésor américain profita immédiatement aux banquiers. Les 80% des actions restantes furent créé à partir de la magie des réserves fractionnaires. Comme par le passé, les actionnaires principaux restèrent dans l'ombre. Mais on sait qu'environ 1/3 des actions fut vendue à des étrangers. Comme le dit un observateur à l'époque :

"Ce n'est pas exagéré de dire que la Seconde Banque des Etats-Unis est autant implantée aux Etats-Unis qu'en Angleterre."

C'est pourquoi en 1816, certains affirment que les Rothschild contrôlait la banque d'Angleterre mais également la nouvelle banque centrale privée aux Etats-Unis.

Andrew Jackson.

Andrew Jackson, élu président en 1828, était déterminé à tuer la banque. En 1832, son slogan de réélection était "Jackson, non à la banque!" Les trafiquants de monnaie (dont Nicholas Biddle) menaçèrent de déclencher une dépression si la banque n'était pas reconduite. Nicholas Biddle admit que la Banque diminuerait l'émission monétaire afin de forcer le Congrès à restituer à la banque ses prérogatives :

"Rien n'affectera le Congrès si ce n'est un peu plus de souffrance. Notre seul espoir est de continuer à contracter l'émission monétaire. Et je n'ai pas de doute que nous finirons par obtenir l'émission monétaire et la restauration du statut initial de la Banque."

La même chose se produit aujourd'hui dans le monde. Nicholas Biddle mit à exécution sa menace. La banque réduisit rapidement l'émission monétaire, empêchant le remboursement des anciennes dettes, et refusant de nouveaux crédits. Cela causa une panique financière suivie d'une dépression importante. Bien sûr, Biddle accusa Jackson d'être responsable de la crise, en l'accusant d'avoir retiré les fonds fédéraux de la banque. Les salaires et les prix ont chuté, le taux de chômage et les banqueroutes ont augmenté. Les journaux blâmaient Jackson à cause de cette situation. Après seulement quelques mois, le Congrès réuni en une "session de panique". Jackson fut officiellement désavoué au cours d'une résolution au Sénat, par 26 voix contre 20. Ce fut la première fois que le Congrès sanctionnait ainsi un président. Jackson répondit :

"Vous n'êtes qu'un nid de vipères ! J'ai essayé de les chasser, et par Dieu Tout-Puissant, ce sont eux qui me chassent!".

Puis un miracle se produisit, le gouverneur de Pennsylvanie se mit à soutenir le Président et à critiquer vertement la Banque. Nicholas Biddle fut supris en public en train de déclarer son plan de chute de l'économie. En avril 1834, la Chambre vota contre le renouvellement de la charte de la Banque. Une Commission spéciale fut désignée pour savoir si la Banque avait provoqué la dépression économique.

Quand la Commission se présenta à l'adresse de la Banque à Philadelphie, avec une ordonnance judiciaire lui permettant d'examiner les registres, Nicholas Biddle refusa de les lui livrer. Il ne lui autorisa pas non plus de vérifier les correspondances avec les membres du Congrès, ainsi que les prêts et avances financières accordés aux membres de la Banque. Il exclut de témoigner tant que la Commission ne retournerait pas à Washington.

Le 8 janvier 1835, Jackson paya la dernière traite de la dette nationale. Un endettement national provoqué par les banquiers achetant les obligations du Trésor en lieu et place des billets du trésor du gouvernement américain, sans endettement et sans intérêts à payer. Il fut le seul président à rembourser la dette nationale. Quelques semaines plus tard (comme par hasard ndlr.), le 30 janvier 1835, un homme nommé Richard Lawrence tenta d'assassiner Andrew Jackson, mais grâce à Dieu, les pistolets se sont enrayés. Lawrence fut reconnu non-coupable pour cause de démence. Les années suivantes, la Deuxième Banque des Etats-Unis cessa d'être la banque centrale nationale. Nicholas Biddle fut plus tard arrêté pour fraude. Jugé, il fut acquitté, mais il eut à nouveau très vite affaire avec la justice.

En fait, Jackson a si bien tué la Banque qu'il faudra 77 ans pour que les trafiquants de monnaie puisse retrouver leurs privilèges.

Abraham Lincoln.

Le système insidieux des réserves fractionnaires restait en vigueur dans les autres banques. Cela alimenta l'instabilité économique dans les années précédant la Guerre civile US.

Les trafiquants de monnaie changèrent de tactique. S'ils ne pouvaient pas obtenir leur banque centrale, les Etats-Unis se verraient mettre à genoux par une guerre civile, de la même manière qu'en 1812, lorsque la Charte de la Première Banque des Etats-Unis ne fut pas renouvelée.

Alors que les trafiquants de monnaie avaient perdu le contrôle 25 ans plus tôt, l'économie américaine était depuis devenue riche. C'était un exemple pour le reste du monde. Otto Von Bismarck, Chancelier d'Allemagne, l'homme qui réunit les états allemands quelques années plus tard, observateur des évènements, déclara :

"La division des Etats-Unis entre deux fédérations de force égale a été décidé en Europe par la grande finance internationale bien avant que ne débute la Guerre civile. Ces banquiers étaient effrayés à l'idée que les Etats-Unis, si ils demeuraient en un seul bloc et une seule nation, puissent obtenir leur indépendance économique et financière, renversant ainsi la domination financière des banquiers sur le monde."

Les trafiquants de monnaie proposèrent de faire crédit à l'Union moyennant des intérêts à hauteur de 24 à 36%. Lincoln répondit : "Merci, mais non."

Abraham Lincoln, au cours d'une conversation, demanda à Dick Taylor les solutions envisagées pour financer les armées de l'Union. Dick Taylor répondit :

"Lincoln, c'est facile; demandez simplement au Congrès de faire une loi autorisant l'impression de billets légaux du Trésor, payez vos soldats avec, et remportez également votre guerre avec."

En 1862 et 1863, Lincoln fit imprimer 450 millions de dollars en nouveaux billets, sans intérêts à payer pour le gouvernement fédéral. Pour les distinguer des autres papier monnaie, ils furent imprimés avec de l'encre verte sur le verso. Voilà pourquoi les billets furent appelés Greenbacks (versos verts).

Lincoln, qui comprit qui tiraient les ficelles, déclara :

"Le gouvernement doit créer, émettre et faire circuler toute la monnaie et le crédit nécessaire, afin de satisfaire les besoins du gouvernement et le pouvoir d'achat des consommateurs.

Le privilège de création et d'émission monétaire n'est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c'est aussi la plus grande opportunité du gouvernement.

En adoptant ces principes..., les payeurs feront l'économie d'énormes sommes d'intérêts. La monnaie cessera d'être le maître pour devenir le serviteur de l'humanité."

Lincoln autorisa quelques banquiers à signer l'Acte bancaire national. Ces nouvelles banques nationales privées seraient exemptées d'impôts et auraient le monopole sur la création d'une nouvelle forme de monnaie : lesBanknotes, billets de banque. Les greenbacks continueraient de circuler et leur nombre ne serait pas augmenté.

Mais le plus important à noter est que l'intégralité de l'émission monétaire serait créée sans dette par des banquiers achetant des obligations du gouvernement permettant ainsi l'émission de billets de banque.

Début 1863, Lincoln reçut un soutien inespéré du tsar Alexandre II de Russie qui, tout comme Otto Von Bismarck en Allemagne, connaissait les plans des trafiquants de monnaie et refusa catégoriquement l'implantation d'une Banque centrale privée en Russie. Si l'Amérique du Nord en réchappait et se sortait de ces griffes, la position du tsar serait également confortée.

Si les grands banquiers réussissaient à diviser les Etats-Unis, à les morceler entre le Royaume-Uni et la France, les deux nations disposant déjà d'une banque centrale, les banquiers menaceraient par la suite également la Russie.

C'est ainsi que le Tsar menaça qu'en cas d'intervention de la l'Angleterre ou de la France en faveur des états confédérés du Sud, la Russie considérerait cet acte comme une déclaration de guerre à la Russie. Le tsar ordonna à sa flotte du Pacifique de stationner au port de San Francisco.

Lincoln fut réélu l'année suivante en 1864. Si il avait vécu assez longtemps il aurait probablement mis fin au monopole des banques nationales qui lui a été imposé pendant la guerre (1er National Banking Act 1863, 2ème National Banking Act en 1864; fin du contrôle du gouvernement sur les banques). Le 21 novembre 164, il écrivait à un ami :

"Les puissances de l'argent oppressent la nation en temps de paix, et conspire contre elle dans les périodes difficiles. Elles sont encore plus despotiques qu'une monarchie, plus insolentes qu'une autocratie, et encore plus égoïstes qu'une bureaucratie."

Peu de temps après qu'Abraham Lincoln fut assassiné, Salmon P. Chase se lamenta un an plus tard de sa responsabilité dans la signature du 2ème Acte bancaire national.

Le chancelier Otto Von Bismarck déplora la mort d'Abraham Lincoln :

"La mort d'Abraham Lincoln est un désastre pour la Chrétienté. Aux Etats-Unis, il n'y a pas un seul homme qui ne lui arrive à la cheville. Je crains que les banquiers étrangers avec leurs esprits tortueux et machiavéliques ne prennent entièrement le contrôle des richesses de l'Amérique et l'utilisent pour corrompre méthodiquement la civilisation moderne. Ils n'hésiteront pas à plonger le monde chrétien dans les guerres et le chaos jusqu'à ce que la planète entière ne tombe entre leurs mains."

Bismarck comprenait parfaitement le plan des trafiquants de monnaie.

Les allégations sur la responsabilité des banquiers internationaux concernant l'assissant de Lincoln viendront en 1934 du Canada, soit 70 ans plus tard.

Gerald G. McGeer, un populaire et respecté avocat, fit de surprenantes accusations au cours d'un discours de 5 heures, à la Chambre des Communes du Canada, au cours duquel il critiqua l'endettement du Canada à cause du système bancaire.

Souvenez-vous qu'en 1934 nous sommes au paroxysme de la Grande Dépression et que celle-ci a aussi affecté le Canada. McGeer avait obtenu les preuves dans les archives publiques fournies par des agents des services secrets présents au procès de John Wilkes Booth (l'assassin d'Abraham Lincoln, ndlr.), après sa mort. Gerald McGeer affirma que Booth était un mercenaire au service des banquiers internationaux. McGeer révéla que Lincoln ne fut pas seulement assassiné parce que les banquiers internationaux souhaitaient une banque centrale privée mais aussi parce qu'ils souhaitaient imposer une monnaie indexée sur l'or. Et ce sont eux qui contrôlent le cours de l'or. Ils voulaient imposer aux Etats-Unis le standard or. Lincoln fit l'exact inverse en émettant les greenbacks US reposant sur la bonne foi et le crédit des Etats-Unis.

Moins de 8 ans après l'assassinat de Lincoln, le système monétaire dus tandard or fut introduit aux Etats-Unis.

Jamais depuis la mort de Lincoln les Etats-Unis ne parviendront à émettre des billets sans s'endetter.

[...] En 1881, le peuple américain élut Président le républicain James Garfield. Garfield comprit comment l'économie avait été manipulée. Après son investiture il prévint publiquement les trafiquants de monnaie en 1881 :

"Quiconque contrôle le volume monétaire d'un pays est le maître incontesté de toute l'industrie et du commerce.

Et quand vous réalisez que le système tout entier est facilement contrôlable, d'une manière ou d'une autre, par des hommes très puissants appartenant à une élite, vous n'avez pas à vous demander d'où viennent les périodes d'inflation et de dépression..."

Quelques semaines après cette déclaration, le 19 septembre 1881, le président James Garfield fut assassiné.

Les trafiquants de monnaie entamèrent la phase qu'ils appellent "tondre le troupeau" en créant une succession de booms économiques et de dépressions. En 1891 ils se préparèrent à faire chuter à nouveau l'économie US.

[...] Ainsi, depuis le passage de l'Acte bancaire national de 1863, ils furent capables de provoquer une succession de booms et de crashs économiques. Le but était de faire admettre que le système bancaire était devenu si instable qu'il fallait le consolider grâce à une banque centrale, une fois encore...

L'Île de Jekyll.

[...] Le partenaire de Warburg était Jacob Schiff qui, comme nous l'avons appris plus tard, finança à hauteur de 20 millions de $ les forces anti tsaristes en Russie.

Ces trois familles bancaires, les Rothschild, les Warburg, et les Schiff s'étaient toutes inter-mariées entre elles au fil des ans, de la même manière que leurs collègues banquiers nord américains, les Morgan, les Rockefeller, et les Aldrich.

Il fallait choisir le nom de la nouvelle banque et vendre le projet au peuple. La discussion s'est passée à l'hôtel Jekyll Island Club.

Aldrich pensait que le nom banque ne devait pas faire partie du nom à donner. Warburg voulait l'appeler la loi sur la "Réserve nationale" ou la loi sur la "Réserve fédérale". L'idée était de donner l'impression que le propriétaire de la nouvelle banque centrale mettrait fin à l'anarchie bancaire, mais aussi d'occulter le caractère monopolistique du nouvel établissement. Ce fut Aldrich, ce politicien égoïste qui insista pour l'appeler loi "Aldrich". Après neuf jours passés sur Jekyll Island, le groupe se dispersa. La nouvelle banque centrale serait très similaire à l'ancienne "Banque des Etats-Unis". Elle aurait le monopole de l'émission monétaire, et la capacité de créer de l'argent à partir de rien.

Comment la Réserve fédérale crée de l'argent à partir de rien ?

C'est un processus en 4 phases: Les obligations sont de simples promesses de paiement émises par le gouvernement. Les gens prennent des obligations afin d'avoir des intérêts sécurisés. Une fois le bon arrivé à échéance, le gouvernement le rachète, avec les intérêts, et l'obligation est ensuite détruite. Il existe aujourd'hui (en 1996) 3 600 milliards de $ d'obligations.

Maintenant, observons le processus de création monétaire de la Réserve fédérale (ou FED) : 1. Le comité du marché ouvert de la FED approuve l'achat des obligations US. 2. Les obligations sont achetées par la FED qui les revendra elle-même sur le marché. 3. La FED paie ces obligations avec du débit électronique et les revend aux banques, ces crédits reposant en fait sur rien, la FED les crée tout simplement. 4. Les banques utilisent ces dépôts comme réserves, elles peuvent prêter à leur tour plus de 10 fois le montant qu'elles possèdent en réserve, aux nouveaux emprunteurs, plus les intérêts.

De cette manière, si la FED acquiert 1 million de $ en obligations, ce sont 10 millions de $ qui se retrouvent dans les comptes des banques. La FED crée 10% de ce nouvel argent alors que les banques créent les 90% restant.

Pour réduire la quantité d'argent dans l'économie, le processus est inversé, la FED vend des obligations au public, et l'argent sort des banques locales. Les prêts doivent être divisés par 10 par rapport au montant vendu. Donc si la FED vend 1 million de $ d'obligations, le résultat est 10 millions de $ de moins dans l'économie.

Peu après sa création, la FED imposa une contraction monétaire importante dans les années 1930, provoquant ainsi la "Grande Dépression".

Il fallait faire croire au public que le gouvernement contrôlait la FED (et non l'inverse). Le plan spécifiait que la FED serait dirigée par un groupe de gouverneurs proposés par le président et approuvés par le Sénat. Mais tout ce que les banquiers avaient à faire était de s'assurer que leurs hommes seraient proposés comme gouverneurs. Ce n'était pas difficile. Les banquiers ont l'argent, et l'argent corrompt les politiciens.

Suite : "Money Masters", les maîtres de la monnaie (2/2)

. Milieu des années 1910 : les banquiers vont à la Guerre

. 150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs : D'un monde libre à un monde communiste

. Charles Gave : "Le mythe de la nation européenne, c'est l'URSS..."

. Le changement c'est maintenant : baisse "historique" du pouvoir d'achat

. Comprendre l'origine de la dette (en quelques minutes...)

. Money as debt - L'argent dette Le célèbre documentaire de Paul Grignon de 2006

Néo-esclavage : "Money Masters", les maîtres de la monnaie (2/2)

"Money Masters", les maîtres de la monnaie.

Suite de la première partie :

la loi de la Réserve fédérale de 1913 et l'impôt sur le revenu.

Malgré tous les soupçons de fraude et de corruption, la loi fut votée par le Sénat le 22 décembre 1913, alors que la plupart des sénateurs avaient quitté la ville pour les fêtes, et que les instigateurs s'étaient assurés que rien ne pouvait être fait avant longtemps après Noël.

Le jour où la loi fut adoptée, le congressiste Charles Augustus Lindbergh (le père du célèbre aviateur qui relia le premier Paris à New York, en 1927, à bord de son avion "Spirit of Saint Louis", ndlr.) avertit prophétiquement ses compatriotes :

Charles August Lindbergh

"Cette loi établit le plus gros trust sur terre. Quand le président a signé cette loi, le gouvernement invisible de la puissance monétaire sera de fait légalisé.

Le peuple ne s'en apercevra pas tout de suite, mais l'addition est reportée seulement de quelques années... Le pire crime législatif de tous les temps a été perpétré par cette loi bancaire."

En plus de ça, quelques semaines auparavant, le Congrès a également fait passer une loi concernant l'impôt sur le revenu.

Les banquiers avaient un système produisant une dette étatique pratiquement illimitée. Comment payer les intérêts de cette dette sans toucher au montant initial ?

Auparavant, le gouvernement fédéral recevait seulement les impôts sur les importations et la production.

Dorénavant, tout comme la Banque d'Angleterre, les paiements des intérêts seraient garantis par les impôts directement prélevés sur le peuple.

Il est intéressant de noter qu'en 1895 la Cour suprême déclara inconstitutionnelle une loi similaire d'impôt sur le revenu.

En 1909, la Cour suprême déclara également inconstitutionnelle l'impôt sur les sociétés.

Le sénateur Aldrich soutint donc au Congrès un projet d'amendement constitutionnel permettant l'impôt sur le revenu. Certains affirment que ce 16ème amendement ne fut jamais ratifiés par les nécessaires 3/4 des états (50 états fédérés du pays).

En d'autres termes le 16ème amendement pourrait être illégal.

Un an après que la loi sur la Réserve fédérale fut approuvée, le congressiste Charles Lindbergh expliqua comment la FED créait ce que l'on appelle désormais les "cycles économiques" et comment elles les utilisait à son profit :

"Pour faire monter les prix, tout ce que l'équipe de la Réserve fédérale doit faire, c'est de diminuer les taux d'intérêts, produisant ainsi une augmentation du crédit et un marché boursier au plus haut; puis lorsque les hommes d'affaires sont habitués à ces conditions, on fait tourner la roue, on augmente cette fois arbitrairement les taux d'intérêts. Par un effet pendulaire de boom et de crash du marché, cela cause de violentes fluctuations dues à la variation des taux.

... Voilà le plus étrange et le plus dangereux avantage accordé par n'importe quel gouvernement ayant existé, désormais entre les mains de cette classe privilégiée.

... Ils connaissent par avance les moments les plus avantageux pour créer les paniques financières. Ils savent aussi quand arrêter ces paniques.

L'inflation et la déflation fonctionne pour eux de manière égale, comme ils contrôlent toute la finance.

Charles Lindbergh ne se trompait que sur un point : la plupart des nations européennes empruntaient déjà à leurs banques centrales depuis des décennies, et parfois même des siècles (pour l'Angleterre et la France, ndlr.).

Le congressiste Louis McFadden, Président de la Commission bancaire et monétaire entre 1920 et 1931, fit la remarque suivante sur la loi de la Réserve fédérale :

"Un super Etat contrôlé par les banquiers internationaux et les industriels internationaux oeuvrant ensemble pour réduire en esclavage le monde, pour leur seul plaisir. "

Un autre président de la Commission bancaire et monétaire, durant les années 1960, le texan Wright Patman, déclara :

"Aujourd'hui aux Etats-Unis, nous avons en fait deux gouvernements. Nous avons le gouvernement légal établi. Et nous avons le gouvernement indépendant, hors contrôle et imprévisible du système de la Réserve fédérale, manipulant les leviers monétaires, réservés au Congrès d'après la Constitution. ."

Trois ans après le passage de l'Acte sur la Federal Reserve, même le présidentWoodrow Wilson jugeait différemment son action durant son premier mandat à la Maison Blanche :

"Nous sommes devenus l'un des gouvernements les plus mal gérés, l'un des plus contrôlés du monde civilisé; nous n'avons plus un gouvernement d'opinion libre issu de la majorité, mais un gouvernement dirigé par l'opinion et la coercition d'un groupe restreint d'hommes puissants. (mensonge de la démocratie élective des partis).

Certains des hommes les plus importants des Etats-Unis, dans le commerce ou l'entreprise, sont effrayés par quelque chose. Ils savent qu'il existe quelque part un pouvoir si bien organisé, si subtil, si vigilant, si réactif, si complet, si influente, qu'ils feraient mieux de ne pas parler trop fort, si c'est pour en dire du mal."

Avant sa mort en 1924, le président Woodrow Wilson, réalisera tout le mal qu'il a fait aux Etats-Unis, en confessant :

"J'ai inconsciemment ruiné mon gouvernement."

Les principaux journaux saluèrent la promulgation de la loi sur la Réserve fédérale de 1913, déclarant par exemple : "Maintenant, les dépressions seront scientifiquement prévenues." La réalité était que désormais, les dépressions pourraient être scientifiquement créées !

La Première guerre mondiale.

Pour les banquiers centraux les aspects politiques de la guerre importaient beaucoup moins que les profits potentiels. Et rien de mieux qu'une guerre pour créer de la dette. L'Angleterre était le meilleur exemple à cette époque.

Durant les 119 années ayant suivi la création de la Banque "d'Angleterre" et la déroute de Napoléon à Waterloo, l'Angleterre fut en guerre pendant 56 années. Et le reste du temps elle se préparait à la guerre.

Pendant la 1ère Guerre mondiale, les Rothschild allemands prêtaient de l'argent à l'Allemagne, les Rothschild britanniques prêtaient de l'argent à l'Angleterre et les Rothschild français prêtaient de l'argent à la France. Aux Etats-Unis, J.P. Morgan était le pourvoyeur en matériel militaire des Britanniques et des Français. En fait, six mois avant le début du conflit, J. P. Morgan devint le plus gros consommateur de la terre, dépensant 10 millions de $ par jour.[...]

Beaucoup des banquiers de New York se sont enrichis avec la guerre.

Le récent livre de Nomi Prins, "ALL THE PRESIDENTS’ BANKERS: The Hidden Alliances that Drive American Power" (Tous les banquiers des Présidents, Les alliances cachées qui conduisent le pouvoir américain), traite de Woodrow Wilson et la collaboration de Jack Morgan pour financerles Alliés dans les premiers jours de la Guerre.

Cette collaboration fournit l'un des exemples les plus forts de la coopération étroite entre la présidence américaine et les plus hauts niveaux de la banque internationale.

Le président Woodrow Wilson désigna Bernard Baruch pour chapauter les industries de guerre. Selon l'historien James Perloff, Bernard Baruch tout comme les Rockefeller, engrangèrent 200 millions de $ durant la guerre.

Mais le profit n'était pas le seul motif, il y avait aussi de la revanche dans l'air.

Les trafiquants de monnaie n'avaient jamais pardonné au Tsar d'avoir soutenu Abraham Lincoln durant la Guerre civile américaine.

La Russie était également la dernière nation européenne à refuser d'avoir une banque centrale privée.

Trois ans après le début de la 1ère Guerre mondiale, la révolution (dite Ndlr.) "russe" remplace le régime tsariste par un gouvernement communiste.

Jacob Schiff de Kuhn, Loeb & Company se réjouit sur son lit de mort d'avoir envoyé 20 millions de $ afin d'abattre le tsar.

L'argent afflua également d'Angleterre, toujours dans le but de soutenir la "révolution".

Pourquoi les hommes les plus riches du monde finançaient-ils le communisme, ce système qui plaidait ouvertement la destruction du capitalisme, système qui les avait enrichis ?

Le chercheur Garry Allen nous l'explique :

"Si on comprend que le socialisme n'a pas comme programme le partage des richesses mais est en réalité une méthode pour mieux consolider et contrôler la richesse, alors le paradoxe apparent qui est celui de voir des hommes très riches faire la promotion du socialisme n'est en fait pas du tout un paradoxe. En fait cela devient logique, c'est même le meilleur outil pour ces mégalomanes avides de pouvoir.

Le communisme, ou plus précisément le socialisme, n'est pas le mouvement des masses opprimées, mais bien celui de l'élite économique."

Comme l'écrivait W. Cleon Skousen dans son livre paru en 1970 "Le capitalisme mis à nu" (The Naked capitalist) :

"D'où qu'il vienne, le pouvoir cherche à gagner toujours plus de pouvoir.

Il est inévitable que les très riches ne se contenteront plus de leur propre fortune mais chercheront à contrôler celle du monde tout entier.

Pour atteindre cet objectif, ils sont parfaitement en mesure de soutenir les ambitions politiques de certains opportunistes aux dents longues, afin de renverser les gouvernements en place, et d'établir une dictature mondiale centralisée."

Mais que se passerait-il si ces révolutionnaires devenaient incontrôlables et essayaient de s'emparer du pouvoir détenu par les "super-riches" ?

L'axe Wall Street / City Londres choisit de courir le risque.

Les décideurs tentèrent de contrôler les groupes révolutionnaires communistes, en leur envoyant de grandes quantités d'argent si ils se montraient dociles, ou en contractant l'émission monétaire et en finançant l'opposition, en cas de perte de contrôle.

Lénine commença à comprendre que bien qu'il soit le maître absolu de la nouvelle Union soviétique, il n'était pas celui qui maniait le pouvoir financier; quelque chose d'autre avait secrètement le contrôle :

"L'Etat ne fonctionne pas comme nous le souhaiterions. La voiture n'obéit pas. Un homme est aux commandes et semble la diriger, mais la voiture ne va pas dans la direction voulue. Elle bouge comme le souhaitent d'autres forces."

Qui est à la manoeuvre ?

Le représentant Louis McFadden, président de la Commission bancaire et monétaire durant les années 1920 jusqu'a la Grande Dépression de 1930, l'explique ainsi :

Louis Thomas McFadden

"Le cours de l'histoire russe a été en fait grandement influencée par les manoeuvres des banquiers internationaux.

Le gouvernement soviétique a reçu de la Réserve fédérale des fonds du Trésor des Etats-Unis par l'intermédiaire de la Chase Bank.

L'Angleterre nous a soutiré de l'argent grâce aux banquiers de la 'Réserve fédérale' et l'a prêté à un fort taux d'intérêt au gouvernement soviétique.

Le barrage du Dniepr a été construit grâce à des fonds occultes provenant du Trésor des Etats-Unis avec l'aide de la déloyale et corrompue équipe de la Réserve fédérale, ainsi que des banquiers de la Réserve fédérale."

En d'autres termes, la FED et la Banque d'Angleterre avaient passé commande aux banquiers internationaux qu'ils contrôlaient afin de créer un monstre, monstre qu'ils continueront à alimenter durant plusieurs décennies, avec des "révolutions" communistes, des guerres, et plus important : de la dette.

En 1992, le journal du Washington Times publia que le président russe Boris Eltsine déplora que l'essentiel de l'aide étrangère soit détournée "retournant directement dans les coffres des banques occidentales en tant que remboursement de la dette."

[...] Il serait idiot d'ignorer la cause première de la 1ère Guerre mondiale, ainsi que ceux qui ont le plus profité de la guerre. Le rôle des trafiquants de monnaie n'est pas une stupide théorie conspirationniste, ils ont un objectif très personnel, un objectif politique, celui d'obtenir un gouvernement mondial totalitaire, avec les trafiquants de monnaie aux commandes du pouvoir financier, afin de contrôler n'importe quel politicien qui surgirait en tant que leader.

La Grande Dépression.

Maintenant que les trafiquants de monnaie contrôlaient chaque économie nationale, la prochaine étape serait de consolider le tout par un gouvernement mondial, qui fut la priorité de la Conférence sur la paix à Paris, peu après la 1ère Guerre mondiale. Il fut appelé la "Société des nations" (Ligue of Nations). Mais à la surprise de Paul Warburg et Bernard Baruch qui assistèrent à la Conférence de la paix en présence du président Woodrow Wilson, le monde n'était pas encore prêt à faire tomber les frontières. Le nationalisme était encore ancré dans les coeurs. Par exemple, Lord Curzon, Secrétaire britannique aux Affaires étrangères, ironisa et dit que la Société des Nations était une bonne plaisanterie, et ce même si le gouvernement britannique approuvait cette initiative politique.

Ne craignant pas d'humilier le président Wilson, le Congrès américain n'approuva pas non plus la Société des Nations. Malgré le fait qu'elle avait été ratifiée par de nombreuses nations, sans l'argent du Trésor américain, la Société des Nations disparut. Après la 1ère Guerre mondiale, le public se lassa de la politique internationaliste du démocrate Woodrow Wilson. Aux élections présidentielles de 1920, le républicain Warren Harding réunit plus de 60% des votes. Warren Harding était un farouche opposant au bolchévisme, ainsi qu'à la Société des Nations.

Malgré le fait que la guerre avait endetté les Etats-unis jusqu'à 10 fois plus que la guerre civile, l'économie américaine était encore en croissance.

Quand John Coolidge succéda à Harding, il poursuivit la politique économique de Warren Harding, par de lourdes taxes sur les importations et une diminution des impôts nationaux. Le résultat fut une croissance économique et des recettes de l'Etat en augmentation. Mais tout cela devait être stoppé ! Comme ils l'avaient déjà fait dans le passé, les trafiquants de monnaie décèdent de briser l'économie américaine. La Réserve fédérale commença d'inonder le pays avec de l'argent, augmentant l'émission monétaire de 60% en quelques années. L'argent était abondant. C'est pourquoi on appelle ces années les "20 rugissantes".

Quand tout fut programmé en avril 1929, Paul Warburg, le père de la Réserve fédérale, envoya un memo secret à destination de ses amis les prévenant de l'effondrement économique et la dépression nationale étaient inéluctables. En août 1929, la FED commença à retirer l'argent. Les géants de Wall street de l'époque, John D. Rockefeller, J. P. Morgan, Bernard Baruch, etc. se retirèrent des marchés peu avant le crash, convertissant leurs avoirs en liquide ou en or. Le 24 octobre 1929, les grands banquiers de New York exigèrent de se faire rembourser les dettes dans les 24 heures. En conséquence, les courtiers et les actionnaires durent vendre en catastrophe pour couvrir leurs pertes, se fichant désormais du prix des actions qu'ils vendaient. Cela conduisit à une chute de la bourse et au célèbre "mardi noir".

Selon Kenneth Galbraith, auteur du "Grand crash de 1929", au plus fort de la chute boursière, Bernard Baruch était avec Winston Churchill, dans la gallerie des visiteurs de Wall Street, ici, afin de contempler la panique et l'impressionnant remue ménage en cours à l'étage inférieur.

Entre 1929 et 1933, la FED réduisit encore son émission monétaire de 33%.

Alors que de nombreux américains ignorent que la FED fut aussi responsable de la Dépression, ce fait est cependant parfaitement connu des grands économistes.

Milton Friedman, économiste lauréat du prix nobel d'économie en 1996 déclara lors d'un entretien téléphonique en janvier 1996 :

"La Réservé fédérale a définitivement causé la Grande Dépression en contractant d'un tiers l'émission monétaire en circulation entre 1929 et 1933."

Mais l'argent perdu par de nombreux Américains durant la Grande dépression n'a pas été perdu pour tout le monde. Il a été redistribué entre quelques-uns ayant vendu juste avant le crash et ayant acheté de l'or, valeur refuge quand surgit une dépression.

Mais l'argent américain a aussi traverser les mers...

Alors que le président Herbert Hoover tentait de relancer l'économie, alors que des millions d'Américains souffraient de la faim, des millions de $ ont servi à reconstruire l'Allemagne des dommages causés par la Grande Guerre.

8 ans avant que Hitler n'envahisse la Pologne, le représentant Louis McFadden avertit le Congrès que les Américains étaient en train de financer l'ascension vers le pouvoir d'Hitler :

"Après la 1ère Guerre mondiale, l'Allemagne est tombée dans les bras des banquiers internationaux "allemands". Ces derniers ont acheté la maison Allemagne et désormais elle leur appartient, l'entrée, le salon et la chambre à coucher avec. Ils ont ruiné les industries, les hypothèques des terrains, le contrôle de la production, , le contrôle de tous les biens utilitaires. Les banquiers internationaux allemands [...] ont aussi fourni chaque dollar de l'argent que Hitler a utilisé durant sa coûteuse campagne, dans le but de créer une menace pour le gouvernement de Henrich Brüning. Lorsque Brüning refusa d'obéir aux ordres des banquiers internationaux, Hitler fut mis en avant pour maintenir les Allemands dans la soumission.

Grâce à l'équipe dirigeante de la Réserve fédérale, plus de 30 milliards de $ d'argent américain a été envoyé en Allemagne. Vous avez tous entendu parler des dépenses qui ont eu lieu en Allemagne. Des logements modernes, des grands planetariums, des gymnases, des piscines, des autoroutes publiques, des usines superbes. Tout cela a été construit avec notre argent. Tout cela a été donné à l'Allemagne par l'équipe de la Réserve fédérale.

L'équipe dirigeante de la Réserve fédérale a tellement envoyé de milliards de $ à l'Allemagne, qu'ils n'osent même nous donner le montant total."

Franklin D. Roosevelt / Deuxième Guerre mondiale.

Franklin D. Roosevelt

Franklin D. Roosevelt fut élu président en 1932. Une fois en poste, des mesures d'urgence furent décrétées concernant le système bancaire, augmentant un peu plus le pouvoir de la FED sur l'émission monétaire. C'est seulement à ce moment-là que la FED commença à lâcher la bride et à injecter à nouveau de l'argent en faveur du peuple américain très fragilisé.

Franklin Roosevelt avait d'abord accusé les trafiquants de monnaie d'avoir engendré la Grande Dépression. Voici ce qu'il dit lors de son discours d'investiture, le 4 mars 1933 :

"Les pratiques de ces trafiquants de monnaie sans scrupule sont condamnées par le tribunal de l'opinion publique, rejetées par les coeurs et les esprits des hommes. Les trafiquants de monnaie se sont enfuis des sièges du temple de notre civilisation."

[...] Toutes les nations impliquées dans le conflit (de la 2ème Guerre mondiale,ndlr.) multiplièrent leurs dettes. Aux Etats-Unis, la dette fédérale augmenta de 43 millions de $ en 1940 à 257 milliards en 1950, soit une augmentation de 598%. Entre 1940 et 1950, la dette japonaise augmenta de 1348%, la dette française de 583%, et la canadienne de 417%.

Après la guerre, le monde fut divisé en deux camps économiques: l'économie communiste planifiée d'un côté et le monopole capitaliste de l'autre, les deux luttant dans une fructueuse course aux armements. Ce fut le moment pour les banquiers de faire le point sur les trois étapes permettant de centraliser les systèmes économiques du monde entier, et d'achever leur gouvernement mondial ou "Nouvel Ordre Mondial". Les différentes étapes de ce plan sont :

1. La domination des banques centrales sur les économies nationales du monde entier.

2. Centraliser les économies régionales, avec l'Union monétaire européenne, ou le traité de libre échange commercial du NAFTA, par exemple.

3. Centraliser l'économie mondiale grâce à une banque centrale mondiale, une monnaie mondiale, et la fin des indépendances nationales, en abolissant les taxes sur les importations, à l'aide du GATT (OMC).

L'étape 1 a déjà été accomplie depuis longtemps. Les 2 et 3 sont déjà bien avancées et sur le point d'aboutir.

Que se passe-t-il pour l'or ? De toutes les banques centrales, le plus gros détenteur d'or est le Fonds Monétaire International (FMI). Le FMI et les banques centrales détiennent les 2/3 des réserves mondiales en or (en 1996)., leur permettant de manipuler le marché de l'or.

Fort Knox - US Bullion Depository (Réserve d'or américaine)

En 1933, le président Franklin D. Roosevelt émet l'ordre 6102 qui interdit la possession pour les particuliers américains de pièces d'or, de lingots d'or (gold bullion) et de gold certificate, les forçants à les vendre à la réserve fédérale. Il convainc les Américains de donner leur or en arguant que rassembler les ressources nationales était nécessaire pour sortir les Etats-Unis de la dépression.

En 1936, le département du trésor commence la construction du dépôt Bullion à Fort Knox, sur des terrains transférés de l'US Army. Le Gold Vault (coffre d'or) est terminé en décembre 1936. La majorité des réserves d'or des États-Unis y sont transférées.

[...] La mauvaise solution consisterait à adopter une monnaie s'appuyant sur l'or. Beaucoup d'Américains pensent que l'or se trouve toujours à Fort Knox. Or, cet or a été volé...

A la fin de la 2ème Guerre mondiale, Fort Knox abritait plus de de 700 millions (20 000 tonnes) d'once d'or, soit le pourcentage incroyable de 70% de l'or mondial. Combien en reste-t-il ? Personne ne le sait. Malgré le fait que la loi fédérale exige un audit financier annuel de l'or de Fort Knox, le Trésor a systématiquement refusé d'en réaliser un seul. Un contrôle de ce qui reste ici n'a pas été effectué depuis que le président Dwight Eisenhower n'en réclame un, en 1953.

L'or de Fort Knox, avec les années, a été vendu aux trafiquants de monnaie européens, au prix de 35 $ l'once. Cela s'est passé à un moment où il était illégal pour les Américains d'acheter de l'or à Fort Knox. Il y a le cas scandaleux de la famille Firestone qui créa de nombreuses filiales afin d'acquérir l'or de Fort Knox et de l'envoyer ensuite en Suisse. Ils ont été arrêtés, puis inculpés.

Finalement, en 1971, tout l'or pur avait été secrètement évacué de Fort Knox, pour faire son retour vers Londres. Une fois sorti tout l'or de Fort Knox, le président Richard Nixon clôt le "dossier or" en abrogeant la loi de 1934 de Franklin D. Roosevelt sur les réserves d'or de la Réserve fédérale, permettant finalement aux Américains d'acheter légalement de l'or. Les cours de l'or augmentèrent. 9 ans plus tard, l'or se vendait 880 $ l'once, 25 fois plus que la valeur pour laquelle il avait été vendu à Fort Knox.

On pense que que certains au gouvernement étaient au courant de cette manoeuvre et finiront par lâcher le morceau. La plus grosse fortune de l'histoire du monde ? Volée. Tout comme dans le film de James Bond, "Goldfinger". En réalité, l'auteur de la série des James Bond, Ian Fleming, fut le chef du MI5 (pour Military Intelligence, section 5), les Services britanniques de contre-espionnage. Certains pensent qu'il a écrit cette histoire en guise d'avertissement, comme beaucoup d'auteurs de fictions le font.

Le dépouillement en or de Fort Knox, une attaque délibérée sur le Trésor américain, a dû se dérouler sur plusieurs années, pour être réalisé. En fait, 40 ans.

Un article d'un journal de New York, daté de 1974 mettait en cause la famille Rockefeller d'avoir manipulé la FED, afin de liquider l'or de Fort Knox à un prix cassé, à destination de spéculateurs anonymes européens. Trois jours plus tard, la source anonyme de cette histoire, Louise Auchincloss Boyer, chuta mystérieusement de la fenêtre du 10ème étage de son appartement de New York. Comment Mlle Boyer était-elle au courant de la connexion entre les Rockefeller, et l'or de Fort Knox ? Pendant longtemps elle fut la secrétaire de Nelson Rockefeller.

Les 14 années suivantes, Ed Durrel, un riche industriel de l'Ohio, s'impliqua personnellement pour trouver la vérité concernant l'or de Fort Knox. Malheureusement il n'atteignit jamais son objectif premier: un audit complit sur les réserves d'or de Fort Knox. Le gouvernement a choisi de ne pas le faire. On peut donc en conclure qu'il est effrayé par la vérité que l'audit pourrait révéler.

Quand le président Ronald Reagan accéda à son poste en 1981, ses amis conservateurs le pressèrent d'étudier la possibilité de revenir au standard or, ultime moyen de freiner les dépenses gouvernementales. Reagan nomma donc un groupe appelé la "Commission sur l'or" afin d'étudier la situation et de faire un rapport au Congrès. Ce que cette Commission sur l'or de Reagan rapporta au Congrès en 1982, fut une révélation choquante concernant cet or : le Trésor américain n'avait absolument rien, plus rien.

Tout l'or de Fort Knox n'était plus entre les mains de la Réserve fédérale, ce groupe de banquiers privés gardiens de la dette nationale.

La vérité sur l'affaire est que personne n'a vu autant d'argent public volé, et mis à la disposition d'un petit groupe d'investisseurs privés: les trafiquants de monnaie.

Le Fonds Monétaire International (FMI) / Banque mondiale.

Revenons un peu en arrière sur les conséquences de la 1ère Guerre mondiale. Les banquiers internationaux "pacifiques" clamèrent que seul un gouvernement mondial mettrait fin aux guerres mondiales. Ils prônaient un gouvernement mondial qui reposerait sur ttrois pieds :

1. (Bien évidemment...) Une banque centrale mondiale, appelée la Banque des règlements internationaux (Bank of International Settlements),

2. un organisme judiciaire mondial, appelé la Cour Internationale de Justice, basée à La Haye aux Pays-Bas.

3. et un organisme mondial exécutif et législatif, appelé la Société des Nations.

Comme le soulignait le mentor du président Clinton, l'historien Carroll Quigley, dans son livre datant de 1966, "Tragedy and Hope", Tragédie et Espoir :

Selon Quigley, les puissances du capitalisme financier (1850-1932) avaient pour ambition créer un système mondial de contrôle financier dans les mains du secteur privé capable de dominer le système politique de chaque pays et l'économie mondiale;

Lire "Voilà pourquoi nous sommes esclaves et ignorants" au sujet des huit banques privées "américaines" propriétaires de la FED.

"Les pouvoirs du capitalisme financier avaient un objectif précis, rien de moins que celui de créer un système mondial de contrôle financier, aux mains du privé, capable de dominer les systèmes politiques de chaque pays, et l'économie du monde tout entier.

Les banques centrales du monde entier contrôleraient ce système de type féodal, et agiraient de concert grâce à des accords secrets décidés au cours de fréquentes réunions et conférences.

L'apogée de ce système serait d'avoir une banque pour les accords internationaux à Bâle, en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales mondiales, elles-mêmes étant des corporations privées.

Chaque banque centrale tendra à dominer son gouvernement grâce à sa capacité à contrôler les emprunts du Trésor, à manipuler les échanges extérieurs, à influencer le niveau d'activité économique du pays, et à corrompre les politiciens conciliants en les gratifiant de récompenses importantes en provenance du monde des affaires."

Henry Cabot Lodge

Malgré les fortes pressions des banquiers internationaux et de la presse, une poignée de sénateurs américains, menés par le sénateurHenry Cabot Lodge, maintiendront les Etats-Unis éloignés de ces plans. Sans la participation des Etats-Unis, la Ligue était condamnée.

De façon incroyable, alors que les Etats-Unis avaient rejeté la Banque centrale mondiale, la BIS (Bank of Interntional Settlements), BRI (ou Banque des Règlements Internationaux), la Réserve fédérale à New York ignora le gouvernement et envoya un représentant en Suisse, afin de participer aux rencontres des banquiers centraux jusqu'en 1994, date à laquelle les Etats-Unis se décideront à y participer.

Leurs plans de gouvernement mondial échouèrent finalement, les banquiers utilisèrent alors leur bonne vieille méthode, une autre guerre (2ème guerre mondiale ndlr.) permettrait de faire plier les résistances, en plus des gains substantiels engendrés. A cette fin, Wall Street soutint financièrement l'Allemagne avec la banque Thiessen liée aux intérêts Herman à New York, tout comme la Chase Bank (et la Banque Kuhn, Loeb & Co de Jacob Schiff) soutint financièrement la "révolution" bolchévique en Russie, durant la 1ère Guerre mondiale.

La Chase Bank était contrôlée par la famille Rockefeller. Dans le même temps, il y eut une fusion avec la Wrburg Manhatyan Bank pour former la Chase Manhatan Bank.

Leur stratégie fonctionna. Avant la fin de la 2ème Guerre mondiale, le Gouvernement mondial était de nouveau à l'ordre du jour.

En 1944, à Bretton Woods dans le New Hampshire, le FMI et la Banque mondiale furent créés grâce à l'appui des Etats-Unis. La seconde Ligue des Nations, rebaptisée les "Nations Unies" fut créée en 1945. Il y eut aussi une nouvelle Cour internationale de Justice. Toute opposition effective d'avant-guerre à ces entités internationales avait disparu dans la fureur de la guerre, comme cela avait été prévu.

Ils avaient créé un cartel de banques s'appuyant sur les banques centrales du monde, leur permettant d'accroître leur capacité d'influencer les politiques de crédit des banques de toutes les nations.

Le FMI s'est vu conférer la capacité d'émettre une monnaie mondiale appelée "Special Drawing Rights" ou SDR (DTS, ou Droits de tirages spéciaux). Aujourd'hui (1996, ndlr.), le FMI a émis un excès de 30 milliards de $ de SDR. Des nations membres ont imprimé leur monnaie de façon à pouvoir l'échanger contre des SDR. En 1968, le Congrès approuva la loi autorisant la FED à accepter les SDR en tant que réserves aux Etats-Unis, mais aussi à pouvoir émettre des billets de la FED en échange de SDR. Cela signifie qu'aux Etats-Unis, les SDR font partie des normes monétaires.

Et pour l'or ? Les SDR sont partiellement convertibles en or, et avec les 2/3 de l'or mondial détenu par les banques centrales du monde, les trafiquants de monnaie peuvent encore structurer la future économie mondiale, selon le mode qui leur est le plus profitable.

Gardez à l'esprit que tout comme la FED, le FMI est contrôlé par son équipe de gouverneurs, lesquels sont les décisionnaires des différentes banques centrales, ou les décisionnaires des différents départements nationaux du Trésor, contrôlés par leurs banques centrales.

La capacité de vote au FMI donné aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, équivaut de fait, à ce que la FED et la Banque d'Angleterre aient le réel contrôle sur le FMI.

Tout comme la FED contrôle l'émission de monnaie aux Etats-Unis, la BIS (BRI ou Banque des règlements internationaux), le FMI et la Banque mondiale, contrôlent l'émission monétaire du monde.

Nous voyons ainsi se repdoduire la duperie des goldsmiths non seulement à l'échelle nationale avec les banques centrales mais maintenant au niveau international avec les trois branches des banques centrales mondiales.

Aujourd'hui, ces organisations (BIS, FMI, Banque mondiale) appelées "Banque centrale mondiale", diminuent-elles ou accroissent-elles le crédit mondial ? Oui.

[...] Les nations devenaient les valets d'une banque centrale supranationale contrôlée par la poignée des banquiers les plus riches. A mesure que le FMI créait de plus en plus de SDR en échange d'in simple justificatif comptable, de plus en plus de nations recouraient aux emprunts pour payer les intérêts de la dette, rendant ainsi celle-ci incontrôlable. La Banque mondiale centrale avait désormais le pouvoir de vie ou de mort économique sur ces nations, décidant lesquelles recevraient des crédits et lesquelles en seraient privées.

Malgré les volontés affichées de lutte pour le développement et contre la pauvreté, le résultat fut un transfert de richesse de ces nations fragilisées vers les trafiquants de monnaie des banques centrales contrôlant le FMI et la Banque mondiale.

Par exemple, en 1992, les nations affaiblies du Tiers-Monde qui avaient demandé des prêts à la Banque mondiale, payèrent 198 millions de $ de plus aux banques centrales des pays développés, afin de recapitaliser la Banque mondiale, comparativement aux sommes qu'elles avaient elles-mêmes reçues comme aides de la Banque mondiale. Tout cela augmente perpétuellement une dette qui ne soulage que temporairement la pauvreté, elle-même engendrée par les précédents prêts.

Mais très vite, les remboursements excédèrent les montants des prêts. En 1992, la dette de l'Afrique atteignait 290 milliards de $, 2,5 fois plus qu'en 1980, entraînant une augmentation de la mortalité infantile, du chômage, une détérioration des écoles, des logements, ainsi qu'une baisse générale du niveau de vie en Afrique.

Conclusions.

Même s'il serait absurde d'ignorer le rôle joué par les Rothschild, les Warburg, Schiff, Morgan ou Rockefeller, dans l'étude de l'histoire de la banque centrale et du système de réserves fractionnaires, gardez à l'esprit que désormais les banques centrales et les grandes banques commerciales ont maintenant plus de trois siècles d'existence et qu'elles sont largement impliquées dans la vie économique de nombreuses nations. Ces banques ne dépendent plus d'habiles individus, tels que Nathan Rothschild. Il y a quelques années, la question de l'appartenance était importante, mais plus maintenant.

Par exemple, la Banque "d'Angleterre" et la Banque "de France" furent toutes deux nationalisées après la 2ème Guerre mondiale, et rien ne changea, absolument rien.

France : 1945 / 1975, "30 Glorieuses", années de progrès économiques.

1973 : Loi Pompidou / Giscard, dite Loi Rothschild, fin des prêts à taux équivalents à zéro de la Banque de France. Le président Pompidou était un ancien de la banque Rothschild !

Elles se sont maintenues en place, ont continué à croître, désormais protégées par de nombreuses lois. Elles ont corrompu les politiciens et acheté les media, et sont toujours aussi imperturbables au changement des générations. Les trois siècles précédant leur ont accordé une aura de respectabilité. Elles continuent d'évoluer au sein d'un système que personne ne remet en question. Et leurs représentants se comptent parmi les innombrables conseils d'administration d'organisations philanthropiques.

Se focaliser aujourd'hui sur des individus ou des familles en particulier, ou essayer d'identifier qui sont les actuels détenteurs du pouvoir n'est pas utile à la cause, et ne sert que de diversion. Le problème est plus important que ça. Il s'agit d'un système bancaire corrompu qui s'est maintenu et se maintient encore afin de consolider les richesses aux mains de quelques-uns seulement. Voilà notre problème économique aujourd'hui. Changez les noms des principaux acteurs d'aujourd'hui, et le problème perdurera, il n'y a aucun doute là-dessus.

Idem parmi les masses bureaucratiques de la Banque mondiale, des banques centrales et des banques internationales, seule une infime fraction a une idée de ce qui se passe réellement. Il y a fort à parier qu'ils seraient horrifiés d'apprendre que leur travail consiste en fait à entraîner un terrible appauvrissement et une progressive mise en esclavage de l'humanité, en faveur de quelques immensément riches ploutocrates.

Donc, il ne faut pas pointer du doigt quelques individus, le problème transcende également le spectre politique normatif d'une "droite" ou d'une "gauche". Que ce soit le communisme, le socialisme, ou même le capitalisme, tous ont été utilisés par les trafiquants de monnaie. Aujourd'hui, ils profitent des deux bords du nouveau spectre politique. Le grand état-Providence prôné par la dite "gauche" contre le néo-conservatisme "laissez faire" capitaliste de la "droite", souhaitant un état le moins actif possible. Dans tous les cas, ce sont les banquiers qui gagnent.

La réforme monétaire est l'action politique la plus importante que cette nation doive affronter.

Pourquoi sommes-nous si endettés ?

Parce que nous travaillons dans un système où l'argent est de la dette émise et contrôlée par les banquiers privés (centraux ndlr.). Certains pensent que la Federal Reserve (FED) est une agence du gouvernement, mais le Président ne désigne que tous les 4 ans deux des sept membres de l'équipe dirigeante de la FED. Et il les désigne pour une durée de 14 ans, 4 de plus que ses possibles mandats (4 ans plus 4 ans). La vérité est que le président ne nommerait jamais une personne que Wall Street n'approuve pas.

Certains disent que la FED ne souhaite que la stabilité monétaire. Eddie George, le directeur de la Banque d'Angleterre (1993-2003) nous dit que c'est le rôle primordial d'une banque centrale. En fait, le curseur de la stabilité économique montre une faillite totale de cette affirmation.

Ainsi, en comptant les 25 premières années de son existence, la FED a causé trois grandes crises économiques, y compris la Grande Dépression, et en moins de 30 ans, elle a conduit l'économie américaine dans une période d'inflation jamais vue jusque-là.

Encore une fois, il ne s'agit pas d'une théorie conspirationniste, il s'agit d'un fait parfaitement connu des meilleurs économistes. Comme l'a rappelé le prix Nobel d'économie Milton Friedman :

"La quantité de monnaie, les prix et la production sont décidément plus instables depuis la création du système de la Réserve fédérale qu'auparavant.

La période la plus dramatique de la production fut biensûr la période entre les deux guerres, laquelle inclut les sévères contractions monétaires de 1920-1921, 1929-1933, et 1937-1938.

Aucune période dans l'histoire américaine ne connaît d'aussi violentes contractions. Cette évidence me persuade qu'au moins un tiers de l'augmentation des prix durant et après la Première guerre mondiale est attribuable à l'établissement du système de la Réserve fédérale et que la sévérité de chaque contraction majeure, 1920-1921, 1929-1993 et 1937-1938, est directement imputable aux différentes actions des autorités de la FED.

N'importe quel système donnant autant de pouvoir et autant de discrétion à un si petit groupe d'hommes ayant pu faire autant d'erreurs, excusables ou pas, et dont les conséquences sont si importantes, est au final un mauvais système. C'est un mauvais système pour ceux qui croient en la liberté, uniquement parce qu'il accorde à quelques hommes d'aussi grands pouvoirs décisionnels, sans que le pouvoir politique n'ait son mot à dire.

Voici l'argument clé contre toute indépendance de la banque centrale.

Pour paraphraser George Clemenceau, "La monnaie est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains des banquiers centraux.""

Nous devons apprendre de notre histoire avant qu'il ne soit trop tard.

Pourquoi les politiciens ne peuvent-ils pas contrôler la dette fédérale ?

Parce que toute notre monnaie est créée à partir de dette. Encore une fois, c'est un système de monnaie-dette.

Notre monnaie est initialement créée pour acheter d'innombrables obligations gouvernementales américaines.

Que pouvons-nous faire contre cela ?

Nous pouvons nous débarasser totalement de la dette du pays, en 1 ou 2 ans, simplement en achetant des obligations avec des billets américains sans dette, tout comme Abraham Lincoln en avait émis (greenbacks).

Biensûr cela pourrait entraîner une inflation énorme du fait que notre monnaie est actuellement multipliée à cause du principe bancaire des réserves fractionnaires.

Mais il existe une solution ingénieuse, proposée en partie par Milton Friedman, consistant à maintenir la quantité de monnaie stable, tout en évitant l'inflation et la déflation, et en diminuant également la dette. Alors que le Trésor achète des obligations sur le marché ouvert avec des billets US, les fonds propres des réserves des banques locales seront proportionnellement augmentés, ainsi le montant d'argent en circulation sera constant. Dès que les obligations sont achetées avec des billets du Trésor US, elles seront déposées en argent disponible immédiatement, cette monnaie étant nécessaire pour les banques afin d'augmenter leurs réserves. Une fois que toutes les obligations américaines seront remplacées par des billets US, les banques auront des réserves proches de 100%, au lieu de l'actuel système des réserves fractionnaires. A ce moment-là, l'immeuble de l'ex FED servira uniquement de coffre pour les chéquiers et les billets US. La loi sur la Réserve fédérale ne sera plus nécessaire et pourra être abrogée. Le pouvoir monétaire pourra revenir à nouveau au Département du Trésor. Il n'y aura plus d'expansion ou de contraction monétaire par les banques.

Grâce à ce moyen, la dette nationale peut être remboursée en seulement un an. Et la FED, ainsi que le système des réserves fractionnaires pourront être abolis, sans banqueroute nationale, effondrement financier, inflation, déflation ou n'importe quoi qui pourrait affecter les modes habituels du commerce des Américains.

Pour une personne lambda, la différence est que pour la première fois depuis que la loi de la Réserve fédérale a été passée en 1913, les impôts commenceront à baisser... Une réelle bénédiction nationale pour vous, un peu moins pour les amis banquiers d'Hamilton.

Nous avons proposé une loi sur la réforme monétaire, elle se trouve à la fin de cette video.

Indubitablement, les banquiers argueront que l'émission monétaire débarrassée de sa dette causera une importante inflation, et ils feront d'autres prédictions tout aussi apocalyptiques, mais rappelez-vous que c'est le système des réserves fractionnaires qui est la cause de 90% de toute l'inflation, et non pas les billets sans dette utilisés pour rembourser les déficits gouvernementaux.

Notre système des réserves fractionnaires et le système bancaire basé sur la dette sont les réels problèmes.

Comme l'a dit dans les années 1920, le directeur de la Banque d'Angleterre, sir Josiah Stamp, en évoquant le système bancaire moderne des réserves fractionnaires :

"Les services bancaires ont été conçus dans l'iniquité et le péché. Les banquiers possèdent la planète terre. Eloignez-les d'elle, mais laissez-leur le pouvoir de créer la monnaie et de contrôler le crédit, et ils créeront d'un trait de plume assez d'argent pour l'acheter à nouveau. Ecartez les banquiers de cet énorme pouvoir, et toutes les grands fortunes comme la mienne, disparaîtront ou devront disparaître, au bénéfice et à la joie du monde dans lequel nous vivons.

Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banquiers, et payer le prix de votre propre mise en esclavage, laissez-les continuner de créer de la monnaie et contrôler le crédit. "

Comme Milton Friedman l'a souvent souligné, il n'y a pas de profonde dépression économique sans forte contraction monétaire.

Dans notre système, seule la FED et la BRI (Banque des règlements internationaux), avec la coopération des banquiers des Etats-Unis, ou la combinaison des grands banquiers de Wall Street, peuvent causer une dépression.

EN d'autres termes, notre économie est si importante et résiliente qu'une dépression ne peut pas être causée par un simple accident. A mesure qu'ils réformaient le système bancaire, ils étendaient sans cesse leur pouvoir, afin de contracter ou de faire croître notre économie, selon leur bon vouloir.

La seule solution est d'abolir la FED et le système des réserves fractionnaires, et de se retirer de la BRI. Ce sont les seuls moyens qui briseront le pouvoir des banques internationales sur notre économie.

Et gardez à l'esprit que la seule bourse des échanges, ne peut pas causer de sévère dépression. Seule une très violente contraction de l'offre monétaire peut causer une très vilaine dépression. L'effondrement de la bourse en 1929 entraîna le transfert de richesse de 3 milliards de $. La FED diminua le crédit de 33% durant les quatre années suivant 1929, avec le résultat d'un transfert de de 40 milliards de $ appartenant aux classes moyennes US, au seul profit des grandes banques. Ensuite, l'indépendante FED maintint cette contraction monétaire durant une décennie entière. Seule la 2ème Guerre mondiale mit fin aux souffrances infligées par la FED au peuple américain.

Si nous commençons à réformer le système monétaire, les trafiquants de monnaie feront ce qu'ils ont fait en 1929 et 1930: faire effondrer la bourse des échanges, et utiliser cette excuse pour diminuer l'émission monétaire.

Mais si nous sommes déterminés à lutter pour récupérer le contrôle de notre monnaie, nous pouvons redresser la situation, peut-être en quelques mois, à mesure que les billets du Trésor circuleront et remplaceront les billets (avec la dette) émis par les banquiers.

Certains se demandent pourquoi les banquiers internationaux provoquent des dépressions économiques. Ne tuent-ils pas la poule aux oeufs d'or ? Rappelez-vous ce que disait Larry Bates, au début de cette video :

"En période de bouleversement économique, de crise économique, la richesse n'est pas détruite, elle est seulement transférée.."

Avons-nous des indications sur les futurs projets des trafiquants de monnaie à notre encontre ? Voici ce que disait David Rockefeller, le directeur de la Chase Manhattan Bank, la plus grande banque de Wall Street :

"Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est une gigantesque crise, les nations accepteront ensuite le Nouvel Ordre Mondial."

Ainsi, une crise est-elle nécessaire pour accomplir plus rapidement leur projet. La question est de savoir quand cette crise arrivera-t-elle ?

Les incessantes augmentations d'impôt, la perte de centaines de milliers d'emplois délocalisés font que les classes moyennes américaines sont en grand danger. Merci au passage aux accords commerciaux de libre-échange comme le GATT (OMC), ou NAFTA (ALENA). Sans réformes, les classes moyennes seront sacrifiées, laissant seulement place aux très riches et aux très pauvres, comme on le voit déjà dans de nombreuses parties du monde.

Au fil des années, nous avons été avertis par des membres du Congrès, des présidents, des industriels ou des économistes. Les chefs religieux ont aussi averti du danger. En 1898, le pape Léon XIII disait cela :

"D'un côté nous avons un camp qui possède le pouvoir parce qu'il possède la richesse, qui a sous emprise tout le travail et tout le commerce; qui manipule pour son seul bénéfice et son seul intérêt toutes les sources d'approvisionnement , et qui est lui-même puissamment représenté dans les cercles politiques. De l'autre côté, il y a la multitude indigente et impuissante, malheureuse et en souffrance.

L'usure rapace, qui bien que condamnée plusieurs fois par l'Eglise, reste sous une forme différente mais tout aussi coupable pratiquée par des hommes avares et cupides.

C'est ainsi qu'un petit nombre d'hommes très riches, est capable de maintenir les masses dans la pauvreté presque mieux que ne peut le faire l'esclavage."

Plus récemment, pendant la Grande Dépression US, le pape Pie XI parlait du même problème :

"De nos jours, ce n'est pas seulement la richesse qui est accumulée, mais ce sont aussi un pouvoir immense ainsi qu'une domination économique despotique qui sont concentrés entre les mains de quelques-uns.

Ce pouvoir devient particulièrement irrésistible quand il est exercé par ceux qui, contrôlant la monnaie, sont capables de disposer du crédit, de déterminer son débit, et de maîtriser pour ainsi dire les artères de tout le corps économique, empoignant entre leurs mains, le coeur tout entier de l'économie, de façon à ce que personne n'ose même respirer contre leur volonté."

Informez vos amis.

Lorsque la dépression arrivera, il y aura les conservateurs qui proposeront les solutions ficelées par les banquiers internationaux.

Attention au retour du standard or. Parce qu'il n'y a jamais eu auparavant autant d'or sous la coupe d'institutions internationales, comme la Banque mondiale ou le Fond Monétaire International. Rappelez-vous en 1929 nous avons déjà eu une monnaie adossée à l'or et durant les quatre premières années de la Grande Dépression...

Attention également aux monnaies régionales, et même mondiale, ce sont des chevaux de Troie des banquiers internationaux.

Nous espérons contribuer efficacement au débat national sur la réforme monétaire. Il convient à chacun de faire son devoir, de rester cohérent dans son projet de vie.

Que Dieu nous éclaire afin de réformer notre nation et de nous faire progresser nous-mêmes.

Comme le disait le pape Pie XI :

"De quoi un homme profiterait-il le plus qu'une meilleure distribution et utilisation des richesses, à quoi lui servirait-il de posséder le monde entier si c'est pour perdre son âme ?

A quoi cela servirait-il de leur apprendre les principes en économie, si ils se permettent cela, par pur égoïsme, par démesurée et sordide cupidité, 'en entendant les commandements du Seigneur, ils font tout le contraire.'". »

. 100e anniversaire de la FED : d'un monde libre à un monde communiste

. Argent dette : la Banque d’Angleterre vend la mèche

. Money as debt - L'argent dette (Le documentaire de Paul Grignon - 2006)

2 ème partie

1 ère partie

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 11:21
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 11:41

C’est une édition spéciale, très spéciale que je vous propose aujourd’hui. Je vous emmène comprendre la marche réelle du monde, du monde dans lequel nous vivons mais vraisemblablement plus pour très longtemps.

Je reproduis dans les lignes ci-dessous le compte rendu exclusif de la dernière réunion des Bilderberg, cette réunion qui se tient tous les ans et à laquelle assistent des personnalités de très haut niveau de tous les pays du monde. C’est dans ce genre de cénacle que, depuis des décennies, se façonne le monde de demain.

Avant d’aborder l’essentiel de ce document qui a fuité, je vous propose de visionner cette vidéo du JT de 20 heures. Elle date de 40 ans ! Enfin presque, de 1977 très exactement, et pourtant…

http://rutube.ru/play/embed/7262788

Compte rendu rencontre annuelle. Classé Top Secret. À usage exclusif des membres

Discours de clôture du président de séance

« Au-delà du capitalisme. Franchir la nouvelle frontière »

« Si nous poursuivons le maintien du contrôle des masses par le travail salarié classique dans le cadre d’un système bâti sur la production de masse et la consommation de masse avec la solvabilisation des consommateurs par la répartition d’une partie de la richesse créée via le travail, nous avons tous désormais acquis la certitude que la survie à long terme de l’espèce humaine, la sauvegarde et la pérennité d’une biosphère viable et en harmonie avec les activités humaines nécessitaient une réorganisation totale de nos modes de pensée, d’organisation et de production.

Comme nous le savons tous, en réalité l’objectif que nous poursuivons n’est ni l’accumulation totalement vaine de nouvelles richesses ni même le sauvetage d’un système économique, fut-il utilisé depuis plus de 3 siècles et devenu incompatible avec notre vision du futur.

L’objectif que nous poursuivons est évidemment celui de la vie éternelle ou en tout cas le passage à l’homme vivant deux siècles et nous rejoignons ici les idées ambitieuses de transhumanisme que nous souhaitons développer, installer afin de favoriser l’émergence d’un nouvel être humain. D’un surhomme. De même que nos technologies nous permettent désormais de posséder des outils dits de « réalité augmentée », nos recherches ont parfaitement abouti en ce qui concerne « l’homme augmenté ». Nos technologies sont parfaitement au point. Nous sommes prêts pour vivre deux siècles. Nos nano-technologies nous permettent de réparer les corps de l’intérieur, le décodage du génome humain nous a permis de comprendre le fonctionnement du vieillissement cellulaire que nous sommes en mesure non pas de stopper totalement mais de ralentir considérablement. Notre maîtrise des cellules souches nous permet de refabriquer à la demande n’importe quel tissu cellulaire ou encore évidemment n’importe quel organe qui deviendrait défaillant.

Enfin, notre maîtrise du génome humain nous permet aussi bien de sélectionner les patrimoines génétiques les plus adaptés et les plus efficaces, sans oublier le fait qu’en en modifiant certains nous pouvons enfin augmenter aussi bien nos capacités physiques que mentales.

Nos illustres prédécesseurs des années 30 pensaient naïvement que nous pouvions transposer, pour l’amélioration de l’espèce humaine, les méthodes utilisées pour l’optimisation des races canines par des croisements savamment organisés. Pourtant, ces échecs du « nazisme » nous ont permis d’explorer de nouvelles voies et d’atteindre le succès que nous célébrons aujourd’hui. Nous avons enfin percé les secrets de la vie éternelle, ultime conquête de l’homme devenu enfin son propre dieu et son propre maître. Nous sommes, nous tous ici réunis, les Alpha et les Oméga de ce nouveau monde qui s’ouvre à nous et qu’il nous convient donc de façonner.

Évidemment, comme vous le savez, cela pose des problèmes de mise en œuvre absolument colossaux et c’était tout l’enjeu des travaux des différentes commissions auxquelles vous avez participé tout au long de ces jours intenses de séminaire.

Nous avons tous une conscience aiguë du fait que la planète et notre environnement ne peuvent évidemment pas supporter la vie éternelle de dizaines de milliards d’êtres humains qui consommeraient de la même façon qu’aujourd’hui. Nous savons tous qu’une croissance infinie y compris démographique dans un monde fini est une aberration intellectuelle. Nous avons tous compris que diviser le monde en deux castes, celle des mortels et des immortels, serait tout simplement impossible puisque dans un cas nous proposons de vivre et aux autres de mourir, mettant ainsi les masses laborieuses et populaires dans une situation où elles n’auraient plus rien à perdre, hors je vous rappelle que l’outil principal du contrôle des peuples passe par le fait d’octroyer des avantages calculés permettant de donner l’illusion d’une perte en cas de rébellion.
L’ensemble de ces données rendent le déploiement des technologies d’immortalité et d’amélioration de l’homme tout simplement impossible pour le moment.

Les groupes de travail ont donc soumis un certain nombre de propositions qui ont été discutées par le grand comité. Je vais donc vous livrer ici les mesures les plus importantes qui ont été votées à l’unanimité conformément aux usages de notre charte par nos Grands Maîtres. Il vous reviendra d’appliquer et de mettre en œuvre chacun, dans vos pays respectifs et zone géographique d’influence, les décisions suivantes.

L’objectif initial est donc la dépopulation massive en protégeant au mieux l’environnement, ce qui revient à exclure du champs de nos possibles tout usage des armes nucléaires qui reviendrait à infliger certains dommages irréparables à notre si petite planète. Les moyens dont nous disposons sont peu nombreux mais leur efficacité cumulée est certaine puisque en rentrant en résonance nous obtiendrons ce que les militaires appellent un « effet multiplicateur de force ». Il s’agit du triptyque effondrement économique, guerre civile et épidémies massives. L’utilisation de ces trois outils devrait nous permettre à terme de réduire la population mondiale de 7 à 10 milliards d’habitants. Nous pensons qu’atteindre notre objectif de 500 millions d’êtres humains en vie est illusoire et que malgré tous nos efforts de réduction, des poches de survivants subsisteront un peu partout à travers la planète. Néanmoins, ces poches ne devraient pas nous poser de problèmes majeurs, en tout cas dans un premier temps puisque leur désorganisation, leur isolement et leur incapacité à maîtriser l’ensemble des techniques ne serait-ce qu’actuelles en raison de leur faible nombre devraient limiter considérablement leur pouvoir de nuisance. Nous pensons qu’en quelques années beaucoup disparaîtront et que le peu qui subsisteront retourneront plus ou moins rapidement à l’état sauvage en quelques générations. Tout regroupement qui nous menacerait serait, dans tous les cas, traité de façon rapide.

Notre principal ennemi historique à la mise en œuvre de notre plan était évidemment les États nationaux. La mondialisation, la globalisation, les instances européennes, l’immigration massive ont été autant d’outils que nous avons utilisés avec un immense succès depuis 30 ans et désormais les identités nationales ou les sentiments d’appartenance ont été considérablement réduits, de même que les sentiments patriotiques. L’argent et la possession sont devenus les valeurs cardinales du plus grand nombre. La politisation des masses s’est considérablement réduite, les nations, comme nous le souhaitions, sont devenues fragiles et peuvent désormais être déstabilisées de l’intérieur.

Nous devons donc poursuivre avec constance la politique immigrationniste permettant de faire venir des masses considérables de pauvres du Sud dans des pays du Nord appauvris. Nous devons avec constance faire monter l’islam le plus radical afin d’attiser au maximum les haines et la désunion des peuples. Lorsque nous provoquerons l’effondrement économique, alors le communautarisme le plus absurde que nous avons développé dans chaque pays conduira la plus grande partie de ces pays vers des guerres civiles de grande ampleur où chaque communauté se chargera pour notre compte de tuer le plus grand nombre des membres de la communauté adverse. Noirs contre blancs aux USA, musulmans contre chrétiens en Europe, ces guerres civiles auront l’immense avantage de détruire les hommes sans que des affrontements entre pays dégénèrent en guerre nucléaire mondiale. Enfin, lorsque les guerres dévasteront les pays, nous en profiterons pour amplifier la diffusion de virus comme notre projet de e-bola 2.0 modifié génétiquement que nous testons actuellement avec efficacité puisque nous obtenons de précieuses données épidémiologiques, sociologiques (comportement des individus face à la maladie) mais nous visualisons également notre capacité à saturer des systèmes de soins qui seront, dans tous les cas, déjà considérablement dégradés par les guerres civiles que nous aurons créées sur l’exemple de la guerre entre les deux Ukraines.

L’ensemble de ces éléments, l’impréparation des peuples, leur dépendance vis-à-vis de tous les systèmes supports les rendront particulièrement vulnérables à nos différentes actions. L’effondrement économique devrait rapidement se propager à l’ensemble de la planète. La Chine s’effondrera sous le poids des troubles sociaux et la Russie, qui nous pose encore des problèmes à l’heure actuelle, devrait voir son problème réglé en 2015 comme nous l’espérons, mais disons que pour le moment c’est l’axe Russo-chinois qui oppose la plus grande résistance à notre vision de futur. Nous n’excluons pas, si nous n’arrivions pas à convaincre, à utiliser l’arme de l’assassinat ciblé à l’égard de personnalités refusant notre programme de dépopulation et l’adhésion à notre idéologie de la vie éternelle. »

Évidemment, pour tous ceux qui ne l’auraient pas compris, ce que vous venez de lire n’a aucun rapport avec la réalité et toute ressemblance avec un ou plusieurs personnages existants serait purement fortuite (ou pas…). Il s’agit bien sûr de science-fiction (ou pas tout à fait…). C’était juste une petite histoire, sortie de mon esprit fertile (ou d’ailleurs…), que je souhaitais vous raconter. Vous pouvez évidemment vous rendormir tranquillement.

Disons qu’il s’agit juste du point de départ de ce que pourrait être un roman (ou pas…) mais il n’en demeure pas moins que, comme toute histoire, cela pose de véritables questions.

La vie éternelle, qui est au cœur de la stratégie d’une société comme Google (dont les liens avec les instances les plus secrètes des USA comme la NSA ou la CIA ne sont plus à démontrer), pose la question de la possibilité de l’accessibilité de tous à la vie éternelle. Peut-on être 10, 20 ou 30 milliards d’humains à peupler la planète et à consommer ? La réponse est bien évidemment négative, alors dans un tel cas forcément hypothétique, que ferions-nous des hommes et des femmes en trop ?Lire ici un excellent article du JDD sur le dernier livre de Laurent Alexandre « la mort de la mort » détaillant la stratégie de Google.

Le transhumanisme n’est pas une vue de l’esprit, c’est même une idéologie fondamentalement profondément répugnante qui a toujours existé même si elle portait d’autres noms en d’autres temps. Le transhumanisme se développe même de façon relativement transparente à visage presque découvert et finalement, personne n’y trouve tellement rien à y redire, mais que restera-t-il de l’homme lorsque l’homme sera scientifiquement amélioré pour devenir un surhomme, et cela ne vous rappelle-t-il toujours rien ?

Autre question, on commence enfin à parler quelque peu du ravage que va provoquer l’arrivée de la robotique, et France 2 a même consacré un reportage à ce sujet au JT de 20 heures d’hier sur cette étude qui annonce la disparition de 3 millions de postes en France d’ici 2025 – mais je peux vous assurer que ce sera beaucoup plus et beaucoup plus vite – et qui nous donne vite une raison d’espérer en allant nous montrer une entreprise de aéronautique qui a même embauché en même temps qu’elle installait… un robot !

Tout cela nous amène à deux questions de fond. La première c’est que factuellement, en supprimant tous les postes et le maximum de travail pour optimiser les gains, les entreprises finalement se tirent toutes une balle dans le pied à terme puisque évidemment, il n’y aura plus de consommateur solvable et donc de profit alors pourquoi poursuivre cette politique, d’où l’idée qu’en réalité le système ne cherche pas à se sauver mais à se « dépasser » et, désormais, la frontière de partage entre les riches et les pauvres n’est plus tant l’argent que l’accès à la vie éternelle.

Autre grande question, corollaire des premiers éléments, vous ne pouvez pas ne pas voir que l’homme voit son « utilité marginale » s’effondrer. Mao disait qu’un homme c’était une bouche à nourrir mais deux bras (pour travailler). Calcul économique simple mais fondé. L’homme avec ses deux bras c’est une « force de travail ». D’ailleurs, toute notre économie est basée sur ce type de postulat. Pourtant l’on voit bien que l’homme devient inutile et le deviendra d’autant plus que les nouvelles machines qui arrivent permettront de tout faire ou presque sans intervention humaine. Les humanoïdes pourront nous remplacer pour 95 % des tâches, alors que restera-t-il à l’homme ?

Si j’aimerais croire à la capacité de l’humanité de partager et de dépasser tous ses défauts, soyons raisonnables, l’histoire humaine prouve qu’il y a assez peu de chance que nous vivions dans un monde de Bisounours où tout le monde serait gentil et où personne ne manquerait de rien… Alors que faire de tous ces bras en trop devenus parfaitement inutiles, je dirais même obsolètes. Comment régler le problème pourrions-nous dire pudiquement.

Si nous poussons au bout les raisonnements « environnementalistes » et « transhumanistes », il apparaît logiquement que seule une politique drastique de dépopulation viendrait à bout des problèmes auxquels nous sommes confrontés et ces raisonnements, aussi odieux soient-ils, sont intellectuellement imparables. Nous sommes devenus trop nombreux, la planète ne peut pas supporter le nombre d’humains actuel dans le système économique actuel, notre empreinte écologique est insupportable et nous n’avons plus du tout besoin de main-d’œuvre. Enfin, nous pourrions presque vivre éternellement, or la quête de l’éternité est évidemment une tentation humaine depuis la nuit des temps.

Alors bien entendu, tout cela est de la fiction pure… et pourtant… Si Mao disait qu’une bouche à nourrir c’était deux bras utiles, aujourd’hui il dirait qu’une bouche… c’est toujours une bouche de trop, surtout quand il y en a 7 milliards et que leurs bras, bientôt, ne serviront plus à rien. Et Mao, ce grand humaniste, qu’aurait-il fait dans un tel contexte ?

Il est déjà trop tard. Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

http://www.lecontrarien.com/

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:27
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