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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 17:19

                  Hongrie: note de crédit sacrifiée à la politique du gouvernement

 

Ne l’appelez plus « République de Hongrie » : sa nouvelle Constitution est entrée en vigueur dimanche et elle est devenue, tout simplement la Hongrie. Une patrie, cela existe indépendamment de sa forme politique.

La Hongrie, donc, est devenue par la volonté des deux tiers de son Parlement un Etat qui fait référence explicite à Dieu dans sa Constitution. « Dieu bénisse les Hongrois » dit-elle – et ce n’est rien à côté de son long préambule qui rattache le pays à ses racines et à son identité chrétienne, un cri de fierté (traduit intégralement sur mon blog le 19 avril dernier).

 

« Nous sommes fiers de ce que notre roi saint Etienne ait établi l’Etat hongrois sur des fondations fermes il y a mille ans, et qu’il ait fait de notre pays une partie de l’Europe chrétienne. »

 

La nouvelle Constitution affirme solennellement l’humanité de l’embryon dès la conception :

 

« La dignité humaine est inviolable. Chacun a droit à la vie et à la vie humaine, la vie du fœtus sera protégée depuis la conception. Les pratiques eugénistes visant la sélection des personnes, transformant le corps humain et ses parties en source de profit, et le clonage reproductif des êtres humains sont interdits. »

 

Mais elle réserve également le mariage à « un homme et une femme », elle protège la famille, la propriété, l’héritage, soutient la natalité. Et tout en affirmant l’indépendance des Eglises, elle précise : « L’Etat coopérera avec les Eglises dans la poursuite d’objectifs au bénéfice de la communauté. »

 

Et, non moins important, elle impute la responsabilité des crimes du communisme jusqu’en 1989… aux dirigeants communistes tels qu’ils se sont ressuscités dans le « parti socialiste ».

 

On parle beaucoup d’objectifs « personnels » du Premier ministre Viktor Orban, qui verrouille le pouvoir de son parti, met les médias au pas et concrétise ses vues sur des territoires perdus au début du XXe siècle. Mais quoi qu’il en soit c’est une Constitution qui s’inscrit clairement dans la reconnaissance de la loi naturelle.

 

Preuve que même au sein de l’Union européenne, on peut affirmer avec indépendance et souveraineté des vérités à contre-courant…

 

Oui, mais cela n’ira pas sans difficultés. Orban est accusé d’« isoler » son pays au sein de l’Union, face aux Etats-Unis et au FMI dont il a pourtant eu grand besoin dans des passes économiques très difficiles. C’est pourquoi Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge et président des Libéraux au Parlement européen, considère la nouvelle Constitution comme le « cheval de Troie d’un système politique plus autoritaire fondé sur la perpétuation du pouvoir d’un seul parti ».

 

Comme si l’Union européenne, union soviétoïde d’un genre nouveau, n’était pas en train de confisquer les droits des peuples d’une manière à la fois plus radicale et plus insidieuse ! Comme si un pays qui a vécu pendant des décennies sous la botte communiste n’avait pas le droit de choisir de rompre aussi définitivement que possible avec cette tyrannie effrayante ! Hilary Clinton s’est inquiétée de « l’état de la démocratie » en Hongrie, parce que face à l’idéologie, la volonté de la majorité n’a strictement aucune importance.

 

 

Viktor Orban continue de l’affirmer, cette souveraineté, en refusant de se soumettre à Bruxelles sur la question de la banque centrale : celle-ci se doit d’être « indépendante », selon les exigences de la Commission. Vendredi dernier, la réforme de la Banque centrale adoptée a fait passer de deux à trois le nombre d’adjoints du président et retire à celui-ci la prérogative de les choisir, au profit du chef du gouvernement. Le conseil monétaire de la Banque centrale passera de sept à neuf personnes, ses deux membres extérieurs supplémentaires étant, comme quatre autres, nommés par le Parlement, donc par le Fidesz.  

Bien entendu, Bruxelles a mis en garde la Hongrie contre l’ensemble de sa Constitution que la Commission entend « évaluer », particulièrement irritée à cause du chapitre sur les crimes communistes, de l’adoption d’une nouvelle loi qui réduit d’environ 300 à 14 les communautés bénéficiant de subventions publiques au profit de religions historiques comme le catholicisme, les nouvelles devant se faire agréer par le Parlement, et de l’exigence d’une majorité des deux tiers au Parlement pour instituer de nouvelles taxes.

 

Voilà donc la Hongrie sous surveillance, et susceptible d’être sanctionnée.

 

En attendant, elle fait preuve d’une belle vigueur. 

JEANNE SMITS

lu dans le Monde:

Dénoncé par l’opposition de gauche et écologiste et par de nombreux mouvements de la société civile comme “un autocrate” faisant fi des critiques de l’Union européenne (UE) quant à la compatibilité de ces lois avec le droit communautaire et des inquiétudes de Washington sur la démocratie dans son pays, Viktor Orban fait front, remodelant en dix-huit mois la Hongrie à son image.

Ainsi, dans la nouvelle Constitution, l’appellation “République de Hongrie” disparaît au profit de la seule “Hongrie”. Par ailleurs, une référence explicite à Dieu (“Dieu bénisse les Hongrois”) y est désormais inscrite.

Fort au Parlement de la majorité des deux tiers de son parti conservateur, le Fidesz, Viktor Orban a donné à une série de lois une valeur constitutionnelle, qui ne pourront donc être modifiées que par une majorité des deux tiers des députés. Or, une telle majorité semble à l’avenir hors de portée pour un gouvernement issu de l’opposition.

APPAREIL D’ÉTAT VERROUILLÉ

Il en est ainsi de la loi sur la stabilité financière, qui inscrit dans le marbre le taux unique de 16 % de l’impôt sur le revenu. Cette mesure lie les mains d’un futur gouvernement, y compris en matière budgétaire, rendant très difficile l’instauration de mesures fiscales urgentes.

Sans oublier l’installation à tous les postes de responsabilité de l’appareil d’Etat, notamment dans les secteurs de l’économie, de la police, de la justice et de l’armée de proches de Viktor Orban, dont beaucoup disposent d’un mandat de neuf ou douze ans. Un futur gouvernement d’une autre couleur politique sera par conséquent confronté à un appareil d’Etat hostile, entièrement aux mains du Fidesz.

Dans le domaine politique, la Constitution rend rétroactivement “responsables des crimes communistes” commis jusqu’en 1989 les dirigeants de l’actuel Parti socialiste (ex-communiste), ce qui a poussé ces derniers à dénoncer “la mise en place d’une dictature”. Côté religion, elle réduit d’environ trois cents à quatorze les communautés bénéficiant de subventions publiques.

La nouvelle Constitution touche également la vie privée en décrétant que l’embryon est un être humain dès le début de la grossesse, ce qui fait peser des craintes sur l’accès des Hongroises à l’avortement. De même, le texte stipule que le mariage ne peut avoir lieu qu’entre un homme et une femme, excluant ainsi les mariages homosexuels.

POLITIQUE ÉCONOMIQUE “NON ORTHODOXE”

Outre ces lois restrictives, Viktor Orban a aussi mis au pas les médias publics, avec des licenciements massifs ou la mise en préretraite de journalistes indociles, en dépit d’une grève de la faim de plusieurs d’entre eux, aussitôt licenciés. Et Klubradio, seule radio d’opposition, a perdu sa fréquence.

Cet arsenal est déployé sur fond d’une politique économique “non orthodoxe”, qui a fait plonger la devise hongroise, le forint, de plus de 20 % par rapport à l’euro au cours des trois derniers mois, tandis que les taux d’intérêt des obligations d’Etat frôlent les 10 %.

La chute du forint a donné lieu à une augmentation de la dette publique. Celle-ci a atteint 82,6 % du produit intérieur brut (PIB), un plus haut depuis 1995 et une hausse par rapport aux 76,7 % enregistrés fin juin, a indiqué lundi la banque centrale hongroise (MNB) dans un rapport.

M. Orban avait pourtant fait de la baisse de la dette publique son cheval de bataille. Fin juin, il avait annoncé personnellement la baisse de la dette hongroise de 81 % à 77 % du PIB. Il envisageait une deuxième baisse de 77 % à 74 % en novembre et veut ramener le déficit à 60 % pour 2014 et à 50 % pour 2016. Ce dernier chiffre est par ailleurs inscrit dans la nouvelle Constitution.

Lire l’éclairage “Viktor Orban accélère le pas pour ‘renationaliser’ l’économie hongroise”

Après avoir boudé le Fonds monétaire international (FMI), Viktor Orban a dû l’appeler au secours, mais l’UE et le FMI ont suspendu les négociations en raison de la réforme de la banque centrale qui risque de réduire l’indépendance de l’institution.

Des manifestations massives sont prévues, dans la journée, en Hongrie pour dénoncer ce nouveau régime qui isole le pays sur la scène internationale et dont l’autoritarisme inquiète de plus en plus.

Le Monde

 

lu dans le Figaro:

La nouvelle constitution hongroise ne plaît pas aux tenants du Nouvel Ordre Mondial. Adoptée en avril grâce à la majorité des deux-tiers dont jouit au Parlement le parti Fidesz de Viktor Orban et entrée en vigueur au 1er janvier 2012, la nouvelle constitution a supprimé l'appellation "République de Hongrie" pour "la Hongrie"... Blasphème impardonnable pour les ZOGcidentaux. 

 

La nouvelle constitution indique: « Dieu bénisse les Hongrois », son préambule rattache le pays à ses racines et à son identité chrétienne, un cri de fierté : « Nous sommes fiers de ce que notre roi saint Etienne ait établi l’Etat hongrois sur des fondations fermes il y a mille ans, et qu’il ait fait de notre pays une partie de l’Europe chrétienne. » Elle affirme solennellement l’humanité de l’embryon dès la conception et réserve le mariage à « un homme et une femme ». Elle protège la famille, la propriété, l’héritage, soutient la natalité. Elle impute la responsabilité des crimes du communisme jusqu’en 1989… aux dirigeants communistes tels qu’ils se sont ressuscités dans le « parti socialiste ». La Banque centrale hongroise est mise sous tutelle du gouvernement (France culture, "l’Invité des matins", 3.01.2012). 

 

Orban est bien évidemment accusé par les Nouvel ordre mondialistes d’« isoler » son pays au sein de l’Union, face aux Etats-Unis et au FMI dont il a pourtant eu grand besoin dans des passes économiques très difficiles. Hilary Clinton s’est inquiétée de « l’état de la démocratie » en Hongrie. Bruxelles a naturellement mis en garde la Hongrie contre l’ensemble de sa Constitution que la Commission entend « évaluer », particulièrement irritée à cause du chapitre sur les crimes communistes et de l'adoption d'une nouvelle loi qui réduit de 300 à 14 les communautés bénéficiant de subventions publiques au profit de religions historiques, comme le catholicisme.

 

La nouvelle constitution a donc immédiatement suscité les foudres de l'Union européenne, du chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, du Fonds monétaire international et de nombreuses organisations non-gouvernementales... Voilà les démocrates ! Des "dizaines de milliers de citoyens" sans aucun doute soutenus et financés par les banksters, Georges Soros et consorts, se seraient mobilisés lundi soir à Budapest "pour protester contre la nouvelle constitution, jugée liberticide, élaborée par le premier ministre conservateur." (1)  

(1) http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/03/01003-20120103ARTFIG00300-les-hongrois-manifestent-en-masse-contre-viktor-orban.php

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