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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 09:16

Le rapport parlementaire sur le financement des syndicats, présenté par le député Perruchot (Nouveau Centre) et censuré par la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale pour la première fois depuis les débuts de la Ve République, est enfin disponible sur Internet.

Il peut être consulté sur le site : http://www.lepoint.fr/economie/argent-des-syndicats-le-rapport-interdit-16-02-2012-1431943_28.php

Tout avait pourtant été mis en œuvre pour que le contenu en soit tenu secret : et pour cause ! Le rapport dévoile les nombreuses combines qui permettent de financer avec l’argent publique, c’est-à-dire celui des contribuables, les organisations professionnelles salariales et patronales : détachements de permanents syndicaux rémunérés par l’Etat, emplois fictifs, mises à disposition de personnels et de locaux, subventions multiples (par exemple aux Comités d’entreprise), mise en coupe réglée de la formation professionnelle et des organismes sociaux au nom du paritarisme. Le tout au bénéfice des syndicats les moins représentatifs d’Europe puisque 8 % des salariés seulement sont syndiqués – et moins de 6 % dans le secteur privé.

La volonté de l’Etat de fonctionnariser le syndicalisme français apparaît clairement à la lecture du rapport. Les organisations patronales ne sont pas mieux traitées : finalement tous les acteurs du système, Etat, patronat et syndicats, s’entendent sur le dos des Français.

C’est cela qu’il fallait cacher à tout prix à la population ; car comment les politiques et les organismes sociaux oseront-ils désormais reprocher aux médecins et aux malades d’assécher les caisses de la Sécurité sociale ? Comment pourront-ils mettre en place de nouvelles mesures de restriction pour soi-disant « sauver nos retraites » ? Comment les syndicats auront-ils encore le front de prétendre que l’Education nationale manque d’enseignants ?

Les Français leur répondront à tous de commencer par nettoyer les écuries d’Augias, autrement dit de balayer devant leur porte. S’il faut une réforme, commençons par celle du paritarisme. Commençons par instaurer un contrôle indépendant de l’Etat (puisqu’il est complice) sur les organismes de Sécurité sociale, maladie, familles et retraites. Commençons par revoir de fond en comble le fonctionnement de la Formation professionnelle.

Le sujet est si chaud que le président de l’Assemblée nationale, l’UMP Bernard Accoyer, avait menacé d’un an de prison et de 15 000 euros d’amendes quiconque serait assez hardi pour dévoiler le contenu du rapport. L’hebdomadaire Le Point a passé outre l’oukaze et la menace, et fait son métier. Nous allons bien voir si le système osera sévir contre des journalistes coupables d’avoir rempli leur mission en informant les Français de ce que le pouvoir voulait leur cacher à tout prix : l’usage que font de leur argent ceux qui sont supposés les représenter à tous les échelons, politiques et syndicaux.

Quant à M. Accoyer, il faut espérer que les électeurs lui feront très bientôt comprendre qu’ils n’aiment pas être pris pour des veaux.

Pierre Menou

 

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Published by over - dans ECONOMIE
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commentaires

Forex 19/04/2012 10:03

Je suis d'accord avec la plupart de votre idée. Merci

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